Quiche à la roquette et au jambon cru pour fêter le déconfinement!

 

Le temps du déconfinement est enfin là et chacun et chacune de nous reprend peu à peu  le cours de sa vie. Pourtant, il nous faut éviter désormais et  jusqu’à nouvel ordre, les embrassades et les poignées de main. Malgré cette distanciation sociale, on sent que par chez nous, les gens sont heureux de pouvoir sortir à nouveau longuement pour de grandes balades.

Mercredi dernier, j’ai profité d’une accalmie entre deux averses pour aller faire une longue promenade à vélo le long de la Saône et, chose rare, les gens se saluaient et se souriaient, échangeaient parfois quelques mots, tout à leur bonheur de pouvoir flâner longuement. J’espère que ce changement bénéfique durera dans le temps, savoir apprécier la douceur du quotidien. Nombre d’entre nous allons pouvoir revoir nos proches, ceux qui habitent à moins de 100 kms. Je vous souhaite donc de belles retrouvailles et, tout en respectant les gestes barrières, de profiter pleinement de toutes ces personnes qui vont ont manqué. Je vous propose une petite recette printanière voire estivale à déguster avec vos proches retrouvés.

 

Quiche à la roquette et au jambon cru

Ingrédients

– 1 pâte feuilletée

– 200 g de roquette

– 50 g de beurre

– 2 échalotes

– 150 g de jambon cru

– 60 g de parmesan (ou 100 g fromage chèvre frais)

– 2 dl de crème fraîche

– 2 dl de lait

– 2 oeufs

– Sel, poivre

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Préchauffez le four à 210 °C pendant 10 minutes. Coupez grossièrement la roquette. Faites revenir dans le beurre les échalotes coupées finement. Ajoutez la roquette en veillant à ne pas la cuire entièrement pour la garder croquante.

Déroulez la pâte feuilletée dans un moule avec sa feuille de cuisson. Piquez le fond à la fourchette. Découpez le jambon cru en larges rubans. Disposez le mélange de roquette et d’échalotes puis le jambon sur le fond de tarte. Saupoudrez de parmesan ou rajoutez le fromage de chèvre selon goût.

Mélangez la crème fraîche, les oeufs et le lait. Salez, poivrez.

Versez la préparation sur la pâte, enfournez pendant 25 à 30 minutes à 210 ° (th7).

Régalez-vous !

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Tout comme vous, je vais reprendre le cours de ma vie et, par conséquent, le rythme du blog, les premiers et troisièmes mardis du mois.

A bientôt pour un nouvel article, en attendant, prenez bien soin de vous!

 

N@tacha Ramora

« L’homme au feutre vert » , suite

Je compris très vite que Léonie n’était pas une vieille dame qui perdait la tête, elle me parut au contraire très lucide. Mes questions s’enchaînèrent rapidement et elle répondit à chacune d’elles avec précision. C’est ainsi que j’appris le drame qui se déroula, dix ans plus tôt, chez les premiers propriétaires de la maison, une couple d’une soixante d’années à l’époque, Babette et Pierre.

Babette venait de déclarer quelques temps plus tôt un alzheimer et avec son époux, ils avaient mis en place peu à peu des solutions pour parer à sa mémoire défaillante. Mais jamais ils n’envisagèrent de vendre la maison et c’est ce qui causa leur perte. Un jour que Pierre avait dû s’absenter pour une course urgente, il oublia de verrouiller la baie vitrée donnant accès à la terrasse. Lorsqu’il rentra une heure plus tard, le drame s’était produit. Il trouva sa femme flottant au bord de la rive, morte noyée. Il ne sut jamais ce qu’il s’était réellement passé, elle avait probablement été prise de panique lors d’une perte de mémoire et avait glissé dans le petit escalier de bois menant à la berge. Pierre ne se remit jamais de cette tragédie. Il mourut quelques années plus tard d’une crise cardiaque tandis qu’il péchait sur le lac qui lui avait ôté la vie de sa femme, habillé de son imperméable, de ses grandes bottes et de son chapeau de feutre vert. Léonie m’expliqua que le pauvre homme se sentait responsable de cet accident, qu’il n’aurait jamais dû laisser sa femme seule et elle me certifia avoir déjà vu son fantôme errer près de la rive. Selon elle, la solution était effectivement de faire venir un professionnel pour chasser à tout jamais ce revenant et elle m’indiqua une personne qui pourrait me donner une bonne adresse. J’appris également que la maison était restée inhabitée quelques années avant d’être rachetée pour les propriétaires auprès de qui nous l’avions acquise. Ces derniers avaient cherché à vendre dès les premières manifestations paranormales. Elle termina en me serrant dans ses bras et en me disant que tout finirait par rentrer dans l’ordre.

Je rentrais chez moi très bouleversée par ses propos et j’expliquais tout à Samuel qui hésitait entre douter de Léonie ou croire en son récit. Nous laissâmes encore passer quelques jours avant de nous décider à chercher de l’aide auprès d’un chasseur de fantômes. Il arriva par une matinée de fin d’automne ensoleillée et nous fûmes surprit de voir que malgré son nom à consonance occidentale, il s’agissait en fait d’un chamane amérindien à la chevelure noir de jais et au nez busqué. Il nous demanda de le laisser seul puis il fit brûler de la sauge séchée et procéda à des incantations tandis que nous partîmes nous promener afin de nous changer les idées. A la fin de cette étrange séance, le chamane nous assura que le travail était terminé et que l’esprit avait désormais quitté les lieux. Nous le remerciâmes chaleureusement pour son aide et nous sentîmes soulagés de cette intervention. Toutefois, les premiers jours, nous étions attentifs à tous phénomènes inhabituels. Mais plus rien ne vint pertuber la quiétude de notre maison sur le lac et peu à peu, nous oubliâmes cet épisode déconcertant. La vie reprit son cours et je me rendis régulièrement chez Léonie pour prendre un thé ou demander quelques boutures.

