Ma crèche provençale

rene-de-noelChères lectrices et lecteurs, je reviens vers vous après quelques jours d’absence pour des vacances très attendues.    Aujourd’hui je viens vous souhaiter de belles fêtes de fin d’année, j’espère qu’elles vous sont douces et remplies de bons moments avec vos proches. j’ai une pensée spéciale pour tous ceux qui sont seuls dans ces moments festifs.

 

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Ma crèche Provençale

 

Dans la religion catholique, la crèche de Noël met en scène la nativité, naissance de l’enfant Jésus. Elle peut être vivante, statique ou encore mécanique. Les crèches de Noël vivantes se développent en Europe à partir du 13 ème siècle suite à la réalisation d’une telle crèche par François d’Assise en 1223 à Greccio, en Italie.

Grâce aux progrès de l’horlogerie, les crèches mécaniques deviennent populaires dans toute l’Europe au 17 ème siècle. La première qui fut mécanisée en France, à Marseille,  fut créée par un dénommé Laurent.

La démocratisation des crèches domestiques est favorisée au19ème siècle par la fabrication en série des figurines en plâtre peint et leur diffusion par les marchands d’objets religieux.

De nos jours, la tradition de la crèche de Noël s’est développée dans le monde entier en adaptant l’évangile selon la diversité des cultures. Depuis novembre 2016, le Conseil d’Etat a statué sur la possibilité d’installer des crèches dans des établissements de la République suite aux tensions religieuses en France.

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PETIT TOUR DU MONDE DES CRèCHES

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Crèche de Noël au Portugal

Crèche de Noël au Portugal

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Crèche Amérindienne, Québec

Crèche Amérindienne, Québec

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Crèche de Noël italienne

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Crèche de Noël bavaroise

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La tradition de la crèche provençale débuta tout d’abord en 1775 à Marseille avec le dénommé Laurent dont je vous parlais plus haut. Il s’agissait donc de santons articulés vêtus de costumes locaux. Laurent avait fait toute une mise en scène comprenant par exemple le Pape descendant de son carrosse, suivi des cardinaux, pour venir bénir  l’enfant Jésus ou encore, un vaisseau de guerre tirant une salve d’artillerie pour saluer sa venue au monde, ce qui le faisait sursauter.

 
Mais les vrais santons de Provence ‎en argile non cuite ont été façonnés par Jean-Louis Lagnel, à Marseille, à la fin du 19 ème siècle. S’ils ont été fortement concurrencés, au tout début, par les Santibelli, en plâtre, vendus par des marchands Napolitains dans les rues du Vieux-Port, depuis, ce sont les santons de Provence qui ornent fièrement nos crèches.
D’après Marcel Carbonnel, l’un des plus prestigieux santonniers, la crèche Provençale mêle aujourd’hui « le profane au religieux »‎ et on peut y voir en effet désormais une multitude de corps de métier aux côtés des personnages religieux.
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Marcel Carbonel travaillant sur un santon

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Si ma famille n’a jamais été pratiquante ni même catholique, la crèche provençale, à cause de nos origines Marseillaises,  a toujours tenu une place de choix chez nous ‎. Ma maman aimait exprimer son côté créatif en la mettant en place chaque année à côté du sapin et nous étions chargés de rajouter quelques cailloux et un peu de mousse pour la rendre plus vivante.
Ce dont je me souviens aussi, c’est mon émerveillement lorsque que ma grand-mère paternelle, qui habitait Aubagne‎, m’emmenait voir la crèche permanente du « Petit monde de Pagnol » où je retrouvais tous les personnages que j’aimais tant : la célèbre partie de carte, ce triste boulanger et ‎sa Pomponette, la sauvage Manon des sources, Marcel Pagnol enfant et ses collines, si chères à son coeur …
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Le petit monde de Pagnol, Aubagne

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Tous ces personnages étaient pour moi un enchantement et je ne peux que vous conseiller, si vous aimez Pagnol et que vous passez par Aubagne, de vous rendre sur l’Esplanade De Gaulle pour voir cette exposition qui vous rendra votre âme d’enfant.
 
Comme vous l’imaginez sans doute, la crèche provençale occupe donc chez moi une place ‎de choix et nous achetons chaque Noël quelques santons supplémentaires bruts que nous peignons nous-mêmes.  Au fil des ans ans, je les dispose tous autour d’une étable offerte par l’une de mes amies. Mais cette année, je suis heureuse d’offrir un vrai village à mes santons!
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Toutes ces maisons sont un émouvant cadeau de mon oncle, ne serait-ce que pour les heures passées à les  confectionner.   Nul doute que mes santons sont aujourd’hui des personnages heureux!!!
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Dans le fond, l’incontournable « Fanny » soulevant ses jupons.

Lire ici l’origine de l’expression  » faire Fanny ou embrasser Fanny » :

 

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Certes, quelques-uns restent encore à peindre mais nous prenons notre temps car ce sont des étapes délicates, la plus difficile étant de dessiner l’expression du visage. Chaque année, c’est toujours excitant de se rendre au marché de Noël de Lyon pour choisir nos santons parmi la multitude proposée. Je crois que dans une vingtaine d’année, si je perpétue la tradition, mon salon ne sera plus suffisamment grand pour accueillir ma crèche! Mais d’ici là, j’en profite pleinement…

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Prenez soin de vous mes amis,

Nat@cha

« La Victoire », une boutique au coeur d’Aix en Provence

imgp5121-convertimageDurant le mois de juillet dernier, je me suis rendue dans le Var, à Correns, joli petit village provençal où résident une partie de l’année des membres de ma famille qui me sont chers. Quelques mois plus tôt, j’avais dû annuler une interview à Aix-en-Provence, préoccupée par quelques petits soucis. J’ai donc décidé de recontacter Marie-Hélène Collet, qui gère, auprès de son mari Philippe et de sa belle-soeur, Joëlle, la boutique de tissus  » la Victoire ».

Suivant à la lettre les indications de Marie-Hélène pour la retrouver,  je pénètre dans la vieille ville qui a tant de cachet. Je me perds quelques instants mais une dame âgée propose de m’accompagner puisqu’elle se rend justement au marché qui se tient à l’endroit même où j’ai rendez-vous. Nous devisons toutes les deux en chemin et je me dis que malgré mon amour pour ma région lyonnaise d’adoption, cette facilité provençale du contact humain me manque profondément.

Me voici arrivée devant la boutique  « La Victoire », nommé ainsi car elle existe depuis près de 100 ans et a ouvert ses portes à la fin de la première guerre mondiale d’où le choix de ce nom fêtant la victoire des alliés.

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C’est autour d’un délicieux petit-déjeuner pris à une terrasse d’Aix que Marie-Hélène m’explique que le commerce a tout d’abord été tenu par une première famille plus de cinquante ans avant que ses beaux-parents ne le rachète il y a 48 ans de cela. Philippe,  Joëlle  et elle-même sont donc la seconde génération de la famille Collet à la détenir.

 

 

 

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Outre Marie-Charlotte, qui travaille auprès du trio depuis près de 6 ans, ils forment aussi des BTS en alternance et son heureux d’avoir aujourd’hui une bonne dynamique dans leur équipe. Joëlle et Marie-Hélène s’occupent davantage des commandes et de la vente tandis que Philippe est plus axé sur la gestion et l’administratif, bien qu’il assure lui aussi le côté vente. Marie-Hélène pousse ses jeunes en formation à maîtriser les langues étrangères, notamment l’anglais. C’est ainsi que Marie-Charlotte est partie neuf mois dans une famille de « coeur » aux USA. La boutique accueille aussi des étudiants de l’Institut américain.

