L’agitation de New-York ou la quiétude de Boston?

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Avant de ne commencer cet article, je tenais à remercier de tout mon coeur Marie-Josée, qui a gagné le livre « Quilter comme on aime » lors du tirage au sort, pour ce joli présent qu’elle m’a envoyé, confectionné par ses soins. J’en suis très touchée! 

 

 New-York

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New-York vue de l’Empire State Building

Me voici rentrée de mon « aventure américaine », la tête pleine de souvenirs inoubliables et prête à vous en faire un joli compte-rendu. Nous avons encore un peu de mal à nous remettre du décalage horaire San-Francisco-Lyon qui est de neuf heures. Je me demande comment font toutes ces personnes qui voyagent souvent à l’étranger pour des raisons professionnelles, pour tenir le rythme sans être exténuées de fatigue. Toutefois, nous avons commencé avec un décalage horaire beaucoup plus léger parce que notre voyage débutait à New-York. Il y aurait tant à dire sur New-York. Pourtant, au risque de vous surprendre, moi qui vous disais avoir adoré cette ville il y a 10 ans, le mot qui me vient à l’esprit aujourd’hui c’est « déception « . Sans doute la première fois ai-je vu cette ville sous son meilleur jour car c’était à la fin de l’automne et avec les yeux d’une trentenaire. Mais au mois d’août et la maturité aidant, mes impressions sont différentes. New-York en été est une ville qui attire beaucoup de touristes, les trottoirs sont très sales, les commerçants souvent antipathiques et pressés.  ‎Hormis les vêtements (un jean Levis coûte moins de 70 dollars), tout est horriblement cher. Un exemple féminin typique – pardon messieurs! – une boîte de Tampax coûte en moyenne 11 dollars…et un paquet de cookies entre 4 et 7 dollars! Il faut aussi savoir que tous les prix sont affichés sans les taxes partout dans le pays ; à nous donc, touristes, de faire le calcul, sachant que les taux des taxes sont différents selon les Etats. De plus, il y a beaucoup de SDF partout dans la ville, reflet d’une société qui laisse peu de place à ceux qui manquent de chance ou qui n’ont plus le courage de se battre. 

Bien, le décor est planté et vous comprendrez aisément que New-York ne fait désormais plus partie de mes villes préférées. Pourtant, il faut aussi parvenir à voir les atouts de cette ville. ‎ Central Park est un vrai poumon de verdure et il faut être bon marcheur pour en faire le tour. De là, vous pouvez y admirer l’architecture des buildings où l’ancien côtoie le moderne avec beaucoup d’élégance.
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Buildings New-Yorkais vus de Central Park

Buildings New-Yorkais vus de Central Park

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Nombre de New-Yorkais sont très sportifs et nous avons eu la bonne surprise de découvrir ce samedi matin là que Park Avenue était fermée aux véhicules pour laisser la place aux coureurs, marcheurs et cyclistes. Après l’agitation de la semaine, voir cette avenue sous cet aspect fut bien agréable.
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Park Avenue réservée ce matin là aux promeneurs et joggeurs

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Il y a aussi des choses qui ne cesseront de m’impressionner telles les vues que nous pouvons avoir de la ville de deux endroits différents : de l’Empire State Building bien sûr mais aussi, du ferry qui rentre de Staten Island, après une apaisante ballade maritime, lorsque les buildings se rapprochent peu à peu de vous. 
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Vue sur New-York du ferry de Staten Island

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Revoir Grand Central Terminal ne m’a pas déçue non plus. Découvrir ou redécouvrir le gigantisme de cette gare et sa magnifique voûte céleste ne peux laisser indifférent les promeneurs. 
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Grand Central Terminal, au coeur de Manhattan

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La voûte de la gare (photo : Patrick)

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Et le patchwork dans tout cela me direz-vous? Il est évident que j’ai cherché un quiltshop à proximité et la bonne étoile des quilteuses était avec moi puisque le « City Quilteur » se trouvait à environ 500 mètres de notre hôtel. J’ai donc pu flâner très longuement dans ses rayons et tout observer. Je déplore là aussi l’accueil un peu froid mais j’ai malgré tout acheté un lot assez conséquent de fat quarters avec lesquels je confectionnerai un plaid pour mon salon lorsque mes ouvrages en cours seront terminés.
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Boston

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Nous avons presque été soulagés de quitter l’exténuante New-York pour la quiétude de la Nouvelle-Angleterre. Nous avons donc pris un train pour Boston et peu à peu, les buildings ont laissé la place aux belles maisons aux bardages de bois et aux petits ports de pêche tranquilles. Fraîchement débarqués à Boston, nous en avons admiré l’architecture bien différente.
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Beacon street

 
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 l’ambiance est comme calme et apaisante. Nous n’avons pas ce ‎sentiment d’oppression ressenti à New-York dû, probablement, à la hauteur vertigineuse des buildings. Ils sont moins hauts et moins nombreux ici et l’architecture dominante est celle de l’époque Victorienne.
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Parc « The Boston Common »

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Hormis quelques endroits, la ville est propre et les gens souriants. Boston est une ville comparable à la vieille Europe, beaucoup de jolis quartiers résidentiels de briques rouges qui lui donne un charme bien particulier. Dowton (le centre ville) n’est pas très grand et nous pouvons en faire le tour en une bonne journée de marche, tout au plus. Le  parc de la ville, est charmant et reposant. Nous déplorons les craquettements des faux grillons pré-enregitrés sur une bande son. Petit tour par Harvard, par Arcon street, l’une des rues les plus photographiée aux USA, petits apéritifs et clam chouder pendant nos soirées, pris au Seaport district, sur le Long Wharf.
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.Campus de Harvard
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Acorn Street