Aux beaux jours, je revins m’installer avec plaisir sur ma terrasse avec ma tasse de café fumante et je contemplais le lac dont rien ne venait troubler le calme. La belle saison s’écoula paisiblement apportant les joies de la baignade et des repas pris à la lueur des étoiles et des chants de grillons, toute la famille ayant retrouvé le chemin de la maison. Lorsque l’été toucha à sa fin, chacun repartit vers sa vie citadine tandis que Samuel et moi retrouvions un calme appréciable. Je prenais le temps de m’allonger sur un transat certains après-midis pour lire un moment alors que les prémices de l’automne s’annonçaient. Un jour que je levais les yeux de mon bouquin pour faire une pause dans un chapitre haletant afin de scruter le lac, je le vis à nouveau, l’homme au feutre vert, il m’observait d’un air malveillant…

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The end…

 

« L’homme au feutre vert »

Avant-propos : Pour cette semaine, je vous avais promis un moment d’évasion, un temps en dehors de l’actualité et de nos tissus et bobines.

Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours aimé écrire et j’ai parfois tenté d’envoyer des nouvelles chez des éditeurs, sans succès. J’ai composé ce texte-ci, l’an dernier,  afin de participer aux concours de nouvelles de mon centre de formation par correspondance en journalisme (le CNFDI). Il n’a pas gagné le prix convoité mais je me suis beaucoup amusée en l’écrivant. Le thème était libre, le seul impératif étant de commencer par ces mots là : » A cet instant, je sus que cette journée ne serait plus jamais comme les autres… ». Et vous, qu’auriez vous imaginé comme thème avec cette simple phrasee serai curieuse de connaître vos idées respectives en commentaire.

Je tiens à remercier mes amies et correctrices d’un jour : Marie Drevet, Corinne Arribat ainsi que ma maman, Michèle Mondet.

Bonne lecture !

L’homme au

feutre vert

A cet instant, je sus que cette journée ne serait plus jamais comme les autres. Rien ne me parut suspect pourtant. Comme d’habitude, dès le réveil, je dégustais mon premier café et admirais par la baie vitrée que j’entrouvis légèrement, le lever de soleil. La journée s’annonçait belle, le ciel était clair et la température serait probablement clémente. Ce matin-là je n’avais pas allumé la télé pour laisser tourner les infos en boucle, je préférais profiter de la douceur de l’instant. Tout le monde avait déserté la maison, mon mari était parti en déplacement pour encore quelques jours et notre petite dernière avait rejoint son université et sa résidence étudiante pour plusieurs semaines. Je sortis un instant sur la terrasse en bois qui surplombait le lac avec ma tasse de café fumante et j’admirais l’eau calme et les arbres qui revêtaient peu à peu leur manteau automnal. Rien ne pouvait troubler cet instant de sérénité et un échassier vint se poser sur l’étendue ondoyante.

C’est alors que je l’aperçus pour la première fois, cet homme habillé de vert kaki de la tête au pied : un long imperméable, de grandes bottes et un chapeau de feutre. Il se tenait sur l’autre rive et m’observait avec insistance. Je me sentis mal à l’aise et je remontais le col de mon pull châle tandis qu’une sensation de froid m’envahissait. Pour conjurer ce sentiment, je lui adressai un signe amical de la main, il n’y répondit pas et disparut dans les sous-bois. Je restais interdite quelques secondes puis je rentrais en refermant la porte coulissante derrière moi. Je passais dans la chambre où je fis mon lit bien net avec foison d’oreillers douillets, comme j’aimais le retrouver le soir et je déposais mes vêtements prêts. Je pris une douche brûlante et revint dans la chambre pour m’habiller, enveloppée dans ma serviette de bains. L’épisode de l’inconnu du lac m’était déjà sorti de l’esprit et j’étais à nouveau sereine. En rentrant dans la pièce, je trouvais mes habits en désordre, comme si quelqu’un avait fouillé dans mes affaires. Le sentiment de malaise me reprit, j’avais du mal à analyser ce qu’il se passait et je refusais de laisser s’insinuer en moi les vieilles croyances de ma voisine Léonie que tout le monde pensait pertubée.

Lorsque Samuel et moi avions visité la maison pour la première fois il y a quelques mois, nous avions eu un vrai coup de cœur, lui pour son aspect moderne et moi pour son agencement : une grande pièce à vivre s’ouvrant sur une terrasse en bois dominant le lac si paisible. Malgré l’insistance de l’agent immobilier, nous avons attendu quelques jours avant de signer le compromis. Nous souhaitions d’abord découvrir l’environnement et faire la connaissance des voisins. Nous étions à la recherche d’un lieu calme, sans nuisance sonore et proche de la nature mais avec des commerces à proximité, cependant il s’agissait pour nous d’un second achat et ne voulions pas nous tromper.

La maison voisine la plus près de la nôtre se trouvait à 500 mètres et il s’agissait d’une vieille dame qui ne nous importunerait probablement pas. Nous allâmes à sa rencontre et la trouvâmes accroupie dans son jardin en train de replanter des fleurs et de parler toute seule. Lorsqu’elle nous aperçut, elle se reprit et s’approcha de nous. Elle devait se douter que nous envisagions d’acheter la maison d’à côté et se trouvait prête à répondre à nos questions, questions qu’elle anticipa souvent. Elle ne mit pas longtemps, après avoir vanté la beauté de la bâtisse et la gentillesse des propriétaires actuels, de nous expliquer pourquoi ils souhaitaient vendre rapidement. Elle nous parla des phénomènes curieux qui se produisaient chaque automne, des objets soigneusement rangés et retrouvés à terre quelques instants plus tard, des bruits suspects tels des chuchotements dans la maison silencieuse, des lampes qui se rallumaient comme par enchantement après avoir été éteintes. Samuel et moi échangeâmes un regard discret, il ne faisait aucun doute que cette vieille dame n’avait pas toute sa tête et avait un côté attendrissant. Nous ne la prîmes donc pas au sérieux et après des échanges bienveillants avec elle et un tour de reconnaissance dans le centre-ville quelques kilomètres plus loin, nous décidions d’acheter la maison.