C’est tout naturellement que Joëlle est venue travailler à la boutique auprès de ses beaux-parents. Quant à Philippe,  il a grandit entre les métrages de tissus, les coupons et  la petite mercerie. Marie-Hélène enfin, est venue pour un job d’été tandis qu’elle était encore étudiante et n’a plus jamais quitté ce commerce. Elle me raconte que sa belle-mère était une femme à poigne qui lui a transmis l’amour de ce travail pour lequel elle pense sincèrement être faite. Elle ne me  cache pas que pour ses beaux-parents, laisser les rênes du magasin n’a pas été facile car la façon de diriger était différente. C’est sans doute l’éternelle difficulté générationnelle  dans la transmission d’une entreprise familiale.

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Marie-Hélène et Philippe ont quatre enfants et  leur  objectif n’est pas que l’un d’eux reprenne le magasin. Marie-Hélène  espère leur transmettre l’envie de faire leur propre choix professionnel. Elle leur insuffle du mieux qu’elle peut une ouverture sur le monde et sur les gens car c’est ainsi que je la perçois : ouverte et généreuse !

Comme une majorité de  commerces en France, l’équipe doit composer avec les aléas de la crise économique et des nouvelles formes de commerce. Mais chacun d’eux s’investit pour continuer de faire vivre leur boutique. C’est ainsi qu’il y a quelques temps, tout en gardant l’esprit vintage, ils ont changé les tables de découpe et ont passé la caisse au fond du magasin et non plus à l’entrée comme pendant ces quarante dernières années. Ils ont aussi beaucoup souffert de l’image stéréotype « magasin de tissu provençal » et ils sont heureux aujourd’hui de voir la tendance enfin s’inverser grâce à tous leurs efforts. Car La Victoire, ce sont des tissus d’habillement, des soieries, du linge de maison traditionnel, des couvertures cardées, une mine d’or qui se doit d’être découverte en passant la porte de la boutique.

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Bien sûr, pendant la période estivale, il y a de produits provençaux en vitrine qui attirent le chaland. Mais ce sont uniquement des produits nobles avec lesquels ils travaillent régulièrement : des rééditions des dessins Valdrôme, des nappes 100 % coton, des lins imprimés, des Olivades et non pas des nappes à 10 euros en polyester provenant de Chine. Aujourd’hui, l’équipe privilégie les tissus nobles, les belles matières mais aussi et surtout, ils préféreront proposer à la vente des produits issus de l’Union Européen plutôt qu’asiatiques.

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Les tissus nobles Provençaux

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Marie-Hélène se réjouit de voir des clientes, qu’elle a connu enfant, venir acheter le tissu de leur robe de mariée par exemple. La transmission s’est faite par une grand-mère ou une mère et c’est un vrai bonheur pour elle. L’équipe dirigeante est bien consciente que la création de quilts représente un budget conséquent. C’est la raison pour laquelle ils ont développé une gamme en 150 cm de large, ce qui permet à leurs clientes d’avoir plus de matière et du surplus pour d’éventuels échanges avec leurs amies.

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Le rayon des patcheuses

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La caverne d’Ali baba des tissus d’ameublement, soieries et donc, des futures mariées!

 

Mais ils recommandent aussi la technique du décatissage. Qu’est-ce donc? Il faut savoir qu’aujourd’hui, quelque soit les produits textiles que vous achetez (métrage de tissu, prêt-à-porter, linge de maison), ils possèdent en quasi majorité des apprêts. La technique du décatissage consiste donc, après l’achat,  à faire tremper votre textile coton, lin ou viscose dans une bassine d’eau froide toute la nuit, ce qui ôte les apprêts. Cette technique permet de fixer les couleurs afin d’éviter les dégorgement, pré-retrécit un métrage de tissu, rends à la fibre sa noblesse. Cela  permet ensuite de passer le lin au sèche-linge et de ne plus avoir de traînées blanches sur vos jeans.

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imgp5136Toute l’équipe fourmille de projets et en cette fin d’année, la boutique fête ses 100 ans d’existence! Un siècle pour un magasin de tissus, ce n’est pas rien aujourd’hui tandis que le web propose une multitude de produits. Mais rien ne remplacera un accueil chaleureux, un bon conseil, un sourire, un professionnalisme sans faille. C’est ce que vous trouverez chez « La Victoire ». Que vous soyez Aixoise ou simple touriste, n’hésitez pas à leur rendre visite!

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Je vous souhaite un bon avent à toutes

et tous!

 

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N@tacha Ramora

Décembre 2016, Quelques expos près de chez nous….ou un peu plus loin !

Chères amies quilteuses, depuis peu, à chaque début de mois – le premier jour du mois pour être précise – je vous propose de diffuser vos annonces d’expositions, de salons et d’Art textile de la région Rhône-Alpes-Auvergne (voire plus…) que vous voudrez bien me faire passer. Voici donc quelques ballades à venir pour partager et échanger avec d’autres passionnées comme vous :

Misérieux, Ain :

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Ferrette, Haut -Rhin :

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Si vous souhaitez que je diffuse votre annonce d’expo, merci de me les adresser par mail au format JPEG ou PDF avant le 20 de chaque mois pour le mois suivant. Merci de respecter ces simples consignes pour vous assurer que je puisse mettre vos demandes à temps sur le blog 🙂   N’hésitez pas à  diffuser ce message aux personnes et clubs qui peuvent être intéressés!                Mon mail : chronique.patchwork@yahoo.fr 

Bien entendu, je vous souhaite de belles découvertes!

A mardi prochain pour un nouvel article

N@tacha Ramora

Estelle, quilteuse et globe-trotteuse, seconde partie

Il est l’heure, refermons nos valises et repartons en voyage avec Estelle et JP qui filent vers le Nord pour un  quatrième périple sous le soleil australien . Nous les avions laissé à Pancake Rocks à Punakaiki mais aussi, auprès de Brigitte Giblin.  Cette fois-ci, Ils ont choisi d’explorer la pointe septentrionale de l’Australie, de Broome à Darwin.

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De Broome à Darwin

De Broome à Darwin

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En reconnaissance sur une infime partie du Lurujarri Heritage Trail (80 km) le long des roches rouges sur fond d‘océan bleu marine

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Boab Prison Tree, 1000 ans. Il n'abrite plus de prisonniers, mais des serpents

Boab Prison Tree, 1000 ans. Il n’abrite plus de prisonniers, mais des serpents

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Nitmiluk NP (Katherine Gorge) se situe à seulement 30 km de l'hôtel : 13 gorges taillées en enfilade dans un plateau de grès rouge vieux de 1650 millions d'années

Nitmiluk NP (Katherine Gorge) : 13 gorges taillées en enfilade dans un plateau de grès rouge vieux de 1650 millions d’années

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site de Nourlangie : une randonnée dans les anfractuosités rocheuses qui recèlent un art rupestre époustouflant

Site de Nourlangie : une randonnée dans les anfractuosités rocheuses qui recèlent un art rupestre époustouflant

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 le seul et unique quilt shop de tout le parcours : Dragonfly Fabrics à Alawa

le seul et unique quilt shop de tout le parcours : Dragonfly Fabrics à Alawa

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Le cinquième et dernier Road Trip australien d’Estelle et JP, enfin,  fut l’Ouest, avec un départ de Perth, une boucle par l’intérieur des terres puis le long de la côte pour revenir vers Perth.