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Clam Chowder

Dans le joli quartier de Beacon Hill, nous achetons des limonades rafraîchissantes à trois charmantes petites filles et je trouve cela très attendrissant, une jolie façon de se faire un peu d’argent de poche.
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Une pause fraîcheur bien appréciée

Nous pénétrons dans la Boston Library et j’aimerai avoir suffisament de temps devant moi afin de m’installer à une table pour la journée et dénicher des livres sur la société américaine et les consulter. Mais le temps nous est compté helas
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Boston Public Library

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Son escalier

 

Sa superbe salle d'étude

Sa superbe salle d’étude

D’une manière générale, il se dégage de Boston une grande quiétude et une ambiance très studieuse digne d’une ville juxtant ‎celle de Cambridge qui possède deux universités prestigieuses : Harvard, dont sont issues nombre de personnalités (Barack Obama, Matt Damon, Natalie Portman, Jacques Chirac….) et le Massachusetts  Institute of Technology.
Un dernier tour par la Charles River et nous quittons Boston pour continuer notre périple toujours plus au Nord de la Nouvelle-Angleterre.
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Charles River

 
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Les Duck Tours : sur route……

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et sur l’eau !

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Je vous donne rendez-vous
mardi prochain,
en Nouvelle-Angleterre.
N@tacha Ramora

Décollage imminent

A l’heure où vous lirez ces lignes, je m’apprêterai à vivre un grand et beau périple avec mon compagnon. Ce premier voyage ensemble sera, je l’espère, le premier d’une longue liste.

Bien sûr, beaucoup d’entre vous ont deviné que ce sont les Etats-Unis que nous visiterons. Cela coulait de source, évidemment… Je suis fascinée par ce pays depuis toute petite et je crois sincèrement que je pourrai y vivre, même si je pense que j’aurai beaucoup de mal à choisir entre de nombreux Etats, tant chacun est riche en paysages superbes, en art de vivre, en culture culinaire variée et en nombreuses boutiques de patch dont certaines ont des programmes de stages et des situations géographiques qui me font rêver.

Nous sommes d’ailleurs légion, nous, les quilteuses, à aimer les USA pour ce qu’ils représentent en terme de patchwork et à  ambitionner parfois de  courir, un jour,  les quiltshops américains. Pourtant, ce voyage-ci ne tournera pas autour du patchwork, même si certaines visites sur ce thème seront incontournables. Je vous emmène avec moi?  Let’s go !

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Central park

La première étape sera New-York, fantastique mégalopole qui compte aujourd’hui plus de 8 millions d’habitants. Je m’y suis déjà rendue il y a 10 ans exactement, mais à reculons! Et pourtant….pourtant, je suis tombée sous le charme de cette ville grandiose où les buildings nous font nous sentir si petits. J’avais particulièrement aimé Grand Central Station, gare qui figure dans beaucoup de films se déroulant à New-york et à son petit stand de merveilleuses pâtisseries juste sous l’escalier central. J’ai choisi cette photo, car, lorsque l’on se trouve dans Central Park, on peut admirer toute l’architecture de la ville, les buildings modernes qui côtoient les immeubles néogothiques.

 

Puis nous prendrons un train pour l’attachante et pittoresque Boston qui possède encore des vestiges de la ville coloniale qu’elle fut avec de nombreux édifices de cette époque, bordés, pour certains par des réverbères à gaz. Avec la croissance économique du 19ème siècle, la ville s’est étendue grâce au  comblement et l’assèchement des marécages, tel dans le quartier de Back Bay.

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Le quartier de Back Bay. Source : placesonline.fr

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Nul doute que nous serons sous le charme de la capitale du Massachusetts où les quartiers résidentiels s’apparentent au Vieux Monde.

A quarante-cinq minutes au nord de Boston, l’étape obligatoire sera bien sûr Lowell. Depuis de nombreuses années, cette petite ville, qui se trouve dans le même Etat que Boston, possède un Muséum du quilt très réputé et qui m’a été chaudement recommandé par Murielle Duval    ( https://lesfilsdesoiedesm.wordpress.com/ )   mais aussi par Jacques Légeret, spécialiste de la Communauté Amish et collectionneur de quilts (lire son interview   ici : https://chroniquepatchwork.com/tag/jacques-legeret/)

Ce petit détour était  incontournable et je vous promets une chronique dans quelques temps pour vous faire partager ma visite.

http://www.nequiltmuseum.org

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Nous en profiterons pour découvrir les paysages de Nouvelle-Angleterre le long de la côte qui relie Boston à Portland où nous ferons une petite escale de deux jours pour profiter de la douceur de vivre.

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Après cette pause maritime, nous retournerons vers l’aéroport de Boston afin de prendre un avion pour « Windy city » (la ville qui « brasse du vent »), théâtre du crime organisé au temps d’Al Capone et d’Eliot Ness. Je veux bien sûr parler de Chicago, qui parvient aujourd’hui à se défaire de sa mauvaise réputation pour laisser la place à l’image d’une « capitale mondiale de l’architecture moderne ». J’ai hâte de pouvoir parcourir les rives du lac Michigan et de pouvoir me balader dans les allées du Millénium Park ou encore de monter dans la ligne aérienne de métro (la ligne Brown ) pour avoir le sentiment de frôler les buildings.