Rien d’anormal ne se passa ensuite et cette histoire ne devint pour nous qu’une hallucination de vieille femme. Mais à présent que je venais de constater le désordre dans mes vêtements, tout me revint en mémoire et je sus à cet instant là que cette journée ne serait plus jamais comme les autres car elle serait empreinte d’une angoisse qui allait faire son chemin dans les heures et les jours qui suivraient. Je partis travailler en fermant à double tour non sans avoir vérifié que toutes les portes et fenêtres étaient verrouillées. En chemin, je me demandai comment aborder le sujet avec Samuel, il penserait probablement que je plaisantais et ne me prendrait pas au sérieux. Il me faudrait attendre une nouvelle manifestation. Prise par mon travail toute la journée, je me concentrais sur mes missions. La soirée fut agréable car Samuel rentra tôt et alluma un feu de cheminée, la fraîcheur du soir tombant peu à peu sur le lac ; puis il nous prépara un bon repas et je jugeai que le moment était mal choisi. L’occasion se présenta quelques jours plus tard et mon mari ne put que se rendre à l’évidence. Nous nous baladions autour du lac lorsque nous aperçûmes l’homme au feutre vert sur une rive, le temps que nous échangions un regard mon époux et moi, l’homme avait disparu. Je sentis Samuel un peu surprit mais il ne dit rien. De retour à la maison, nous trouvâmes toutes les lumières allumées et le son de la radio poussé à fond. Comme nous étions sortis ensemble de chez nous et avait lui-même fermé la porte à clé derrière nous, il ne pût que reconnaître l’existence de phénomènes particuliers que nous n’osions pas encore qualifier de paranormaux. Il ne décrocha plus un mot durant de longues heures et s’enferma dans son mutisme et sa réflexion. Je le laissais tranquille, je savais qu’il reviendrait vers moi pour que nous trouvions une solution ensemble.

Dans les jours qui suivirent, il y eut de nombreuses manifestations : notre vieille collection de 33 tours éparpillée sur l’étagère, la porte du congélateur ouverte, la télé allumée sur une chaîne pour enfants ou encore la chambre de notre fille entièrement chamboulée alors que je l’avais moi-même rangée après son départ. Tous ces événements nous obligèrent à nous rendre à l’évidence et à parler enfin ouvertement de ce qu’il se passait dans notre si belle bâtisse, elle était bel et bien hantée ! Nous commençâmes à nous documenter sur le sujet, le but étant de trouver une solution pour faire partir cet habitant dérangeant. Il nous fallait donc comprendre ce qu’il avait pu se passer dans cette maison puis trouver une personne capable de nous débarrasser de ce fantôme. Il était délicat d’interroger les villageois sur les précédents propriétaires sans attirer l’attention alors que nous aimions tant la discrétion. C’est ainsi que je décidais de retourner voir Léonie pour tenter de saisir les évènements déclencheurs de ces phénomènes déroutants. Comme la première fois, elle était accroupie auprès d’un massif fleuri en train de jardiner. Elle releva la tête en entendant mes pas sur le gravier et ne fut nullement surprise de me voir. Je perçus même un petit sourire narquois passer furtivement sur son visage tandis que j’engageais la conversation sur un ton badin:

« – Bonjour Léonie, vos dahlias sont superbes pour la saison !

– Ho ! Mais c’est ma nouvelle voisine ! Bonjour ma petite, je vous demande pardon, je ne me  souviens plus de votre prénom, me répondit-elle d’un air interrogatif.

– Je me nomme Rachel.

– Oui en effet, cela me revient à présent. Je m’excuse, parfois ma mémoire me joue de vilains tours. Alors Rachel, êtes-vous bien installée ?

– Eh bien oui…enfin…je veux dire…dans l’ensemble oui…

– Je vois ! Vous m’avez l’air bien hésitante. Il est revenu n’est-ce pas ?

– Qui donc ?

– L’homme au chapeau vert voyons ! » me rétorqua-t’elle. Je restais abasourdie par ses propos. Elle l’avait donc vu elle aussi, je n’étais pas la seule à connaître son existence.

« -Venez prendre un thé Rachel, je pense que nous devons parler vous et moi ». Je compris très vite que Léonie n’était pas une vieille dame qui perdait la tête, elle me parut au contraire très lucide. Mes questions s’enchaînèrent rapidement et elle répondit à chacune d’elles avec précision. C’est ainsi que j’appris le drame qui se déroula, dix ans plus tôt, chez les premiers propriétaires de la maison, une couple d’une soixante d’années à l’époque, Babette et Pierre.

A suivre….
mardi prochain 😉
Natacha Ramora

 

 

Remplacer le manque d’élastique et un peu d’humour

Lors de mon dernier article ainsi qu’en communiquant  avec mes copines de patch, je me suis rendue compte qu’encore nombre d’entre vous ne connaissait pas l’astuce qui circule sur internet pour remplacer le manque flagrant d’élastiques qui se fait se sentir sur la confection de masques. Je la remets donc une nouvelle fois ici pour celles d’entre vous qui l’auraient loupé la dernière fois.

Voici une formidable astuce vue sur le net que je partage avec vous si vous ne l’avez pas encore. Récupérez une vieille paire de collants, découpez chaque jambe en de nombreux tronçons et étirez-les pour en faire des élastiques! Le tour est joué!

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Lors du déconfinement, il serait bien que chacun puisse avoir son masque pour tenter d’enrayer cette horrible pandémie. Beaucoup de couturières et de quilteuses s’activent, souvent bénévolement,  pour fournir des masques en tissu pour dépanner leurs proches,  les communes, les C.H.U. C’est là aussi un très bel élan de solidarité et je crois que nous pouvons également applaudir toutes ces initiatives qui voient le jour.