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Le parc national du Cap Le Grand est un parc national en Australie-Occidentale, à 631 km au sud-est de Perth et à 56 km à l'est d'Esperance. La longue côte granitique offre quelques vues remarquables et des plages d'un sable blanc immaculé

Le parc national du « Cap Le Grand » se trouve en Australie-Occidentale, à l’est d’Esperance. La longue côte granitique offre quelques vues remarquables et des plages d’un sable blanc immaculé

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Même les kangourous profitent des plages superbes!

Même les kangourous profitent des plages superbes!

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      Craftshop (boutique d’artisanat) et quiltshop à Denmark

sur South Coast Highway

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Dans Jewel Caves, les concrétions calcaires de toutes formes ont des noms évocateurs : la forêt, le gâteau de la mariée, le dromadaire, la barrière de corail...

Dans Jewel Caves, les concrétions calcaires de toutes formes ont des noms évocateurs : la forêt, le gâteau de la mariée, le dromadaire, la barrière de corail…

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 le Minnamurra Riparian Rainforest Center dans Budderoo NP. Une belle balade de 2 heures sur un réseau de sentiers balisés assez pentus et de passerelles surélevées ancrées sur la crête d'un canyon.

le Minnamurra Riparian Rainforest Center dans Budderoo NP. Une belle balade de 2 heures sur un réseau de sentiers balisés assez pentus et de passerelles surélevées ancrées sur la crête d’un canyon.

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Encore un peu plus de rêve en cliquant sous le lien ci-dessous :

http://we2016.uniterre.com

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L’Australie se mérite toutefois! Il faut compter trente heures de voyage avec vingt-quatre heures de vol effectif. Au fil des ans, l’aéroport de Sydney étant très bien desservi, les prix des billets d’avion ont tendance à baisser un peu. Pour les plus courageux, il est possible d’obtenir des prix défiant tout concurrence à condition  d’accepter les 50 heures de voyages (vols + escales) proposés.

Mais ce ne sont pas les seuls voyages d’Estelle et son époux. Ils se rendent régulièrement aux Etats-Unis puisque l’une des amies d’enfance de notre globe-trotteuse y vit  et ils ont pu découvrir le mode de vie de l’Amérique profonde au gré des quelques déménagements de l’amie en question dans l’Etat de Floride. Ils en ont profité pour explorer les Parcs de l’Ouest Américain ainsi que Yellowstone et le Grand Teton.

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Floride, les Everglades

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"Castle Geyser", Parc de Yellowstone

« Castle Geyser », Parc de Yellowstone

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Grand Teton National Park

Grand Teton National Park

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Ils se sont également rendus en Nouvelle-Zélande qui recèle, elle aussi, des merveilleux paysages et ils pensent y retourner au mois de février 2017.

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Glacier Flight

Glacier Flight

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Wai-O-Tapu (eau sacrée) Thermal Wonderland

Wai-O-Tapu (eau sacrée) Thermal Wonderland

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En route pour le parc national Abel Tasman, du nom de l'explorateur néerlandais qui fut le 1er européen à poser le pied en Océanie à la fin du 17Ème siècle.

En route pour le parc national Abel Tasman, du nom de l’explorateur néerlandais qui fut le 1er européen à poser le pied en Océanie à la fin du 17Ème siècle.

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Ayant visité, entre autres, la Chine et le Vietnam, Estelle est beaucoup moins attirée par l’Asie. Malgré tout, elle a exploré l’Inde au travers d’un voyage hors des sentiers battus ayant pour fil conducteur le textile et permettant des rencontres émouvantes et enrichissantes avec les artisans. Ces périples sont organisés avec passion par l’Association « Les fils de Mirabaï » de Danièle Schmitt et sont  ouverts sur la diversité culturelle, la richesse de l’art et le partage des savoir-faire en une expérience unique et originale. Elle propose notamment deux voyages thématiques sur le textile : un en Inde du Nord et un second en Inde du Sud.

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http://les-fils-de-mirabai.fr/

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C’est l’Inde du Nord qu’Estelle a choisi et elle a trouvé que ces excursions, extrêmement bien conçues, était à la fois variées et intenses : rencontre avec des artisans dans des ateliers de broderie avec notamment des brodeurs hommes, mais aussi découverte d’ateliers de teinture et d’impressions sur tissus, de visites de musées dont certains ne sont pas accessibles au grand public car privés, de boutiques et enfin, de promenades sur des marchés. Cette fois-ci, elle était accompagnée de son amie de Floride qui l’avait rejointe pour l’occasion et elles ont vécu ensemble des moments inoubliables et complices.

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Le parcours effectué

Le parcours effectué au coeur du Gujarat et du Rajasthan

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Udaipur, la cité de l'Aurore

Udaipur, la cité de l’Aurore

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Le marchand de tissus de Luni fait l’affaire de la semaine (ou du mois…) avec toutes ces quilteuses venues de France!

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Flânerie dans le bazar de Jaipur

Flânerie dans le bazar de Jaipur

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Les petits bonheurs de la route

Les petits bonheurs de la route

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Le village de Bagru est un important centre de productions textiles

Le village de Bagru est un important centre de productions textiles

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L'atelier de broderie de la famille Cham

L’atelier de broderie de la famille Cham

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Les hébergements à eux seuls valaient le détour ! En effet, de nombreux Rajahs n’ont plus les moyens d’entretenir leur palais, c’est pourquoi beaucoup d’entre  ont été transformés en hôtel afin  d’accueillir les touristes. Des palais récemment rénovés à d’autres encore bien poussiéreux, chacun avaient leur charme mais Estelle a gardé une préférence pour ceux qui sont restés dans leur jus, ceux où elles se perdaient parfois dans un dédale de couloirs pour retrouver leurs chambres ou la salle à manger. Dans ces lieux qui avaient été fastueux, il n’est pas rare aujourd’hui de boire un verre avant ou après le repas avec le Rajah et sa famille, ce qui est souvent étonnant pour les occidentaux  que nous sommes.

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Des palais en guise d'hôtel

Des palais en guise d’hôtel

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Un havre de paix pour un repos bien mérité

Un havre de paix pour un repos bien mérité

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Moi qui serai séduite par un tel voyage, je m’attendais à un prix exorbitant pour un séjour que l’on peut  considérer comme étant du  haut de gamme.   Mais Estelle  m’assure avoir payé moins  de 3 000 euros, prix comprenant toutes les prestations, pourboire du guide restant à notre discrétion mis à part. J’avoue qu’elle m’a mis l’eau à la bouche et je crois que je me laisserai bien tenter pour fêter ma prochaine décade, dans quelques petites années.

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Pour revivre le voyage textile en Inde d’Estelle, suivez ce lien :

http://indetextile.uniterre.com

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Estelle relate ses voyages dans son blog pour perpétuer le plaisir des cahiers de vacances qu’elle tenait enfant mais aussi pour satisfaire son goût pour l’écriture car elle trouve que c’est un excellent exercice intellectuel. Elle prépare les posts et les photos tandis que son mari s’occupe de la mise en page du site. Cela permet à leur famille et leurs proches de les suivre tout au long de leurs voyages. Nul doute qu’Estelle et JP projettent encore de nombreux voyages et je ne peux que leur souhaiter de savoir toujours profiter pleinement de ces moments plein de grâce et hors du temps!