Pourtant, si nous nous rendons à Chicago, en plus de belles visites en perspective, c’est aussi pour une raison bien particulière. Il y a un an, je suis tombée par hasard sur un reportage de TF1 dans le journal télévisé qui m’a laissée sous le charme! Il s’agissait de découvrir les vastes étendues américaines durant presque trois jours dans le mythique train Zephir, qui possède des wagons panoramiques afin d’admirer les paysages qui s’offrent à nous. Le train part de Chicago pour rejoindre San Francisco (Emeryville) et non pas Sacramento comme il est dit dans le reportage. Montagnes Rocheuses, Sierra Nevada, Canyons de Gore, Byers et Glenwood, Donner Lake : 7 états traversés et autant de panoramas différents et fantastiques à vous couper le souffle. Vous comprendrez aisément qu’en voyant ce reportage et  me documentant ensuite, j’ai tenu absolument à vivre cette expérience, qui j’en suis sûre, nous laissera un souvenir inoubliable. Je vous conseille vivement de visionner le fameux reportage de TF1 (3 petites minutes) qui m’a donné envie de prendre mon billet, en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://lci.tf1.fr/jt-20h/videos/2015/explorer-les-vastes-etendues-americaines-en-train-8637345.html

Enfin, la dernière étape sera San Francisco, que j’ai déjà visité il y a dix ans également et que j’avais beaucoup aimé, ne serait-ce que pour prendre à nouveau le Câble-Car et sentir cette surprenante odeur de bois brulé durant le freinage. Cette fois-çi, j’espère vraiment me rendre dans le quartier de Russian Hill, à la recherche de Barbary Lane (ou plutôt, en réalité, Macondray Lane) ,  lieu qui a inspiré Armistead Maupin pour écrire ses « Chroniques de San Francisco », dont j’ai dû lire au moins trois fois chacun des volumes depuis 15 ans!  Celles et ceux parmi vous qui ont aimé cette série comprendrons, j’en suis sûre, ma démarche. ;-) 

Et si je n’oublie pas de mettre dans ma valise quelques guides touristiques, j’y glisse aussi mon ouvrage du moment qui occupera sans doute notre fabuleuse traversée de l’Ouest américain dan le train Zéphir : un chemin de table hexagones trouvé dans un très tendre ouvrage de Trini Bake, créatrice scandinave. Tous mes hexagones sont prêts, je vais devoir maintenant les assembler.

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chemin de table hexagones

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Je vous dis à très vite chers lectrices et lecteurs. Je m’excuse par avance car je répondrai probablement avec beaucoup de retard à vos commentaires. Un océan nous séparera quelques semaines…….

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@ bientôt,

Natacha Ramora

 

 

 

Tarte aux pêches, pâte sablée maison

Ces derniers jours, j’ai été plutôt absente de mon blog. Il faut bien avouer que malgré une petite semaine de vacances, je n’ai pas eu une minute, ni pour moi, ni pour mes chroniques. Toutefois, le rythme du blog est toujours un peu plus lent l’été car beaucoup d’entre vous sont en vacances, alors je prends mon temps moi aussi. Aujourd’hui, je vous propose une petite recette de saison qui ravira les gourmands. Puis, mardi prochain, le 2 août donc, je posterai une ultime chronique avant de faire une pause estivale jusqu’au 30 août et ce en raison d’un joli voyage que nous allons faire, mon compagnon et moi-même. Par conséquent, la semaine prochaine, je vous emmènerai virtuellement dans mon escapade pour vous retracer le joli périple que nous allons vivre, direction……….

Tiens d’ailleurs, maintenant que vous me connaissez bien, où pensez-vous que je puisse partir? Quel est ce pays qui me fait tant rêver et dont je vous parle souvent? Voyons si certaines ou certains d’entre-vous trouvent la réponse à cette devinette.

 

Mais revenons à notre recette. Quoi  de meilleur qu’une bonne tarte aux pêches avec une pâte faite maison ? Certes, nous trouvons aujourd’hui dans le commerce de bonnes pâtes sablées qui valent parfois le change. Toutefois, prendre le temps de confectionner avec amour et patience une pâte sablée maison donnera à votre tarte une saveur particulière au goût de l’enfance.

 

INGREDIENTS

250 g de farine

125 g de sucre semoule

1 sachet de sucre vanillé

1 œuf

100 g de beurre mou (mais non fondu) pour la pâte

1 pincée de sel

Poudre de vanille ou zeste de citron selon votre envie

1 kg de pêches bien fermes

Sucre brun à saupoudrer selon le goût

Quelques morceaux de beurre

 

 

LA RECETTE

 

Dans un saladier, mettre votre farine, faire un puits au centre et y rajouter les autres ingrédients. Malaxez le tout afin d’obtenir une pâte homogène et rajouter un peu de farine si nécessaire afin que la pâte ne colle pas aux doigts.

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Etalez ensuite la pâte au rouleau, le conseil étant de le faire directement sur du papier sulfurisé que vous glisserez ensuite dans votre plat à tarte. Vous pouvez choisir, à la place,  de beurrer et fariner votre plat et de glisser la pâte à même le plat mais je ne vous cache pas que cette opération est plutôt complexe !

Pelez les pêches et coupez-les en quartiers que vous disposerez dans votre plat. Recouvrez-les de quelques petits morceaux de beurre et saupoudrer votre tarte de sucre brun.