Mais il y a ceux qui n’ont pas la chance d’avoir autour d’eux une personne suffisamment habile de ses mains pour en confectionner et, pris dans cette vilaine panique que déclenche le Covid-19, certains rivalisent d’ingéniosité, ou d’humour, pour en trouver des très originaux, pas toujours efficaces malheureusement. Tentons de sourire de la situation et redoublons d’efforts pour faire bénéficier nos proches de nos talents 😉

 

 

Photo La dépèche.fr

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Photo : Twiter  

« Initialement conçu pour l’observation des fonds marins, le masque Easybreath de Decathlon a fait irruption, depuis quelques semaines, dans la panoplie de certaines équipes de soignants pour contourner la pénurie de masque de protection ». Source : Sud-Ouest.fr

 

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Source Twitter

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Source : Twitter

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Source : Twitter

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Source : Twitter Espagne

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« Face à l’épidémie de coronavirus et ses dérives, l’artiste germano-namibien basé à Londres, Max Siedentopf, a créé une série de masques à la fois insolite et provocatrice. Légume, sac de course, sous-vêtement… Tous ces objets du quotidien remplacent les habituels masques de protection médicaux. » , source : Le petit journal.com

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Je vous donne rendez-vous mardi prochain pour un petit moment d’évasion.

Prenez soin de vous,

N@tacha Ramora.

Cuisine confinement avec vos enfants : Gaufres salées tomates/mozza

Le confinement va durer encore presque un mois,  il nous faut continuer de prendre notre mal en patience et occuper nos enfants et parfois nos petits enfants!

Aujourd’hui je vous propose donc une recette originale qui ravira les petits gourmands et qui est sympathique à réaliser avec vos bambins! Prêts?  A vos fourneaux messieurs-dames!

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Ingrédients :

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– un appareil à gaufres,

– 2 pâtes feuilletées pour 4 gaufres,

– sauce tomate (de préférence faite maison 😉 ),

– 2 boules de mozzarella,

– basilic (facultatif).

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Selon la puissance de votre appareil à gaufres, il sera peut-être nécessaire de les remettre quelques minutes au four pour terminer la cuisson, ce qui est le cas chez nous.

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préparation

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Faites préchauffer votre appareil à gaufres ainsi que votre four à 180° (chaleur tournante). Déroulez vos pâtes feuilletées et dans chacune d’elles, découpez 2 grands rectangles qui s’adaptent à la largeur de votre appareil. Réservez vos chutes de pâtes pour une autre utilisation (des minis chaussons aux pommes par exemple).

Placez un rectangle de pâte dans votre appareil, recouvrez de sauce tomates, de mozzarella, éventuellement de basilic selon goût et enfin, d’un second rectangle de pâte. Faites cuire votre gaufre le temps nécessaire et repassez au four si besoin!

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Etalez votre 1er rectangle de pâte et recouvrez de sauce tomates et de mozza

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Etendre votre second rectangle de pâte par-dessus

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Refermez votre appareil et ôtez le reste de pâte qui dépasse

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Remettez au four quelques instants si besoin

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Dégustez! Idéal avec une bonne salade verte!

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Régalez-vous !

 

 

astuce du jour

Comme nombreuses d’entre vous,  je confectionne des masques en tissu pour mes proches mais je manque d’élastique, introuvable  chez moi aussi. Voici une formidable astuce vue sur le net que je partage avec vous si vous ne l’avez pas encore. Récupérez une vieille paire de collants, découpez chaque jambe en de nombreux tronçons et étirez-les pour en faire des élastiques! Le tour est joué!

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Prenez soin de vous

et à mardi prochain.

 

N@tacha Ramora

Les encours, les ouvrages terminés et ceux à venir….

Cette année, voilà exactement 10 ans que j’ai débuté le patchwork, en poussant, par un beau samedi de printemps, la porte de l’Atelier des abécédaires au 34 rue des Remparts d’Ainay. J’y ai appris les bases de l’appliqué, mon premier choix pour débuter, détournant gentiment les conseils de notre professeur émérite, Jacqueline Morel, qui me conseillait d’apprendre d’abord le Piécé. Je garde d’elle un souvenir ému, sa simplicité et nos discussions toutes ensembles des petits tracas du quotidien. Je n’avais pas compris à l’époque, étant totalement novice, que j’avais face à moi une grande dame du patchwork!

 

Aujourd’hui, alors que nous sommes tous confinés chez nous, je suis profondément heureuse d’avoir pour passion le patchwork car, contrairement à d’autres personnes, je ne m’ennuie pas, toujours un ouvrage en cours! Un peu de ménage, de cuisine, de lecture, de confection de masques pour mes proches et beaucoup de patch, cela rythme bien mes journées les semaines où je n’ai pas ma cadette. Je sais que, comme moi, vous travaillez beaucoup sur vos ouvrages actuellement et certaines d’entre vous suivent assidûment des challenges pour rester en contact, de beaux défis qui font du bien!

 

De mon côté, j’avance rapidement et cela me réjouit, je tâche de continuer à voir les bonnes choses malgré le chaos qui règne dehors. Voici les tous les ouvrages confectionnés  ou en cours, certains terminés pendant la longue pause de mon blog ou durant le confinement.

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les ouvrages terminés

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rag quilt

Cadeau de Noël pour ma nièce Mathilde, Rag quilt (ici plié en deux) confectionné et quilté entièrement à la machine, une jeune femme heureuse !

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jelly rolls

Le couvre-lit de ma fille ainée Fanette, débuté il y a deux ans avec des Jellys Rolls Batiks, terminé pendant le confinement

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Le quilting avec du coton perlé : soleil central (difficile de le distinguer sur la photo hélas) et des dizaines d’étoiles entre chaque rayon

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L’aide précieuse de copines du club de patch pour la mise en sandwich, Laetitia (debout) et Chantal (assise)

 

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Réparation  de fortune des mes rideaux

J’ai une petite minette qui adore se suspendre à mes rideaux dès qu’une mouche vient la narguer à la fenêtre. J’ai trouvé une astuce pour ne pas avoir à remplacé mes rideaux tous les 6 mois….