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Je tiens vivement à remercier Estelle du temps qu’elle m’a accordé pour cet interview qui était passionnant et qui me laissera un souvenir rêveur et enthousiaste.  Merci Estelle !

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Trio de patcheuses

Délégation du 68, Corinne à droite

Mais je tiens aussi à remercier mon amie Corinne,  de  la délégation du 68, sans qui cette jolie  rencontre  n’aurait pu avoir lieu.

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@ bientôt pour un nouvel article et merci pour vos commentaires

et vos encouragements, vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre,

cela fait chaud au coeur!!!

Natacha Ramora

Estelle, quilteuse et globe-trotteuse

estelle-et-jpAujourd’hui, j’aimerai à nouveau vous faire voyager au travers des belles aventures d’une quilteuse globe-trotteuse. Partons à la découverte d’Estelle, une grande voyageuse qui est aussi une patcheuse passionnée !

Estelle et son époux JP ont deux fils qui vivent tous deux à l’étranger, l’un à Bruxelles et l’autre en Australie, sur les Northern Beaches, au Nord de Sydney. Les voyages pour l’Océanie ou la capitale de l’Europe sont donc fréquents pour eux et font l’objet de belles explorations.

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Estelle est aussi une patcheuse expérimentée. Elle a découvert l’art d’assembler des petits bouts de tissus il y a une vingtaine d’années. Elle a toujours fait des travaux manuels et toute petite déjà, elle voyait sa maman et sa grand-mère ayant sans cesse  un ouvrage de tricot en cours. Elle a  aimé, de son côté, se diversifier  en touchant à plusieurs loisirs créatifs. Lorsque deux de ses amies ont découvert le patchwork et qu’elles n’ont plus parlé que de cela, elle a été fortement agacée mais du coup, curieuse, elle a voulu comprendre le pourquoi de cet engouement. Le piège s’est refermé sur elle! Aujourd’hui, elle dit être sans doute plus mordue que ses deux copines!

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Elles font partie toutes les trois de « l’Atelier du patchwork de Ferrette » qui est pour elle une école de rigueur car il s’agit de patchwork traditionnel entièrement fait à la main, rien de tel pour apprendre de solides bases. Cet atelier donnera d’ailleurs sa première exposition de Nöel pour fêter ses 20 ans d’existence.

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Parallèlement à son implication au club de Ferrette, elle a créé il y a quinze ans un petit atelier de patchwork dans le village où elle vit, Carspach. Les objectifs sont très différents:  découverte de nouvelles techniques, association de techniques ou usage de divers matériaux. A ce jour, elles sont une quinzaine de membres et elles ont la chance, lors des expos de l’Atelier de Ferrette, de pouvoir y participer en bonne intelligence et sans concurrence aucune. Le Maire de son village ne donnait pas cher à l’époque d’un club exclusivement féminin qui perdurerait dans le temps mais l’atelier est toujours là et participe activement à la vie du village au travers différentes manifestations mais aussi, tous les deux ans, grâce à une journée de solidarité en association avec le club de lecture. Elles récoltent ainsi des fonds qui sont reversés à des oeuvres caritatives, la dernière en date ayant permis d’aider à la création d’un accueil périscolaire en Inde monté par le guide qu’Estelle a rencontré durant son voyage en Inde – voyage dont je vous parlerai plus loin.

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Concernant les voyages justement, si Estelle aime profondément sillonner diverses régions du globe, c’est qu’étant d’une nature curieuse, elle aime aller à la rencontre d’autres cultures, d’autres ailleurs. Pour elle, l’échange se fait toujours dans les deux sens, la France étant un pays qui fascine, vu de l’extérieur. Ses parents ont semé en elle l’envie d’explorer le monde en lui faisant découvrir plusieurs régions de France. Puis, une fois adulte, elle a commencé à voyager avec son époux, dès qu’ils se sont mariés, en n’hésitant pas à emmener leurs deux enfants avec eux. Cette transmission de partager ensemble d’autres cultures fait qu’aujourd’hui, ses deux fils vivent avec bonheur à l’étranger.

Estelle et JP passent donc régulièrement des week-ends au Luxembourg où les retrouvailles avec leur fils sont toujours sources de joie et où ils prennent le temps de faire mille et une petites choses. Mais ils partent également une fois par an en Australie et ce pour 6  semaines à chaque fois. Si le début et la fin de leurs séjours sont réservés aux bons moments en famille chez leur fils et leur belle-fille, Estelle et son époux réservent au moins trois semaines à la découverte d’une nouvelle région de l’Australie. Depuis 2009, ils ont parcourus beaucoup de km du nord au sud, de la côte Est à la côte Ouest, ils sont toujours éblouis par la splendeur des paysages.

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Ils préparent leur parcours à l’avance : le circuit et les endroits où passer la nuit, sachant qu’ils restent généralement 2 ou 3 jours dans un même lieux car il y a toujours tant de choses à voir.  Estelle sélectionne  les sites naturels à visiter pour avoir une idée du temps que cela prendra, les expos susceptibles  des les intéresser ainsi que les boutiques de patch évidemment. Pour le reste, elle fait confiance aux guides touristiques qu’elle glisse dans son sac et ils partent ainsi découvrir les merveilles de cet immense pays. Car l’Australie représente une superficie de 7 686 850 km² ,  34 218 kilomètres de côtes bordées par les océans Indien, Pacifique ou Austral et une population d’environ 23 millions d’habitants.

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Source : « Jump-voyage.com »

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Leur premier voyage leur a permis de remonter la côte Est de  Sydney à Cairn et au-delà jusqu’à la fin de la route goudronnée à Daintree, puis le centre rouge de Yulara à Alice Springs en passant par Ayers Rock et Kings Canyon.

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Kata Tjuta

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 Kings Canyon

Kings Canyon

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Yangaburra, village classé

Yangaburra, village classé

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Les majestueux red tulips aoks

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Changements de teintes au coucher du soleil sur l'Ayers Rock

Changements de teintes au coucher du soleil sur l’Ayers Rock

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Voici le lien qui vous permettra de voir encore bien d’autres photos toutes plus alléchantes les unes que les autres :

http://kangourou2009.uniterre.com/

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Pour le  second voyage, ce fut les Blue Mountains, Canberra puis ils ont longé la côte jusqu’à Melbourne pour enfin terminer sur Adélaïde et Kangaroo Island.

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Estelle près de la place d'Eden, un des lieux de passage des balènes

Estelle près de la plage d’Eden, un des lieux de passage des baleines

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Surf rescue sur la Bass Coast

Surf rescue sur la Bass Coast

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Forêt de koalas sur la péninsule d'otway NP

Forêt de koalas sur la péninsule d’otway NP

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De nombreuses arches complètent le site du port campbell NP exposé au vent venant de l'antarctique

De nombreuses arches complètent le site du port campbell NP exposé au vent venant de l’antarctique

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La petite ballade des kangourous

La petite ballade des kangourous

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Toujours plus de photos et de récits :

http://oceandundee.uniterre.com

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Le troisième périple fut la  remontée jusqu’à Noosa, Brisbane et son arrière pays. Ils n’ont pas souhaité trop s’éloigner cette fois-ci afin de profiter pleinement de la naissance de leur petit-fils.