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Enfournez pour 35 minutes puis dégustez-la tiède ou froide. C’est encore meilleur avec une petite boule de glace à la vanille. Bon appétit !

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photo empruntée à cuisinebichette.canalblog.com

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quilter comme on aimeAvant de refermer cet article, une fois n’est pas coutume, je voudrais pousser un petit coup de gueule. Comme vous le savez, nous avons eu deux gagnantes lors du tirage au sort d’anniversaire de mon blog : Marie-José d’Avignon qui a gagné le livre « Quilter comme on aime » et Marie-Thérèse de Saint-Maurice de Beynost qui a un lot de consolation dont je garde le secret pour le moment. Les lots sont partis depuis plus d’une semaine maintenant sous enveloppes à bulles au tarif rapide. Ils devaient donc, d’après la poste, arriver le lendemain. A ce jour, les colis n’ont pas été remis. Je suis allée voir le bureau de poste d’où sont parties les lettres et je me suis entendu rétorquer qu’il ne fallait pas s’affoler et que j’aurai dû prendre des lettres suivies pour être sûre que cela arrive. Cela veut donc dire que j’ai payé une somme pour un service qui, à ce jour, n’a pas été honoré.

Cette mentalité m’attriste un peu….

Mardi 26 juillet, 22h : Marie-José me dit avoir reçu son colis! Enfin! Il n’empêche que je ne suis quand même pas satisfaite des services postaux…

 

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à mardi prochain pour une petite escapade

que j’espère bien sympathique pour vous.

N@tacha Ramora

Du nouveau à l’Atelier des abcdaires et tirage au sort!!

Je voudrais tout d’abord rassurer toutes les clientes de l’Atelier des Abcdaires ainsi que les patcheuses qui suivent de près l’actualité de nos si chères boutiques. Sous peu, vous trouverez votre magasin rideau baissé avec peut-être une petite pancarte qui vous donnera rendez-vous d’une manière différente. Alors oui chères clientes, fidèles ou de passage, Lyonnaises ou Rhônalpines, pas d’inquiétude! Si la boutique de Lyon ferme ses portes, c’est pour mieux vous retrouver dans quelques semaines sur les salons et virtuellement aussi sur son site internet. La formule change pour se transformer en studio design mais la motivation et l’envie de vous rencontrer restent les mêmes dans l’équipe! Je vous raconterai cela plus en détail à la rentrée de septembre. Je vous parlerai de la nouvelle vie de Véronique et du challenge novateur de Bénédicte et Laurent, assistés d’Hortense.

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Vous ne connaissez pas Hortense?! Pimpante, elle ne pourra que vous faire craquer sur les salons. C’est l’une des mascottes de l’Atelier !

Hortense la souris

Rendez-vous sur le site de l’Atelier des Abcdaires pour vos petites emplettes mais aussi sur leur blog afin de suivre toute leur actualité et surveillez mes publications de septembre pour connaitre la suite de leurs belles aventures!

Le site :

http://www.abcdaires.com/

Le blog :

http://www.abcdaires.com/blog/

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Le tirage au sort !

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Plus que quelques minutes de patience!!!

 

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Nous y sommes presque, votre nom est dans ce chapeau!

 

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et la gagnante est …..

Marie-José  d’Avignon qui poste parfois des commentaires et que je vais contacter d’ici peu par email!

quilter comme on aimeBravo Marie-jose, Vous venez de gagner ce livre! 

 

 

 

 

 

Mais ce n’est pas tout! Vous avez été si nombreuses à me mettre des commentaires sympas pour l’anniversaire de mon blog en me montrant votre fidélité que j’ai mis en jeu un autre petit lot surprise! 

  Il revient à Marie-Thérèse de Saint-Maurice de Beynost qui le recevra sous peu.

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P1110762-ConvertImageMerci à toutes et tous de vos encouragements! Sans vous, ce blog n’aurait pas lieu d’être!  

N@tacha Ramora

 

 

 

La parenthèse en quilt de Murielle Duval

Un livre à gagner, lire au bas de l’article…

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VerdalleC’est dans un petit joli hameau de la commune de Verdalle, située dans le Tarn, dans le Parc Régional du haut Languedoc, que Murielle Duval et sa famille se sont installés il y a quelques années. Le hameau « En Rivals » côtoie une rivière, une forêt domaniale et quelques montagnes. Quel plus beau cadre que celui-ci ne pouvait rêver Murielle pour l’ouverture de sa boutique de patchwork?

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Bienvenue chez « Parenthèse en quilt »

Muriel fait du patchwork depuis plus de 22 ans. Elle a d’abord été passionnée par la couture et les tissus puis, en 1992, tandis qu’elle habitait à Aix-en Provence, elle a entendu parler du patchwork et elle s’est rendue à une exposition. Ce fut pour elle une révélation. Toutefois, comme elle s’apprêtait à déménager pour le Nord de la France, elle a dû patienter quelques temps avant de se lancer. En 1994, enfin, elle s’est inscrite dans un club de sa nouvelle région, club chapeauté par France patchwork où elle a pu coudre ses premiers blocs sous l’oeil bienveillant des adhérentes les plus anciennes. Sous le charme de cette toute nouvelle passion, Murielle a souhaité avancer plus vite. C’est la raison pour laquelle elle n’a pas hésité à l’époque à parcourir des kilomètres et à traverser la frontière Belge pour aller prendre des cours et se fournir chez Patchwork-studio.