 

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les encours

 

confection d’une housse

de machine à coudre

Modèle pris dans le livre « Un petit bout de fil » de la créatrice Sabine P’tit Bout de fil et les tissus choisis

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Matelassage à la machine en cours

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Matelassage et confort approuvés par Melle Nessie, « Déchiqueteuse de rideaux »

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l’ouvrage du club à confectionner

selon nos envies

Ouvrage issu du magazine « Les nouvelles » de France Patchwork

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Mon propre choix de tissu, fond noir et couleurs flashys pour un ouvrage moderne.

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les ouvrages à venir

 

Dès les encours terminés, je me lancerai dans le modèle en couverture que j’espère transformer en nappe de pique-nique à enrouler et lier comme une rabane….

 

 

De quoi occuper encore ces longues heures

de confinement !

Bon patch à toutes!

N@tacha

 

« The Negro Motorist Green Book »

 

« The flag is bleeding », Quilt de Faith Ringgold, 1967

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Etats-Unis : période de 1876 à 1965, Lois Jim Crow :

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Alabama : « Il est illégal de diriger un restaurant ou autre lieu servant de la nourriture où des personnes blanches et colorées sont servies dans la même pièce à moins que ces personnes ne soient séparées par une cloison pleine ».

Colorado : « Tous les spectacles de cirque et de tente doivent fournir des entrées séparées pour les clients blancs et noirs ». 

Floride : Métissage – « Les mariages avec un nègre, un mûlatre ou toute autre personne avec un huitième de sang nègre seront punis. Sanction : emprisonnement à dix ans ou une amende maximale de 1 000 dollars. »

Louisiane : « Les installations publiques pour adultes,  y compris les restaurants, les hôtels, les boîtes de nuit et les cimetières seront strictement séparées entre race blanche et noire, tout comme les installations publiques pour enfants telles que les parcs d’attraction, les aires de jeux et les écoles. »

Terrifiant n’est-ce pas? Révoltant également! Les adjectifs ne manqueraient pas pour évoquer cette période tristement célèbre des Etats-Unis, une époque où les gens de couleur n’étaient pas  ou peu considérés et bien malmenés. Les noirs n’étaient pas autorisés à fréquenter la plupart des  commerces, hôtels, restaurants et  nombreux autres lieux. Certaines villes pratiquaient même un couvre-feu vis-à-vis d’eux.

Malgré la pauvreté et la discrimination, une classe moyenne commença à émerger. Pour  celle-ci, l’achat d’une voiture permettait de ne pas être victime de ségrégation dans les transports en commun.  Car ces personnes avaient envie de vivre comme tout le monde, bien évidemment! Travailler, danser, se réunir dans un restaurant autour d’un bon repas, aller chez le coiffeur…

Mais comment pouvoir faire ces choses si simples sans se faire rejeter, souvent violemment, par les blancs? Comment vivre une vie normale sans être victime de racisme?

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.Victor Hugo Green a l’idée de concevoir un guide destiné à cette classe sociale émergente qui désire voyager à travers les Etats-Unis pour l’agrément ou professionnellement.

 

Né en 1892, il est postier pour l’United States Postal Service et vit dans le quartier de Harlem, au nord de Manhattan où le mouvement « Renaissance de Harlem » s’exprime dans des arts tels  musique, peinture, littérature, photographie ou encore, le patchwork.

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« Mama Can Sing, Papa Can Blow » , quilt de Faith Ringgold

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Vous pouvez lire ici un article de Katell qui évoque l’oeuvre et les combats de Faith Ringgold,  artiste de Harlem, icône culturelle, auteure, activiste, féministe, possédant une carrière  prolifique et diversifiée.

Pour en revenir au « Negro Motorist Green Book », un tel guide existait déjà pour le public juif, lui aussi victime de discrimination mais parvenant plus aisément à se fondre dans la population blanche. La première édition vit le jour en 1936 et ne couvrait que New York.  Mais très vite, au vu de leur succès, les publications s’étendirent à tous les Etats-Unis ainsi qu’à une partie des Caraïbes, du Mexique et du Canada.

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Le « Green book » de 1956 avec toujours pour devise ceci « Emportez votre Green Book avec vous, vous pourriez en avoir besoin ».

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Une grande majorité des établissements étaient gérés par des Afro-américains, qui, contre paiement, voyaient leur entreprise recommandée par le guide à l’aide d’une petite étoile ou avec leur nom imprimé en gras. Les lecteurs qui partageaient leurs informations à propos des bonnes adresses étaient, quant à eux, récompensés par la somme de 5 dollars (1 dollar avant 1941).

Le Civil Rights Act promulgué en 1964 et interdisant toute discrimination raciale mit fin à la publication de l’ouvrage dès 1966. Malheureusement, Victor Hugo Green,décédé en 1960, ne connut pas la fin de la ségrégation à l’encontre des gens de couleur. Nul doute qu’il aurait été heureux de cette belle avancée, porteuse d’espoir.

 

Toutefois, je crois qu’il ne faut pas perde de vue que partout aux Etats-Unis comme ailleurs, la discrimination continue d’exister et actuellement plus que jamais en cette période de pandémie: envers un voisin atteint du Covid-19 ou  une infirmière à qui l’on envoie une lettre anonyme lui demandant de bien vouloir déménager…..

Restons dans la bienveillance!

 

A mardi prochain pour un article plus léger,

N@tacha Ramora.

 

 

« Green book : Sur les routes du sud « 

Ces jours ci, Canal + a eu la bonne idée de diffuser tous ses programmes en clair  par solidarité avec  les personnes confinées chez elle, avant que d’autres chaînes ne s’en plaignent au CSA. Ainsi, la diffusion en clair cessera le 31 mars.  Mais cela m’a permis de revoir un film culte, de ceux que j’affectionne particulièrement. Ce magnifique Road movie sera rediffusé lundi 30 mars à  13h35 sur Canal plus, si vous ne pouvez le regarder, pensez à l’enregistrer!