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Beachfront Cove, Noosa Heads

Beachfront Cove, Noosa Heads

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Brisbane

Brisbane

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Brisbane Botanic Gardens

Brisbane Botanic Gardens

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Au cours de ses escapades en Australie, Estelle a pu effectuer des stages de patchwork qui lui permettent aujourd’hui de connaître d’autres méthodes de patch et de progresser dans sa passion. Elle s’est donc rendue chez la dynamique Kathy Doughty à Drummoyne où le stage, très technique, nécessitait l’utilisation de nombreux matériaux.

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Kathy Doughty

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Elle a aussi rencontré Brigitte Giblin qui est venue dans un petite boutique Quiltsmith à Annandale , dans la banlieue de Sydney avec trois valises de quilts. Brigitte a eu l’extrême gentillesse de présenter à Estelle tous les patchs figurant dans son ouvrage  » Feathering the Nest «  C’est une artiste chaleureuse et très abordable.

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Brigitte Giblin

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Brigitte Giblin chez Quiltsmith

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Estelle aime justement chez les quilteuses australiennes cette profonde envie d’échanges et de partage, leurs groupes se formant dans un rayon de 100 km tant ce pays est immense. Il faut donc qu’elles soient particulièrement passionnées pour se réunir autour de leurs ouvrages! La passion? Serait-ce ce qui anime Estelle justement?

Je vous donne rendez-vous vendredi matin pour lire la suite de ses aventures palpitantes à travers deux autres périples en Australie mais aussi en un fabuleux voyage thématique sur l’art textile en Inde. Vous me suivez? 

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Véronique Abt, artiste peintre, chemsi.pagesperso-orange.fr

 

à suivre….

N@tacha Ramora

 

L’ultime ouvrage de Françoise Morot-Sir

Françoise Morot-Sir

Il y a quelques mois, je vous avais présenté Françoise Morot-Sir, auteure d’ouvrages pour enfants mais aussi d’autres livres à destination des adultes dont l’un met en scène l’écriture et la poésie, la calligraphie et le patchwork ! Elle s’était inspirée de patchs de Florence Chambe, de l’Atelier des cœurs pour en écrire les poèmes.

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https://chroniquepatchwork.com/2015/09/01/rencontre-avec-francoise-morot-sir/

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Malheureusement, Françoise nous a quitté peu de temps après. Mais ses enfants et ses proches ont souhaité faire publier son ultime livre et ils ont mené ce projet à bien. Ce joli conte pour enfants se nomme « Arjolou et le monde en couleurs ».

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les enfants adorent les contes de Françoise et ils abordent avec douceur de grandes réflexions, des contes sur une société que l’auteure rêvait très tolérante et pleine d’amour …….

 

 

 

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Pour les lyonnaises et alentours, sachez que le samedi 26 novembre 2016, à la librairie de Sainte Foy les Lyon (de 10h à 13h et de 15h à 18h), au 36 Grande Rue, toute la famille de l’auteure sera présente pour une séance de dédicace.

Pour celles et ceux qui ne sont pas de la région, sachez que vous pouvez vous procurer quelques merveilleux livres de Françoise Morot-Sir en suivant les liens ci-dessous :

http://www.decitre.fr/livres/arjolou-et-les-voeux-de-noel-9782955295021.html
http://www.decitre.fr/livres/voyage-dans-une-cabane-magique-9782955295014.html

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Les fêtes de Noël approchent, pensez à ces quelques jolis présents pour gâter vos enfants ou petits-enfants 😉

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Pour ma part, je vous donne rendez-vous mardi 15 novembre pour découvrir la vie trépidante d’Estelle, une quilteuse globe-trotteuse

N@tacha Ramora

Quelques expos près de chez nous….ou un peu plus loin !

Vous lisez le centième article de ce blog! 🙂

Chères amies quilteuses, dorénavant, à chaque début de mois, le premier jour du mois pour être précise, je vous propose de diffuser vos annonces d’expositions, de salons et d’Art textile de la région Rhône-Alpes-Auvergne (voire plus…) que vous voudrez bien me faire passer. Voici donc quelques ballades à venir pour partager et échanger avec d’autres passionnées comme vous :

Vétraz-Monthoux :

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Meyrin-Genève :

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Bellignat :

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Misérieux :

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Pour celles qui en auront l’occasion, je vous souhaite de charmantes promenades parmi les quilts mais aussi de belles rencontres !

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Si vous souhaitez que je diffuse votre annonce d’expo, merci de me les adresser par mail au format JPEG ou PDF avant le 20 de chaque mois pour le mois suivant. Merci de respecter ces simples consignes pour vous assurer que je puisse mettre vos demandes à temps sur le blog 🙂   N’hésitez pas à  diffuser ce message aux personnes et clubs qui peuvent être intéressés!                Mon mail : chronique.patchwork@yahoo.fr 

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Linda Koenig, source « La ruche des quilteuses »

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Avant de refermer cette petite chronique du mardi, je vous conseille vivement de vous rendre sur le blog de Katell qui rend un très bel hommage à Linda McIntire Koenig de Quiltplus dans l’Indiana qui nous a quitté le 13 octobre dernier.

https://quilteuseforever.wordpress.com/2016/10/31/linda-mcintire-koenig/

 

 

@ bientôt pour un nouvel articlelinda-koenig-pour-lamour-du-fil

Natacha Ramora

(source : France Patchwork Charente, stand de Linda lors de la dernière édition de « Pour l’amour du fil »)

Les nouvelles aventures de l’Atelier des Abcdaires

Véronique et Bénédicte Maurin

Véronique et Bénédicte

Lors de mon premier rendez-vous à l’Atelier des Abcdaires, il y a presque deux ans, Véronique et Bénédicte avaient déjà entamé une évolution dans la gestion de leur entreprise. Mon premier interview leur ayant plu, elles ont eu la gentillesse de mettre sur leur site un lien permanent vers cet article de mon blog et je les en remercie!

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Puis, à l’occasion d’une rencontre sur un salon, elles m’ont proposé de faire une seconde interview relatant leur changement d’orientation.
Voici donc les nouvelles aventures de l’Atelier des Abcdaires :
 
 Depuis 5 ans, Véronique et Bénédicte  souhaitaient toutes  deux évoluer vers la création textile. Possédant  les bases nécessaires en dessin, elles ont pu travailler et approfondir leurs connaissances avec Laurent, l’époux de Bénédicte, infographiste. Cette lente mutation a abouti à la fermeture des deux boutiques, celle de Nancy tout d’abord et aujourd’hui celle de Lyon depuis le début de l’été 2016. Pour elles, leur évolution n’était pas compatible avec la gestion d’un commerce car le processus de création ainsi que la promotion sur internet et dans les salons nécessitent d’en faire un métier à part entière. Pour Bénédicte, la fermeture de leurs magasins  était la suite logique de leur changement pour se diriger vers les nouvelles formes de commerce.
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Souvenez-vous, il y a d’abord eu la toute première boutique lyonnaise de broderie au point de croix de Véronique, rue des Remparts d’Ainay, puis celles de Lyon et de Nancy qu’elles ont vendues successivement pour enfin transférer l’activité au 64 de la rue des Remparts d’Ainay, dans un local qui était,  à la base, leur atelier de création partagé avec l’époux de Véronique. Ce local est désormais vendu lui aussi et elles ont entièrement réorganisé l’entreprise sur des bases différentes.
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Ainsi Véronique a choisi de partir vivre aux Antilles et, tout en continuant de travailler pour l’atelier, de le faire de façon plus détachée pour laisser les fonctions de gestion à Bénédicte et Laurent qui sont retournés en Lorraine où beaucoup de proches les soutiendront dans ce nouveau départ.
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 Leur site internet possède, entre autre, une gamme de « prêts à coudre » mais aussi une catégorie consacrée  à la feutrine. Elles ont également un blog où elles postent un tutoriel chaque semaine.
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http://www.abcdaires.com/