L’idée de monter un magasin de patchwork est venue au début des années 2000, lorsque sa fille était adolescente. Elles se projetaient toutes les deux dans une « boutique de patchwork – salon de thé » qui réunirait dégustation et confection. Elles imaginaient transformer leur très grand garage en magasin. 

 


« Cette photo de L’Autre Salon de Thé est fournie gracieusement par TripAdvisor
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Le temps a passé et Murielle et son mari se sont donc installés dans le Tarn, à En Rivals, dans une grande maison avec une grange aménageable attenante offrant de belles possibilités. Tous deux ont pensé un temps faire des chambres d’hôtes mais Muriel a très vite compris que cela ne lui correspondrait pas. Pourtant l’idée d’ouvrir un salon de thé / quiltshop était toujours tapie dans un coin. Avec sa fille, elles ont donc réfléchi sérieusement à ce projet, d’autant que la jeune femme venait de préparer un CAP de pâtisserie. Hélas, les normes à respecter pour l’ouverture d’un salon de thé étant draconiennes, les entrepreneurs ont totalement découragé cette tentative. Décision a donc été prise de remettre le salon de thé à plus tard et de se concentrer sur le Quiltshop. Murielle tiendrait sa boutique les jours où elle ne travaille pas et sa fille prendrait le relais les autres jours. Cette dernière est partie faire le stage obligatoire à la chambre de commerce et le destin est venu frapper à sa porte sous la forme d’une jolie rencontre amoureuse. Murielle a donc dû la laisser partir  vers une nouvelle vie mais a décidé de continuer son projet et de le porter seule. Il est vrai que pour elle, ce fut parfois complexe (et çà le reste encore quelquefois) de se démener dans la jungle administrative et dans la maîtrise de la mercatique pour l’ouverture d’un magasin. Elle loue le professionnalisme du représentant d’un de ses fournisseurs qui l’a tant aidée pour monter ses stocks.

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Boutique Murielle

Photo empruntée à « La passion au bout des doigts.fr »

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Photo empruntée à « La passion au bout des doigts.fr »

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Nouveau flyer du Quiltshop de Murielle

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Au niveau du choix des tissus, elle souhaite donner une âme à sa boutique, quelque chose qui lui ressemble. Ce sont  des coloris tendres, fleuris, shabbys qui ont sa préférence, un peu comme dans un salon de thé cosy où nous nous laisserions aller à rêver derrière une tasse de thé fumante.

 

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Photos Murielle Duval « lesfilsdesoiedesm.wordpress.com »

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Au début, elle a opté pour les Fat Quarters mais en fin de compte, elle a préféré vendre ses tissus au métrage, se basant sur sa propre expérience de quilteuse qui, lorsqu’elle aime un tissu, préfère  acheter en choisissant la quantité voulue. Elle vend aussi des Jelly Rolls et propose des stages autour de ce thème. Mais elle aime aussi la confection des hexagones, des petits triangles.

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Moulin Murielle

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Aujourd’hui, elle organise les stages plutôt à la demande, que ce soit à la main ou à la machine, elle fait en sorte de s’adapter aux besoins de ses clientes. Travaillant encore, à côté, à temps partiel, elle parvient à se libérer pour pouvoir se déplacer dans les clubs ou pour accueillir des clubs dans la boutique. Elle me parle avec passion des belles rencontres qu’elle vit dans son quiltshop, tous ces moments de partages conviviaux qu’elle veut faire perdurer dans son magasin. Elle s’inspire de toutes ces belles expériences vécues dans d’autres quiltshops pour donner une âme à ce lieu. Elle bannit le fait de « vendre à tout prix », elle préfèrera expliquer à une cliente comment couper au mieux son tissu dans le droit fil pour en perdre le moins possible plutôt que d’en vendre une dizaine de centimètres de plus.

Aujourd’hui, malgré les obstacles rencontrés à l’ouverture, elle est fière d’elle et du chemin parcouru, heureuse des belles rencontres faites, reconnaissante pour les personnes bienveillantes qui l’ont encouragée et lui ont donné de précieux conseils tels que Carol Veillon, Florence Chambe de l’Atelier des Coeurs ou encore Marie-Sol Gros du Point de Croix-Rousse  sans oublier le soutien inconditionnel de son mari. Elle est heureuse également de constater que sa fille est fière d’elle.

Plus tard, elle aimerait pouvoir allier sa passion des Etats-Unis avec son magasin : aller dénicher des tissus aux USA,  entrer en contact avec des créatrices américaines etc…. Murielle est une femme attentive aux signes du destin et lorsqu’elle a reçu un long mail de Carol Veillon justement alors que, en voyage aux Etats-Unis avec son mari, elle venait de passer une après-midi fantastique en Pennsylvanie dans des boutiques Amish, elle y a vu un joli signe! Elle partage sa passion des Etats-Unis avec son mari et ils espèrent tous deux y retourner pour 2017 en alliant ce voyage avec une grande exposition de patch, Dieu sait que ces exhibitions ne manquent pas là-bas.

Ce qui la porte dans le patchwork, ce n’est pas tant l’admiration pour une créatrice en particulier car ses goûts évoluent mais plutôt l’histoire que racontent les ouvrages, l’émotion de voir le travail minutieux d’une quilteuse avec une prédilection pour les quilts anciens, la transmission d’un plaid. Elle se souviendra toujours de cette exposition à Compiègne en 2001 où était tenue cette conférence sur l’histoire du patchwork aux Etats-Unis. Aux USA justement, en se rendant dans des boutiques de patch, elle a été fascinée par ce contact immédiat à l’entrée, cette chaleur humaine.

