L’aventure Moda Fabrics, seconde partie

Reprenons le cours de l’aventure de Mark Dunn et Moda Fabrics. La semaine dernière, je vous disais que la complicité, la loyauté et la confiance primaient chez Moda…

 En effet, Mark connaît le prénom de chacun de ses employés et il travaille avec certains d’entre eux depuis des décennies. Il les traite avec respect et sait les contraintes de nombreux postes de travail pour en avoir occuper un grand nombre à ses débuts. C’est la raison pour laquelle ses deux fils, Josh (Directeur des ventes à L’international ) et Brian (Vice-Président), lorsqu’ils ont intégré l’entreprise, ont exercé tous deux des postes de tout ordre et échelons afin de respecter la position de chacun.

 

Brian et Mark Dunn

 

Chez Moda, les employés ont la possibilité  d’évoluer et Mark n’a pas son pareil pour déceler le potentiel de chacun. Il sait aussi faire preuve de générosité et d’empathie avec ses employés. Il les soutient et les aide parfois comme il le peut si l’un d’eux rencontre une épreuve de vie. Ce sont pour ses nombreuses raisons que le personnel est fidèle à l’entreprise. Mark est un adepte de la pensée positive et il affirme que la fable « Jonathan Livingston le Goéland » a eu une belle influence sur lui. Il dit qu’être optimiste et constructif peut vous amener loin dans la vie et que c’est une part importante de son histoire.

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Il a fait le choix de vendre de préférence à des boutiques familiales plutôt qu’aux chaînes discount qui cassent les prix et il n’oublie pas que ce sont grâce à des petits magasins, familiaux le plus souvent, que Moda a pu se développer.

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Beginnings Quilt shop à Hendersonville, commerce de « proximité »

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Cet état d’esprit s’applique aussi pour tous les designers textiles qui collaborent avec Moda et se sentent choyés par Cheryl, Lissa – Lissa Alexander, Directrice marketing – et Mark. Cheryl voyage à travers le monde à la découverte de nouveaux talents sur les expos de patchwork et les salons professionnels. La politique Moda, c’est aussi de servir leurs clients au mieux : outils en ligne, blog avec des modèles gratuits, conseils pour les pratiques commerciales. Les quilteuses, quant à elles, peuvent se rendre sur le blog « Moda Bake Shop » qui propose des idées de projets et des gabarits ou encore des blocs expliqués comme une préparation de recette de cuisine :

 

http://blog.modafabrics.com/cakemix/

 

En matière de croissance économique, Moda a misé sur les « prédécoupés » mais aussi sur les accessoires tels que gabarits, règles, épingles…etc. Mais mark a également décidé de créer une troisième branche à son entreprise, Moda Home, qui propose des kits pour apprendre à coudre, ainsi que des accessoires pour la maison tels que oreillers, tabliers, serviettes et jetés.  De quoi trouver son bonheur ! 

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Quelques produits « Moda Home »

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Mark Dunn est collectionneur de quilts anciens et quelques-uns ornent les couloirs de Moda, tout près de certains autres modèles, réalisés par sa belle-mère. Comme je l’ai dit plus haut, il est généreux et il est donc impliqué dans des actions caritatives. C’est ainsi que deux fois par an, il sélectionne un de ses quilts anciens , en fait reproduire les tissus pour les gammes « Howard marcus » et les recettes des ventes vont à une cause touchant de près un client ou un employé : le diabète juvénile, Alzheimer, la Croix-Rouge…

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Outre tout ceci, Mark s’investit énormément dans la valorisation du patchwork. Il fait partie du Conseil d’administration de « l’Alliance for American Quilts » qui regroupe, afin de la préserver, l’histoire des quilts et des quilteuses. Il est membre du Comité consultatif de l’International Quilt Market mais aussi du Conseil d’Administration  du National Quilt Museum de Paducah, dans le Kentucky. Ce dernier parraine des projets comme celui de donner à des quilteurs débutants l’opportunité de travailler avec des tissus Moda et de remporter des prix  pour leur créativité :

https://quiltmuseum.org/

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Aujourd’hui, Mark souhaite que l’industrie du patch se maintienne : » La profession a été bienveillante à mon égard et je souhaite la soutenir et faire en sorte qu’elle reste forte…Je ne veux pas qu’elle ait à subir de récession comme cela a été le cas dans d’autres activités artisanales. Le patchwork semble être pourvu d’une certaine résistance. Et l’un des aspects bénéfiques d’Internet, c’est qu’il rallie beaucoup de nouveaux visages ». 