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http://www.abcdaires.com/blog/

 
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Bien sûr, le contact direct avec les clientes de la boutique va leur manquer, mais ‎elles les retrouveront sur les salons pour un vrai rendez-vous où elles leur consacreront du temps, chose qui n’aurait pas été possible dans un magasin avec ce nouveau fonctionnement et donc, pas en adéquation avec leur façon de travailler.
 
Depuis qu’elles ont annoncé la fermeture de la Rue des Remparts d’Ainay sur le site, elles ont eu beaucoup d’encouragements de toute part, bien plus que lorsqu’elles ont déménagé quelques numéros plus loin. Elles ont réellement essayé de faire cette longue transition de 5 ans tout en douceur. Elles sont passées d’un univers très patchwork et country à une atmosphère beaucoup plus tendance. Désormais, elles distribuent leurs modèles dans des pays tels que les USA, l’Australie, la Belgique ou le Royaume-Uni et elles sont fières de cette réussite qui se dessine peu à peu.
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Quilt contemporain, Atelier des Abcdaires

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Bénédicte est heureuse du bon retour sur ses quilts mystères car elle a évolué  d’une atmosphère assez tendre et poudrée vers des choses beaucoup plus vives et pétillantes que ses adhérentes suivent avec bonheur. Selon elle, Pinterest fait des merveilles et les clientes ont envie de créer des ouvrages gais, peut-être parfois pour oublier l’esprit morose général. Elle a d’autant pu le vérifier lors d’un salon à Paris en octobre après les attentats. Beaucoup d’exposants ont hésité à venir mais il fallait le faire pour les quelques personnes qui se déplaceraient. Si parfois certains chalands peuvent être légèrement agressifs, ce ne fut pas le cas cette fois là. Tout le monde était sous le choc et une ambiance de compassion régnait sur le lieu d’exposition.
Ce salon fut aussi un déclic pour nos créatrices, soulignant l’importance de continuer ce genre d’évènements pour garder le contact avec la clientèle.
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« Sur mon perchoir », bloc du mois presque mystère….

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Je ne peux m’empêcher de souligner auprès de Bénédicte cette évolution constante qu’elles ont connues depuis la petite boutique de broderie du 62 jusqu’aux deux sites web d’aujourd’hui. Pour elles, le challenge a été de savoir se renouveler lors d’une difficulté et de s’adapter aux changements du monde du commerce tout en continuant d’aimer leur travail. Mais elles ont su aussi rester humbles en ne perdant pas de vue que leur activité n’était pas indispensable mais bien un loisir créatif.

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Source : paris-friendyl.fr

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Bénédicte espère que les progrès de la technologie leur permettra d’accéder à de nouvelles techniques et d’autres matériaux tels que par exemple le synthétique ou le polyester avec lesquels elle travaille aujourd’hui et qui ont beaucoup évolué. Elle reconnait volontiers qu’elle a eu peur en entendant parler de ces matières car elle restait, comme beaucoup d’entre nous, sur de vieux préjugés. A présent, elle se dit bluffée de leur évolution : couleurs grands teints, tissus qui ne grattent pas, ne s’effilochent pas, se travaillent facilement et qui respirent. Une évolution surprenante ! Ces tissus sont ainsi pour elle une merveilleuse source d’inspiration pour faire des prototypes.

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Nouvelles matières, nouvelles couleurs !

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Ce sont pour ces raisons que nos créatrices parlent de l’importance des rencontres avec des professionnels qui leur permet de progresser au fil du temps. Bénédicte, en tant que coloriste, aime particulièrement travailler avec des infographistes. Cela lui donne un aperçu de la gamme des possibilités sur sa palette de couleurs, sur des méthodes différentes et sur un savoir-faire amenant d’autres idées.

A présent que la dernière boutique de Lyon a été vendue, l’atelier des Abcdaires vient de repartir sur Nancy. Mais ce n’est pas encore un déménagement définitif. Le seul créneau possible était l’été pour une telle étape car le nombre de salons est moindre. Mais la vente du local de la rue des Remparts d’Ainay étant proche de la période estivale, Bénédicte n’a pas eu le temps de trouver le bon endroit pour poser ses valises. Grâce à ses nombreuses relations et amis, elle a eu la chance de se voir proposer un lieu d’appoint en attendant de dénicher l’endroit idéal pour son atelier avec la bonne lumière et le quiétude nécessaire.

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source : Pinterest

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Quant à Véronique et son époux Pascal, à présent que leurs deux enfants sont adultes et vivent à l’étranger, ils rêvent tous deux de finir leur vie professionnelle et personnelle différemment, sur leur voilier.  Véronique travaillera donc par correspondance avec Bénédicte et finira sans doute les quelques années avant sa retraite  dans une activité touristique quelque part vers les Antilles. Un très joli projet rêvé à deux depuis une dizaine d’années !

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Elle part l’esprit tranquille en laissant l’atelier entre les mains de Bénédicte et Laurent, son époux. C’est lui désormais qui secondera Bénédicte et vous les verrez ensemble tenir le stand sur les salons. Laurent est facilement reconnaissable, il porte parfois sur son épaule sa grande copine Hortense, une de leur mascotte.

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Ce couple se complète bien professionnellement car chacun d’eux amène ses compétences et les choses se mettent en place petit à petit avec l’attribution des tâches de chacun, bien que Bénédicte reconnaisse en riant qu’elle a encore un peu de mal à ne pas intervenir pour certains sujets.

En dehors de leur histoire d’amour, ce fut aussi une belle rencontre professionnelle entre eux. Nos deux sœurs reconnaissent que sans Laurent, infographiste de profession, elles n’auraient pas osé sauter le pas vers la création textile car elles auraient dû, pour ce faire, déléguer les difficultés techniques vers des spécialistes dont le coût est élevé. C’est aussi grâce à lui que les blocs du mois ont évolués vers une maîtrise parfaite. Avec son investissement, il donne une nouvelle impulsion à l’Atelier.

Véronique et Bénédicte sont encore parfois surprises par le succès de tel ou tel modèle. Elles ne savent jamais ce qui plaira ou pas. Il leur est quelquefois arrivé de voir qu’un modèle planché en quelques minutes sur un coin de table avait plus de succès qu’un autre sur lequel elles avaient travaillé des heures.

En revanche, ce dont elles sont sûres, c’est de la fidélité de certaines clientes, ce qui, pour elles, est un cadeau inestimable. Elles sont aussi heureuses d’en voir venir de nouvelles. Ce fut le cas avec leur dernière collection qui a beaucoup plu à de jeunes mamans (pochettes, abat-jours, bavoirs, coupon tissu jersey avec patron offert…).