Elle aimerait faire des salons, partir à la rencontre de ses clientes, même si  cela demande de pouvoir s’organiser avec son travail actuel. Les salons locaux, en terme de planning, sont plus à sa portée pour le moment. Elle était d’ailleurs présente au Salons des créateurs de Castres le 11 juin.

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Murielle à Castres

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Avant de faire de grands salons, elle espère s’étoffer un peu car cela demande une organisation conséquente. Aujourd’hui, lorsqu’elle se rend sur un tel évènement, elle regarde les choses sous un aspect professionnel : pourquoi un stand attire plus qu’un autre, comment sont disposés les articles etc, toutes ces petites choses qui font la réussite d’une créatrice sur un salon. Elle souhaiterait aussi être invitée dans les expositions de club pour y tenir un stand.

Le projet qui lui tient à coeur actuellement est le quiltcamp qu’elle souhaite organiser à l’automne, peut-être dans le courant du mois d’octobre. Le Tarn est une région touristique qui se prêterait à merveille à cette idée-la. Mais soyez sûrs et sûres que je vous en reparlerai dès que les choses seront en place.

Pour vous les chanceuses qui habitez le Tarn ou les départements limitrophes, n’hésitez pas à rendre visite à Murielle dans sa boutique, elle sera ravie de vous accueillir les mercredis, vendredis et samedis de 14h à 18h.

Je  souhaite à Murielle une belle route, qu’elle continue à faire de beaux projets pour sa boutique, je sais que le succès sera au bout du chemin…

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Le livre à gagner

Mon blog vient d’avoir deux ans ! Afin de fêter cet évènement dignement, j’ai décidé de faire une jolie surprise à l’une de mes abonnées. Le mardi 5 juillet je procèderai à un tirage au sort et la gagnante recevra cet ouvrage très sympathique des Editions de Saxe

Je vous laisse une petite chance si vous n’êtes pas encore abonnée, vous pouvez cliquer sur le petit bouton en haut à droite de ce blog jusqu’au 30 juin pour que je vous compte parmi mes gagnantes potentielles!

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Ce petit clic ne vous engage à rien,

si ce n’est à suivre mes nouveaux articles quant le coeur vous en dit!😉

 

 

Désormais, retrouvez-moi tous les 1ers et 3èmes mardis du mois.Logo Chroniquepatchwork

à bientôt pour un nouvel article,

N@tacha Ramora

 

 

 

 

Un livre à gagner ! Suivi de : » Strawberry and Rhubarb Pie de Saloma Miller Furlong, une Amish qui a choisit le monde moderne »

Un livre à gagner!

Lire ci-contre….

Une manière originale de délimiter votre terrain, suivre ce lien :http://yurtao.canalblog.com/

Une manière originale de délimiter votre terrain, suivre ce lien :http://yurtao.canalblog.com/

Avant de ne commencer cet article, il me semblait important d’évoquer avec vous une information qui me tient à coeur et que je n’avais pas encore eu le temps de vous communiquer : Le 25 mai 2016, c’était l’anniversaire de mon blog! Deux ans déjà!

J’ai trouvé amusant de reprendre cette photo d’un de mes tous premiers articles. Cette jolie barrière en chutes de tissus colorée délimite un terrain, une belle façon imagée de vous dire  que vous êtes toutes et tous bienvenus chez moi!

Ce blog représente 90 articles publiés (en comptant celui-ci) dont :

  • 32 reportages et infos
  • 17 interviews
  • 11 recettes
  • 22 billets d’humeur et de coups de coeur

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quilter comme on aimeAfin de fêter cet évènement dignement, j’ai décidé de faire une jolie surprise à l’une de mes abonnées. Le mardi 5 juillet je procèderai à un tirage au sort et la gagnante recevra cet ouvrage très sympathique des Editions de Saxe

Je vous laisse une petite chance si vous n’êtes pas encore abonnée, vous pouvez cliquer sur le petit bouton en haut à droite de ce blog jusqu’au 30 juin pour que je vous compte parmi mes gagnantes potentielles!

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Ce petit clic ne vous engage à rien,

si ce n’est à suivre mes nouveaux articles quant le coeur vous en dit!😉

 

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Saloma-Miller-Furlong-ConvertImage

Saloma Miller Furlong, source : masslive.com

 

En effectuant des recherches pour mon article précédent, j’ai découvert le blog de Saloma Miller Furlong, auteur et conférencière. Saloma est issue de la communauté Amish et  a choisi de vivre dans notre monde moderne lorsqu’elle était jeune et elle a épousé David. Elle a mené une lutte intérieure difficile afin de trouver son chemin en dehors de sa communauté. De son vécu ainsi que de sa connaissance du monde Amish, deux livres ont vus le jour. Aujourd’hui, elle donne également des conférences sur son expérience.

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Pourquoi j'ai quitté les Amish BonnetStrings-1-258x400

 

« Why I left the Amish » relate son enfance difficile dans la communauté Amish avec un père violent atteint d’une maladie mentale, une mère protectrice et un frère abusif sexuellement. Son second livre, « Bonnet Strings », évoque quant à lui sa belle histoire d’amour avec David, qui, n’étant pas issu de sa communauté, lui a proposé une vie totalement différente de celle qu’elle connaissait.