« Green Book » a été récompensé par de nombreux prix : 3 oscars dont celui du meilleur film, celui du meilleur scénario et enfin meilleur acteur dans un second rôle pour  Mahershala Ali, mais aussi 3 Golden Globes. A mon humble avis, toutes ces prix sont amplement mérités et j’espère, au travers ces quelques lignes, vous donnez l’envie d’aller vérifier par vous-mêmes le bien fondé de ces multiples récompenses! Ce film est inspiré d’une histoire vraie.

 

synopsis

New-York, Bronx, 1962

Lorsque le Copacabana – célèbre boîte de nuit où les maffieux et les célébrités ont leurs habitudes –  ferme ses portes pour quelques mois, Tony Vallelonga, dit « Tony la tchache » (Viggo Mortensen), doit  retrouver un emploi temporaire.

Il est engagé pour protéger et conduire le Dr Don Shirley (Mahershala Ali), pianiste de jazz noir de renommée mondiale et véritable virtuose, dans le sud profond des Etats-Unis à une époque où la ségrégation fait rage. Pour les aiguiller dans ce périple dangereux, ils s’appuient sur le  « Negro Motorist Green Book », guide de voyage de triste notoriété, qui recensait les établissements réservés spécifiquement à la clientèle noire.

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L’édition de 1962, année du périple mis en scène ici

 

Au fil de ce voyage initiatique dans un pays raciste où les croyances sont profondément ancrées, une belle amitié va naître entre ces deux hommes que tout oppose. Tony Vallelonga est un italo-américain bon vivant et ventripotent qui vit en vase clos dans sa communauté et  est pétri de préjugés racistes. Sa femme et sa famille, au sens large du terme, sont ses piliers et en tant que bon époux, il se doit de faire vivre sa famille, quitte à accepter des défis stupides tels qu’un concours « du plus gros mangeur de hots dogs » ou la mission plus délicate de conduire un « nègre » en terres sudistes.

Le Docteur Don Shirley, quant à lui, est un homme très instruit qui a été élevé par l’élite blanche. Il possède un grand sens de la bienséance et de l’hygiène et ses valeurs morales en font un être rigide. Il vit une crise identitaire et dit de lui même qu’il n’est pas assez blanc – pour les blancs – et pas assez noir pour les afro-américains. En dire plus serait trop vous dévoiler l’intrigue du film.  Quoiqu’il en soit, tout cela fait de lui un homme très seul. mais aussi un homme très sensible et touchant.  Désireux de  faire cette tournée avec ses deux musiciens et ayant recherché un homme susceptible de mener la tâche délicate de l’accompagner sur les routes du sud, Don Shirley propose le poste  à Tony la tchatche  non sans avoir, au préalable, demander la permission à la femme de ce dernier. 

Ce duo improbable nous laisse penser que jamais ils ne pourront s’entendre. Et pourtant, au fil des aventures, des motels, des Etats traversés, du racisme et des nombreux obstacles rencontrés, ces deux êtres vont finir par s’attendrir l’un l’autre, par se soutenir mais aussi et enfin, à se comprendre.

Beaucoup de belles scènes vont vous tirer des larmes, n’en doutez pas et d’autres vous feront rire ou vous feront bondir de tant de racisme gratuit et  profondément ancré. 

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La bande annonce ci-dessus vous donnera un bel aperçu de ce joli road movie

 

La performance des acteurs est excellente, même si l’on déplore les 20 kgs pris par le superbe Viggo Mortensen pour les besoins du film 🙂  Tous deux sont d’une justesse irréprochable et aussi attachants l’un que l’autre.

La profonde amitié qui va naître entre les deux hommes transcendera toutes formes de préjugés de classe ou communautaires et dans la réalité, ils resteront amis jusqu’à la fin de leur vie avant de s’éteindre à trois mois d’intervalles, en 2013.

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Tony Vallelonga et Don Shirley

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 Le réalisateur Peter Farelly amorce ici un virage surprenant dans sa carrière qui est différent des comédies jusqu’alors réalisées avec son frère Bobby (Dumb and Dumber, Mary à tout prix…).  Le scénario a été co-écrit avec Nick Vallelonga, le fils aîné de Tony la tchatche. Pour lui, l’acteur s’est parfaitement fondu dans le personnage.  « C’était par moment presque irréel tant il me rappelait mon père. Ses tics et la manière dont il allumait et fumait sa cigarette étaient exactement les mêmes, il s’est parfaitement approprié sa gestuelle, au point que quand je le regardais, c’était mon père que je voyais. C’était à la fois très étrange et très émouvant » .

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Ce film permet aussi de rendre hommage au virtuose Docteur Don Shirley, pianiste de génie, malheureusement tombé dans l’oubli.

Ne ratez pas cette perle du cinéma que vous pouvez visionner en famille et je suis certaine que dans ce cas, il ouvrira au dialogue.

 

Rediffusion lundi 30 mars à  13h35 sur Canal plus

 

Je vous donne rendez-vous mardi prochain pour comprendre la nécessité de posséder le « Greenbook » pour les afros-américains de l’époque.

N@tacha Ramora

Les belles choses … malgré tout!

Mes chères lectrices et lecteurs,

avec ce post qui arrive plus tôt que prévu, vous aurez compris que je n’ai pas pu partir en Mauritanie, mon voyage ayant été annulé à la dernière minute alors que j’étais déjà presque arrivée sur Paris et que je devais prendre mon avion le lendemain. Pour tout vous dire, je suis extrémement soulagée qu’il ai été annulé car je préfère respecter le confinement comme tout le monde et je pense que j’aurai eu beaucoup de difficultés pour rentrer chez moi demain matin!

Toutefois, tant que mon voyagiste n’avait pas annulé ce trek en Mauritanie, je me devais de me présenter à l’aéroport le samedi 14 mars à l’aube afin de ne pas perdre mon investissement financier.  Me voici rassurée, je suis chez moi, confinée comme vous tous et toutes et mon voyagiste a bien fait les choses puisque je sais d’ores et déjà que je pourrai reporter mon voyage à plus tard, quand tout cela sera loin derrière nous. Je plains tous les touristes français qui se retrouvent actuellement coincés au quatre coins de la planète et j’espère que chacun pourra rentrer rapidement chez soi!