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Bénédicte ne sait pas aujourd’hui ce qu’il adviendra de ses cours. Véronique partie, elle manquera de temps pour les dispenser et elle n’est pas sûre qu’elle aura la structure adaptée. La question reste donc en suspens pour l’instant.

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Elle m’avoue que c’est avec émotion qu’elle voit sa sœur sur le départ. Depuis le nombre d’années qu’elles travaillent ensemble, ce sera pour elle une étape un peu difficile. Mais elle est résolument tournée vers l’avenir et ce nouveau challenge avec son mari, vers la création, la distribution et les salons à venir où elle sera heureuse de vous retrouver.

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Bénédicte et Laurent vous donnent donc rendez-vous sur les salons où ils vous attendent avec impatience.

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et bien d’autres encore à retrouver sur le blog :

http://www.abcdaires.com/blog/

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Quant à Véronique, nous ne pouvons que lui souhaiter bon vent dans cette nouvelle aventure auprès de son époux.

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 Je tiens à remercier vivement Véronique et Bénédicte de m’avoir fait confiance pour vous conter la suite de leurs aventures.
Natacha Ramora

Carrefour Européen du patchwork, Sainte-Marie aux Mines, édition 2016

Chères lectrices et lecteurs, certains et certaines d’entre vous m’ont signalé ne plus pouvoir agrandir mes photos. Mon hébergeur WordPress a fait des modifications sur la mise en page des blogs. Mais après quelques recherches sur les forums,  j’ai trouvé comment résoudre cet incident. Je vous demande donc un peu de patience car cela nécessite de reprendre les photos de tous mes derniers articles. Merci de votre compréhension, je fais au mieux pour vous satisfaire ! 🙂

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Carrefour Européen du patchwork, Sainte-Marie aux Mines, édition 2016

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Afin d’être en accord avec la nature en ce début d’octobre, il me semblait naturel de vous présenter pour commencer  une oeuvre qui évoque les vendanges, le dur labeur des hommes.

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Si ce tableau m’a plu, c’est qu’il évoque pour moi une partie de mon enfance puisque j’ai grandi en Ardèche Méridionale, dans un joli petit village du nom de Vinezac, entouré de vignes. L’époque des vendanges reste pour moi un souvenir attendrissant, nous regardions le ballet interminable des tracteurs  déversant leurs récoltes  dans les cuves où elles étaient immédiatement broyées sous nos yeux ébahis.

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Vinezac

http://www.vinezac.fr/

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Puis, un petit tour de shopping amusant avec un tableau  de la vie quotidienne, les cabas du marché. La petite touche insolite, ce sont de vrais légumes : carottes, courgettes….

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« shopping », Eva Hake, Danemark

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Quiltmania

L’exposition de Quiltmania m’a fait grande impression : patience, finesse et harmonie des couleurs! De nombreux ouvrages à admirer :

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Les quilts de reconfort de l’église Saint-Nicolas

Dans ce lieu de culte étaient exposés des quilts de réconfort cousus par des femmes Mennonites à destination de personnes en détresse au Pays-Bas. Ainsi, le quilt ci-dessous évoque l’investissement personnel de An Keuning-Tichelaar :  » Pendant les années de guerre, cette Mennonite néerlandaise recueillit des enfants affamés, des juifs dans la clandestinité et des résistants fuyant le nazisme et après la guerre, des Mennonites qui s’échappaient de l’Union Soviétique. Au Canada et aux Etats-Unis, des femmes cousaient des quilts pour les distribuer après la guerre aux familles et aux communautés de l’Europe détruites par les combats… » (Carrefour Européen du Patchwork 2016).

Toutes ces familles ont sauvé des personnes, souvent au péril de leur propre vie…

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Dears Jane de toute beauté

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« Dear Jane meets Kaffe Fassett », Françoise Nigeon, Belgium

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Dear Fynn (Dear Hannah) de Del Caskey, Canada

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Des portraits saisissants !

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« Monica », Lager Malin, Suède

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« Ola » de lager malin

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« Emelie 1 » de Lager malin

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CONVERSATIONS AVEC LES PIERRES

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« Monastery of Glendalough », Denise Labadie, USA

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« Irish Churh Ruin », Denise Labadie, USA

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souvenirs de vacances

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« Foto di gruppo a Central Park », Maria Luisa Command, Italie

 

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Je terminerai par une petite touche originale. Voici une quilteuse en partance pour battre le record du monde, qui est, à l’heure actuelle de 123 200 pièces. Annie Agius parlait de son ouvrage avec beaucoup de passions et de patience, ce dont elle est armée, cela ne fait aucun doute!

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« Multitude », 105 000 pièces, Annie Agius, France

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Atelier des Abcdaires

je vous donne rendez-vous mardi 18 octobre   (troisième mardi du mois) pour vous conter les   nouvelles aventures de l’atelier des abcdaires.  

N@tacha Ramora  

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Chères amies quilteuses, une nouveauté à venir sur le blog : dorénavant, à chaque début de mois, le premier jour du mois pour être précise, je vous propose de diffuser vos annonces d’expositions, de salons et d’Art textile de la région Rhône-Alpes-Auvergne que vous voudrez bien me faire passer. Pour ce faire, merci de m’adresser par mail vos annonces au format PDF avant le 20 de chaque mois pour le mois suivant. Merci de respecter ces simples consignes pour vous assurer que je puisse mettre vos demandes à temps sur le blog 🙂                           

N’hésitez pas à  diffuser ce message aux personnes et clubs qui peuvent être intéressés!                                                                                                         mon mail : chronique.patchwork@yahoo.fr 

Les paysages époustouflants du Zéphir et les collines de San-Francisco

En avant pour la grande aventure ! Je vous emmène cette fois  à bord du train Zéphir, un train longue distance équipé d’un wagon panoramique qui permet de profiter pleinement des paysages traversés tous plus grandioses les uns que les autres : des plaines du Nebraska aux Rocky Mountains, de la Colorado River à la Truckee River, du majestueux lac Tahoé aux plaines désertiques de l’Utah et du Nevada, du fleuve Mississipi aux rives de la baie de San Francisco, tout ne fut qu’émerveillement et découvertes parfois surprenantes, y compris au sein même du train. Nous avons donc embarqués en début d’après-midi pour deux jours et demi de voyage à Chicago où nous avons attendus docilement que le Chef de gare nous attribue nos places.

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« En voiture ! »

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Je peux vous assurer que pour moi, le voyage commençait bien lorsque je me suis rendue compte que deux rangs devant nous allait voyager une famille Amish avec leurs trois enfants ! J’étais au comble de la joie de pouvoir observer des membres de cette communauté presque trois jours durant ! Mais qu’elle ne fut pas me surprise de m’apercevoir très vite que plusieurs familles Amish, issues de communautés différentes – d’après la différence des coiffes – allaient elles aussi faire le voyage !

Logo ChroniquepatchworkNous nous sommes installés dans ce qui allait être, pour de longues heures, notre minuscule espace de vie et c’est le cœur battant que j’écoutais la machine se mettre en branle direction Emeryville (San Francisco) ainsi que les premiers coups de sifflets de la locomotive qui furent si nombreux ! Car à chaque intersection entre la voie ferrée et une route, aussi petite soit-elle, le conducteur donnait joyeusement du sifflet ! Et croyez-moi, les routes sont nombreuses, même dans le désert et au beau milieu de la nuit. Mieux vaut avoir un sommeil solide ou une bonne paire de boules Quiès !