Lorsque ses enfants étaient petits et qu’elle était femme au foyer, elle a monté une entreprise de boulangerie à domicile afin d’augmenter les revenus de la famille. Elle a tout d’abord effectué les livraisons elle-même, mais ne pouvant plus tout gérer, ce sont ensuite ses clients qui se sont rendus chez elle. Très vite submergée par le volume, elle a dû se résigner à vendre ses pains, tartes et  biscuits au supermarché local. Pourtant, elle qui est si extravertie, a trouvé cette profession bien solitaire et n’a pu s’épanouir dans cette voie. Elle a donc choisi un autre chemin mais il n’en subsiste pas moins, chez elle, un amour et un savoir faire en cuisine.

Voici donc une de ces appétissantes recettes que je vais essayer sans tarder et que vous pourrez retrouver sur son blog, ici :

 

http://salomafurlong.com/Salomas_Recipes.html

Tourte a la rhubarbe et a la fraise

(les contenances étant en « tasses », j’ai effectué les conversions)

Ingrédients :

236 g de sucre (1 tasse)

710 g de rhubarbe environ

24 cl d’eau pour faire cuire la rhubarbe

80 g de fécule de maïs (maïzena)

1 cuillère à café de cannelle

15 cl d’eau

Sucre au goût ( à peu près 120 g )

Fraises fraîches tranchées (environ 500 g)

2 pâtes à tarte

Préchauffer le four à 180 degrés. Mélanger les 236 g de sucre et les 24 cl d’eau et porter à ébullition dans une grande casserole. Ajouter la rhubarbe coupée en dés et faites bouillir. En attendant, mélanger la fécule de maïs, la cannelle et le reste de l’eau (15 cl) dans un bol. Lorsque le liquide autour de la rhubarbe commence à faire des bulles et bouillir, ajouter le mélange de fécule de maïs tout à la fois, en remuant vigoureusement jusqu’à ce que cela épaississe. Retirer du feu et ajouter le sucre au goût. Il est très important d’ajouter ce sucre là à ce stade et non pas avec l’eau au début, sinon la fécule de maïs n’ épaissira pas la sauce correctement. La sauce va devenir plus brillante et plus mince. Installer votre première pâte dans un plat à tarte et y mettre les fraises. Mouiller les bords de la croûte inférieure de la tarte. Rajouter la garniture dans la tarte, placer la croûte supérieure au-dessus et pincer les bords de la tarte tout autour (l’eau  étalée sur les bords va agir comme de la colle). Avec un couteau, faire un léger quadrillage sur le dessus en veillant à ne pas appuyer trop fort. Cuire au four pendant 20-25 minutes. Laisser tiédir puis appeler vous petits gourmands! Déguster avec de la crème glacée à la vanille.

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Carte patchwork

catherinescrap.canalblog.com

Je vous retrouve dans quinze jours pour un nouvel article,

N@tacha Ramora

La communauté Amish selon Jacques et Catherine Légeret, seconde partie

Reprenons où nous nous étions arrêtés chers lectrices et lecteurs. Je venais de relater la période de scolarisation des enfants.

Quelques temps après vient le « rumspringa », qui signifie « sauter de gauche à droite », autrement dit aller au contact des autres américains et qui permet aux jeunes Amish d’aller se confronter au monde moderne pendant deux ans.  Durant la préparation de cette étape, l’Evèque Amish rassure les jeunes sur le fait qu’ils ont le choix car la communauté préfère « Un bon américain à un  mauvais Amish ».  Ils partent donc à la découverte du monde pendant deux ans.

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Kate, Jeremiah, Sabrina, Abe and Rebecca from TLC's Breaking Amish.

Source : Discovery.com

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Certains goûtent aux excès du monde moderne bien sûr : alcool, vitesse, drogue aussi parfois. Pourtant, selon les études sociologiques concernant l’Etat d’Indiana, si dans les années 70,    60% des jeunes  choisissaient de devenir Amish, aujourd’hui ils sont 93% à préférer la vie parmi les leurs. A la fin de leur « rumspringa », les jeunes entérinent leur décision de devenir Amish par le baptême ou restent dans le monde moderne.

J’ai demandé à Jacques Légeret son analyse de ces chiffres, il me répond qu’un jeune Amish, dans son environnement , est pris en charge, de la naissance à la mort, affectivement, matériellement et psychologiquement alors qu’un jeune américain devra faire face à la compétition, la violence etc… d’où ces chiffres si parlant. Malgré tout, une infime partie d’entre eux choisit la vie moderne. C’est ainsi qu’un jour, dans la cuisine de sa « grand-mère » Amish Barbara, Jacques a vu un américain, d’une belle corpulence, qui détonnait dans cette pièce. Il s’agissait du fils de celle-ci, aujourd’hui pilote, qui avait choisi le monde moderne. elle espère toujours qu’il finira par devenir Amish mais ce ne sera sans doute jamais le cas. Comment le pourrait-il alors qu’il a fait sien notre mode de vie?

Les Amish vivent dans de grandes et belles fermes isolées  dans la campagne. Contrairement à ce qui est dit, il n’y a pas de village Amish. Ils vivent à côté des américains moyens. Les fermes sont agrandries au fil du temps et selon les besoins des évènements familiaux tels que les naissances, la retraite et l’hébergement des anciens.