Je sais que le confinement est dur pour beaucoup de personnes mais il est pourtant nécessaire et il est aussi un devoir civique face au personnel soignant qui est sur le front face à tous ceux qui sont lourdement touchés par le coronavirus! Je déplore qu’à ce jour, encore beaucoup de personnes ne respectent pas cette mise en quarantaine! Bien sûr que ce n’est pas facile de rester enfermé chez soi, mais si chacun y va de sa petite incartade, cela risque de durer encore plus longtemps!

Malgré cette période difficile où chacun de nous a peur pour ses proches et pour soi-même mais également pour son emploi et pour ses fins de mois, il nous faut parvenir à voir toutes les belles choses et la solidarité qui fleurissent de partout !

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Un petit tour d’horizon pour vous mettre du baume au coeur :

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Dans l’aquarium  Shedd, à Chicago, fermé à cause du coronavirus, deux pingouins qui ont pu  sortir de leur enclos dimanche dernier ont  visité l’aquarium en toute insouciance et sont partis rencontrer d’autres animaux.

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Photo AFP (Agence France Presse)

Les canaux de Venise sont parlants ! Avec l’arrêt du tourisme de masse, ils ont retrouvé leur limpidité …

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Vendredi dernier, le  13 mars, à Cagliari, en Sardaigne, des dauphins ont profité de l’absence de ferries,  pour s’approcher du port en longeant les quais de Luna Rossa, pour le plus grand plaisir des quelques personnes présentes.

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Image NASA

 

En Chine, des images satellite de la Nasa ont montré une baisse significative de la pollution en partie liée au ralentissement de l’économie.

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Chaque soir, à leurs fenêtres ou balcons, dès 20h, de nombreux européens applaudissent le personnel soignant pour leur dévouement et leur abnégation durant cette pandémie qui touche le monde entier.
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Les gestes de solidarité fleurissent un peu partout sur la planète, la nature et les animaux reprennent leurs droits, la terre panse ses plaies provoquées par l’activité humaine. Voilà de belles choses dont il faudra se souvenir lorsque tout ceci sera loin derrière nous!
Bien sûr, il y aura toujours les râleurs;  ceux qui critiquent sans cesse les mesures prises;  ceux qui ne respectent pas le confinement, au risque de contaminer les autres s’ils sont porteurs du virus sans le savoir, ceux qui abandonnent leurs animaux par peur qu’ils ne soient contagieux et bien d’autres…..
Mais je crois qu’il nous faut rester positifs, garder de l’espoir et nous rendre compte que nous avons de la chance de vivre en France et que tant que nous sommes en bonne santé, tout va bien! Il y aura des jours meilleurs.
Quoiqu’il en soit, pour ma part, je me souviendrai longtemps de cette période trouble! En effet, ce 19 mars, j’ai fêté mes 50 ans, confinée, comme vous tous, loin de mes filles, chacune confinée, l’une dans sa coloc’, l’autre chez son papa mais aussi loin de mes amis. Mais pourtant, les appels téléphoniques ou vidéos se sont succédés toute la journée ainsi que des messages sympathiques et de belles initiatives afin que cette date un peu particulière pour moi soit gaie et enthousiasmante! Je me suis endormie, le soir venu, touchée et heureuse de tous ces gestes amicaux……
Je veux voir dans tout cela un espoir pour la suite, prions pour que nous tirions tous enseignement de cette période difficile mais prions également pour les personnes touchées par cette pandémie abominable ainsi que pour le personnel soignant, partout sur la planète. 
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Je vous donne rendez-vous
mardi prochain pour un prochain article.
En cette période troublée, je tente,
à mon humble façon, de vous
faire penser à autre chose…
N@tacha

Chantal Baquin « Quilte pour vous »

Si certaines d’entre nous ont découvert le patchwork ou le travail du fil tardivement, pour d’autres, en revanche, ce fut inscrit très tôt dans leur parcours de vie, avec parfois un extraordinaire goût de liberté. Ce fut le cas pour Chantal Baquin, long-armeuse aux commandes de l’entreprise « Je quilte pour vous ».

Le premier ouvrage de Chantal fut un bout d’écharpe au crochet pour sa peluche préférée lorsqu’elle était enfant. Mais très vite, comme sa maman lui demandait de ne pas rester sans rien faire sur la plage, l’été, elle opta pour le canevas plutôt que pour les devoirs de vacances.

La couture fut pour elle un vent de liberté. Sa mère cousant la même robe pour sa soeur ainée comme pour  elle, autant dire qu’elle portait des tenues identiques pendant des années, d’abord celles qui lui était destinée puis, une fois trop petites, celles de sa soeur!  C’est donc pour échapper à la lassitude de porter le même modèle qu’elle s’est mise à coudre ses propres vêtements. Grâce aux patrons trouvés dans les magazines  « 100 idées » et  « Modes & travaux », elle s’est confectionné une robe vert flashy, une cape, des vêtements extravagants, sans rien dire à personne, en empruntant la machine de sa soeur quant celle-ci ne s’en servait pas. Ainsi, Chantal  a appris à coudre seule, en observant sa maman et en glanant des astuces dans les revues : un peu d’espièglerie et déjà des mains douées pour faire ressortir le meilleur des tissus.

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Puis, elle s’est offert avec malice son premier pantalon, un « jean », vers l’âge de 15 ans, grâce à l’argent gagné en faisant du baby-sitting. Ce pantalon, elle l’a usé  jusqu’à la corde, le transformant même en short pour l’amortir jusqu’au bout! Le symbole fort que représentait ce premier achat au goût de liberté était un pied de nez à  l’éducation reçue, stricte et parfois étouffante.