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J’ai été studieuse! J’ai amené mon ouvrage d’hexagones avec moi pour le voyage… 🙂

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Au cours de cette première demi-journée, nous avons traversé, des heures durant, des champs de maïs à perte de vue dans les Etats de l’Illinois et de l’Iowa, ce qui n’est pas étonnant lorsque l’on sait que l’Illinois produit du maïs pour le pop-corn et que la moitié de la production de l’Iowa représente le tiers de l’éthanol américain.

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Champs de maïs à perte de vue

 

Après une nuit un peu difficile sur les sièges inclinables – nous avons choisi la formule économique – où j’ai regretté amèrement, en grande frileuse que je suis, de ne pas avoir prévu de plaid, je me suis réveillée au petit matin et suis allée m’installer dans le wagon panoramique pour voir le lever de soleil sur l’Etat du Colorado. Bien m’en a pris puisqu’il était indispensable, ce jour-là, de pouvoir admirer les paysages grandioses que nous nous apprêtions à parcourir. Après une halte de trois quart d’heure à Denver où nous avons pu prendre quelques photos à la dérobée, notre train filait vers l’ouest américain. Le spectacle fut à la hauteur de nos attentes! Je vous laisse en juger par vous-même, toutefois, je m’excuse si parfois, les photos sont floues ou ont des reflets, il n’était pas simple de prendre de beaux clichés dans un train en mouvement…

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Un adorable petit garçon Amish qui m’a adressé des sourires radieux que je ne suis pas prête d’oublier!

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Le wagon panoramique, très fréquenté par la communauté Amish!

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Au pied des Rocky Mountains (Montagnes Rocheuses)

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Nous grimpons dans les Rocheuses

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Un petit coin de paradis

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Une habitation plutôt insolite mais au panorama grandiose

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La rivière Colorado

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Le Colorado

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Encore….

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Et encore…

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En fin d’après-midi, j’ai aperçu quelques cerfs qui profitaient des rares ombrages et points d’eau et me suis écriée en français à l’adresse de mon compagnon « Regarde! Regarde! ». Les trois jeunes filles Amish assises à la table de l’autre côté du couloir, curieuses de ma découverte, ont voulu savoir ce que j’avais vu. C’est malheureusement à ce moment là que la barrière des langues m’a posé problème! Quel terme donner pour cet animal à des adolescentes qui parlaient probablement le Pennsylvania Dutch? Nous avons essayé de nous aider du traducteur du téléphone portable : Deer? Cervids? Hind? Fawn? Elles n’ont compris aucune de ces appellations! Mais j’étais toutefois émue et surprise de cette ébauche de communication.

Après avoir vu tant de belles choses au cours de la journée, je n’ai pas eu le courage d’attendre notre arrivée prévue à 23h à Salt lake City pour admirer ne serait-ce que les lumières de la ville. Epuisée, j’ai éteint ma petite veilleuse et me suis endormie tant bien que mal sur ma couchette improvisée. De nouveau réveillée très tôt le lendemain matin, je me suis rendue, comme la veille, dans le wagon panoramique pour admirer le lever de soleil sur les grandes plaines désertiques du Nevada.

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Le Nevada au petit matin

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Le désert du Nevada

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Retour progressif à la civilisation

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Le lac Tahoé

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Le majestueux lac Tahoé, quelques heures plus tard, m’a fait grande impression. Les toutes dernières heures du voyage, alors que nous traversions la Californie et retrouvions des endroits moins charmants car très industrialisés, nous avons eu le bonheur d’échanger un moment avec la famille Amish installée au plus près de nous, notamment avec le père de famille et sa fille ainée, la mère étant très en retrait et les autres enfants trop jeunes. Cette discussion et tout ce que j’ai pu observer durant le voyage a pertubé mes maigres connaissances sur cette communauté, fruits de mon entretien avec Jacques Légeret et de mes recherches. Je leur ai parlé de Sainte-Marie aux Mines, d’Alsace et de patchwork et rien de cela n’a fait écho. Je leur ai montré mon ouvrage mais cela n’évoquait rien pour eux. J’en ai conclus, peut-être à tort, que ces Amish là n’étaient pas issus du Vieil Ordre tant ils étaient à l’aise avec notre monde (plaid polaire bariolé pour la jeune fille, verre en plastique fluo, robe bleue avec de très discrets carreaux). Et encore bien d’autres choses que je tairais par peur que vous ne me preniez pour une affabulatrice! Si la frontière est encore grande entre leur monde et le nôtre, nul doute qu’elle s’amoindrit au fil du temps.

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Tout le monde profite des arrêts pour se dégourdir les jambes

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Un papa Amish attentif

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Nous arriverons près de San Francisco vers 16h avec l’envie de profiter de ces deux derniers jours avant  de ne rentrer en France. Nous sommes frappés par la fraicheur qu’il règne dans cette ville en cette soirée du mois d’août et nous croisons plusieurs personnes en doudounes légères. Même les chien sont habillés chaudement !

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Une petite laine !

 « L’hiver le plus froid que j’ai connu a été l’été que j’ai passé à San
Francisco. » Mark Twain

Pour se balader dans les rues de San Francisco, mieux vaut être équipé d’une bonne paire de baskets afin de grimper avec « légèreté » ses nombreuses collines. Elle est la troisième destination touristique des Etats-Unis et nous entendons beaucoup parler Français dans divers lieux. Si je constate qu’il y a toujours autant de SDF dans certains quartiers et qu’ils sont de plus en plus jeunes,  je redécouvre le charme fou de cette ville. Je visite de nouveaux lieux inexplorés il y a 10 ans tels les fameux escaliers qui ont inspiré  Armistead Maupin pour écrire « Les chroniques de San Francisco » mais aussi le quartier de Russian Hill dont les arbres servent de nid aux nombreux perroquets tout comme dans d’autres endroits de la ville.

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La baie de San Francisco vue de Russian Hill

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Les perroquets de Russian Hill….à vous de jouer et de les trouver!!!

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Les escaliers ayant inspiré « Les chroniques de San Francisco », pas de Mme Madrigal à l’horizon, dommage!

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Nous descendons Lombard Street, rue tortueuse si réputée, nous nous promenons dans le  typique Chinatown, sur le Fisherman’s Warf d’où nous allons admirer les lions de mer qui dorent au soleil puis marchons longuement jusqu’au Golden Gate Bridge, que nous ne parviendrons  jamais à voir entièrement à cause de la brume.

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« The » Cable car

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Lombard Street

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La porte de Chinatown

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Fisherman’s Wharf

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Les lions de mer se dorent la pilule devant les paparazzis !

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Golden Gate Bridge

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Prêts au décollage?

 

Déjà, il nous faut boucler nos bagages et songer à repartir. Si nous quittons à regrets les Etats-Unis, nous sommes malgré tout heureux de retrouver nos proches en France afin de leur conter cette belle aventure….

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imgp6023Dans quinze jours, retour à la réalité et à la passion qui nous anime toutes, je vous propose un petit aperçu de mes coups de coeur du Carrefour Européen du Patchwork, édition 2016.

@ bientôt donc!

Natacha Ramora