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Ferme amsih

bourlingueurs.com

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C’est ainsi que l’on peut trouver pour une même ferme jusqu’à trois corps d’habitation : celui du jeune couple, celui du fermier retraité qui a cédé à l’un de ses fils ou beaux-fils son exploitation et enfin, l’appartement des arrières grands-parents. Un système de portes coulissantes permet de relier les appartements les uns avec les autres lorsque c’est nécessaire. Le culte dominical se déroulant à tour de rôle dans les diverses fermes, chacun aura la place suffisante pour accueillir tout le monde en faisant coulisser les cloisons de l’habitation. Il est capital pour les Amish de vivre dans des fermes afin de travailler la terre, l’outil que Dieu leur a donné. Au sein de ces générations qui vivent ensemble sous un même toit, chacun trouve sa place et ses propres occupations, y compris l’arrière grand-mère que l’on peut trouver,  en train d’éplucher les légumes ou d’écosser les petits pois dans la cuisine et dont chacun apprécie le travail!

Ce qui a profondément frappé Catherine et Jacques lorsqu’ils sont arrivés pour la première fois dans la communauté Amish, ce fut la forte odeur de cheval, décuplée sans doute par la chaleur du mois de juillet, puis le bruit des sabots sur le sol. Le cheval occupe une place très importante pour les Amish puisqu’ils se déplacent en buggy (carriole).

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Buggy Amish

Source : telegraph.co.uk

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Comme vous le savez, la communauté refuse presque toutes les nouvelles technologies qui font aujourd’hui parti de notre quotidien et dont nous ne pouvons nous passer. En effet, comment ferions-nous pour vivre sans nos voitures, nos téléphones portables, nos congélateurs, nos écrans…? Eux s’en accommodent comme ils le peuvent et l’emploi de telle ou telle technologie est discuté longuement dans chaque district religieux. C’est ainsi que vous pourrez voir l’électricité dans certaines fermes Amish et pas dans d’autres; même chose pour l’insémination artificielle des vaches.

Vous seriez surpris d’apprendre qu’ils utilisent parfois le congélateur d’un voisin américain ou encore, un congélateur public qu’ils louent.

Pour la bonne marche de leur exploitation et la vente de leurs produits, ils sont obligés de trouver des « passerelles » entre notre monde régi par la technologie et le leur.

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Agriculture Amish

Source : courrierinternational.com

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Afin d’être en harmonie avec l’enseignement de la bible, les ministres du culte soulignent l’importance de vivre « séparés du monde » : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Romains 12:2). Ainsi, toutes les lignes directrices du comportement des membres sont incluses dans l’Ordnung, code de conduite la plupart du temps oral qui se base sur les traditions de la communauté.

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Jacques est en train d’écrire son 4ème livre et il aimerait pouvoir passer plusieurs mois  parmi ses amis mais ce n’est pas compatible avec la santé de son fils. Lui qui a été journaliste, il m’assure que, aussi curieux que cela puisse paraître, lorsqu’il est avec eux, les journaux et les médias ne lui manquent pas. S’il est fasciné par leur mode de vie, il reconnait néanmoins qu’il ne pourrait pas vivre comme ils le font. L’un de ses amis, évêque Amish, lui a recommandé d’ailleurs de ne pas les idéaliser mais plutôt d’appliquer chez lui ce qui lui plaît dans leur façon de vivre. Jacques n’a pas son pareil pour nous donner envie de connaître davantage cette communauté fascinante à nos yeux tant il est passionné par son sujet d’étude. Je ne peux donc que vous recommander de vous procurer les trois livre de Jacques Légeret où, en plus du contexte historique qui a mené certains anabaptistes à choisir de devenir Amish, vous trouverez  une foule d’informations sur les us et coutumes de cette communauté qui prône la paix et l’amour de Dieu mais aussi une présentation férue de quilts Amish.

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Légeret quilts amish et quelques autres

Edité en 2001 chez Labor et Fides

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amish et leurs quilts

Ouvrage de 2006, publié à l’occasion de la grande exposition organisée au Musée du Tissu de Clermond-Ferrand.

Je vous recommande vivement ce dernier ouvrage que je possède moi-même, un joli cadeau d’un couple d’amis qui se reconnaitra…

 

Portrait-Jacques Légeret

Source : patchwork-europe.eu

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Je remercie avec beaucoup de chaleur Jacques Légeret de m’avoir accordé du temps pour une interview qui fut pour moi passionnante…

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Enfin , avant de terminer, je ne peux  omettre  le lien pour que vous puissiez écouter l’émission de radio de RTL où Jacques et sa femme étaient interviewés à propos de la communauté Amish. Je ne vous cache pas que Jacques Légeret a déploré de n’avoir pu s’exprimer comme il le souhaitait sur la non-violence Amish, d’autant que cet interview venait juste après les attentats de Bruxelles. Malgré tout, j’ai trouvé cette émission fort intéressante, comme toujours. Quelques émissions de radio culturelles, que je choisis en fonction de mon envie du moment, rythment mon quotidien professionnel et j’avoue que cela me fait passer d’excellents moments tout en me cultivant. J’étais par conséquent ravie ce jour-là de constater combien parfois, le hasard fait bien les choses…

http://www.rtl.fr/culture/medias-people/les-amish-dans-la-curiosite-7782496688

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à bientôt pour un nouvel article,Logo Chroniquepatchwork

N@tacha Ramora

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Si vous le voulez bien, je vais reprendre un rythme de publication un peu plus constant car j’admets que ces dernières semaines, j’étais très occupée. 

Désormais, retrouvez-moi tous les 1ers et 3èmes mardis du mois.