Elle aurait adoré préparer un CAP de couture mais au lieu de cela, elle a dû passer son bac. Puis elle a été admise en IUT d’animations socio-culturelles, IUT qu’elle a choisi  pour son éloignement à l’autre bout de Paris, faute de pouvoir se diriger vers l’histoire de l’art, selon son propre goût. Lorsque  son père, fut  chargé d’éclairer et de mettre en valeur  toutes les expositions du Petit et Grand Palais, elle  pu profiter de ce joli privilège pendant une quinzaine d’années, les visitant toutes, ce qui lui permit d’avoir de grands moments de complicité avec son papa avec qui elle déjeunait avant qu’ils ne se promènent ensemble dans les expos et leurs coulisses.

Elle a enfin pu accéder à des études d’histoire de l’art, si chères à son coeur . C’est pourquoi elle est partie sur Dijon et a travaillé, parallèlement à ses études, dans une association de restauration de patrimoine qui s’occupait de petits lavoirs en Bourgogne.

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Lavoir de Noyers-sur-Serein, Bourgogne

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.En outre, Chantal est aujourd’hui titulaire de la formation Rachel Boyer de  l’école du Louvre, cycle réputé et fortement demandé. C’est grâce à ce cursus qu’elle peut regarder et comprendre un tableau ou une oeuvre d’art, mais aussi un  patch, sachant immédiatement ce qu’elle va devoir mettre en valeur. Elle a ainsi rapidement un aperçu des différents quiltings qu’elle va pouvoir proposer.

Sa première approche du patchwork, elle l’a eu en tant que jeune fille au pair en Angleterre, dans une famille aristocratique. Tandis qu’elle  accompagnait la jeune maman à Londres, chez Harrod’s, elle a acheté des coupons de Laura Hasley fleuris avec lesquels elle a fait son premier ouvrage.

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Harrod’s, la « caverne d’Ali Baba », Londres

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.Puis, elle a créé un baby quilt pour son premier bébé :  une échelle de Jacob dans des tons de bleus. Par la suite, elle s’est surtout concentrée sur la couture utile pour ses enfants et sa maisonnée. Chantal s’est beaucoup investit dans son rôle de mère et d’épouse, mais c’était sans compter les vicissitudes de la vie. Son mari a choisi de continuer la route sans elle et Chantal a dû retrouver un emploi rapidement. Une cliente du magasin l’a mise en contact  avec Emma Coutancier et elle a pu intégrer sa boutique « Au fil d’Emma ».

Peu de temps après, elle a eu une belle révélation à Sainte-Marie-aux-Mines! Dans l’entrée du Carrefour Européen trônaient de magnifiques Long-arms. Au moment de la pause déjeuner, elle est restée longuement en admiration devant le travail minutieux de ces belles machines. Lorsqu’elle y est retournée le lendemain, ce fut pour investir dans son futur avenir professionnel de long-armeuse, repartant du Carrefour la tête pleine de projets. Un de ses fils s’est chargé de créer son site internet et c’est ainsi que l’aventure a débuté. Grâce à un excellent référencement sur internet ainsi qu’un coup de pouce d’Emma, elle est parvenue à se faire connaître. L’aventure de « Je quilte pour vous » prenait vie.

Désormais professionnelle impliquée dans son métier, il lui est primordial de connaître l’histoire de l’ouvrage qu’elle va installer sur sa long-arm pour affiner davantage son quilting. Elle souhaite qu’il corresponde complètement aux attentes de la quilteuse qui lui aura confié un patch si précieux pour elle. Bien sûr, quelquefois, l’idée d’un quilting peut prendre du temps et Chantal attend que l’ouvrage lui parle, restant parfois un long moment en admiration devant lui avant de se mettre au travail, pleine d’inspiration. Elle est animée d’une grande passion pour son travail  et lorsqu’elle a la chance de quilter un Dear Jane, l’enthousiasme est alors à son comble.

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Détail d’un Dear Jane

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.De temps à autre,  il lui arrive de remettre un ou deux coups d’aiguille de ci, de là, sur le patch d’une dame très âgée qui aura laissé filer quelques points. C’est de cette façon que Chantal aime son travail : magnifier un quilt, le mettre en valeur et rendre hommage à celle qui a passé tant d’heures à le confectionner.

Aujourd’hui, Elle donne régulièrement des cours de piqué libre dans les clubs de France patchwork par exemple  ou sur des salons et elle aime transmette et partager son savoir. Mais elle quilte également des patchs caritatifs tels que des baby-quilts, des caches-couveuse, ou encore des patchs pour des tombolas. Que ce soit dans son métier ou dans son quotidien, elle aime faire de petits gestes généreux pour prendre soin de son prochain et de la planète : utiliser des plats en pyrex plutôt qu’en plastique, privilégier les Bee’s wraps plutôt que le film alimentaire….de petites actions qui font du bien..

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Quilting d’un ouvrage traditionnel

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.Il y a quelques années, sur le Quilt Market de Houston, elle a rencontré le fondateur de  WonderFil Specialty Threads,  basé à Calgary, Canada, dont les variétés de fils et leurs utilisations sont nombreuses : quilting, broderie, art de la fibre,  dentelle aux fuseaux, crochet, couture… Chantal a été formée techniquement sur le choix  : fabrication, couleur, solidité, texture, tout ce qui permettra le meilleur rendu. C’est pourquoi elle est l’une des ambassadrices  Wonderfil. Mais nous pourrions également la définir comme une professionnelle impliquée, une long-armeuse passionnée par son métier ou encore une femme qui a su mener des combats pour s’affranchir d’une éducation stricte..

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Quilt Passaglia

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.Confiez-lui vos quilts, elle  mettra en valeur avec enthousiasme et dextérité vos ouvrages…

 

 https://www.jequiltepourvous.com/

 

Mail :    contact@jequiltepourvous.com

 

 

 

 

A bientôt pour un nouvel article !

A priori, il ne devrait pas y avoir de publication dans 15 jours. Si tout se passe comme prévu, je serai en Mauritanie pour un trek dans le Sahara, mais nous sommes dans l’attente de directives des autorités mauritaniennes qui vient d’expulser des touristes italiens n’ayant pas respecté le confinement demandé pour éviter la contamination par coronavirus sur leur sol. Affaire à suivre donc…

N@tacha Ramora