 

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Mark va sans cesse de l’avant et il aime développer de nouveaux produits qui permettront de faciliter la création d’un ouvrage mais finalement, ce dont il est sans doute le plus fier, c’est de la renommée de Moda Fabrics et United Notions qui allie excellence et innovation. Un beau parcours pour un homme hors du commun!  Nul doute que ses enfants, déjà impliqués dans l’entreprise, sauront perpétuer ce bel esprit lorsque Mark décidera de prendre sa retraite…

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Une petite partie de l’équipe Moda

 

 

à bientôt pour un nouvel article,

Natacha R@mora

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L’aventure Moda Fabrics, première partie

 

Dans l’univers du quilt,  Moda Fabrics est la référence incontournable et la renommée de ses tissus de par leur qualité et leur variété n’est plus à faire. Moda Fabrics dessine, imprime et commercialise sa propre collection de tissus. Elle a débuté avec une toute petite gamme  qui s’est transformée, aujourd’hui, à plus de 4 000 imprimés par an. Mark Dunn dirige avec passion depuis 1975 l’entreprise qu’il a créée, auxquels sont venus s’ajouter, il y a quelques années, United Notions et Moda Home. Si le siège de Moda Fabrics est basé à Dallas, dans l’Etat du Texas, elle possède aussi des succursales au japon et en Corée. Les tissus Moda, ce sont à peu près 160 employés répartis  sur 18 580 m2 d’entrepôts et bureaux. Ces chiffres impressionnants inspirent le respect et pourrait nous laisser croire à une « grosse machine bien huilée ».  Pourtant, j’ai découvert grâce à un livre passionnant, l’histoire de Mark et de son ascension à force de travail, de conviction et d’empathie :

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« L’univers Moda, Quilts de légende », Editions de Saxe

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Pour celles et ceux qui ne le possèdent pas, je vais vous conter l’histoire de Moda.

 

Mark Dunn n’est pas venu à l’industrie du textile par hasard, il serait plus juste de dire qu’il est « tombé dans la marmite » très jeune. Son propre père vendait des tissus et de la mercerie à Atlanta, en Géorgie. Mark l’a donc accompagné sur les routes durant 5 ans, devant se contenter parfois de nuitées dans des hôtels miteux, seuls à ne pas être complets. C’est ainsi qu’une fois, sans chauffage ni eau chaude, son père a dû le recouvrir de papier journal  pour ne pas qu’il prenne froid.

Malgré ces mésaventures, mark se prit de passion pour ce métier et décida ainsi de monter sa propre boîte quand son papa partit en retraite. Il s’installa au Texas en 1975, Etat propice au commerce puisque desservi par les principaux axes routiers du pays et dans lequel étaient établis les fils « Coats and Clarks » ainsi que les rubans « Offray », permettant un réassort rapide.

Mark Dunn, optant d’ores et déjà pour une gestion efficace, trouva en une journée un expert-comptable, un banquier et un avocat puis des locaux à louer le lendemain. Puis il rentra chez lui pour vendre sa maison et son véhicule et, riche de ce capital de départ, embarqua sa famille pour cette aventure Texanne, emménageant avec sa femme et ses trois enfants  dans un petit appartement.

C’est ainsi qu’accompagné de deux associés, qui se retireront plus tard, Mark Dunn ouvrit Moda Fabrics et United Notions   à Dallas : 

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Les bureaux de Moda Fabrics/United Notions aujourd’hui

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Soucieux d’une gestion de départ saine, Mark veillait à minimiser les stocks et à répondre rapidement à la demande de ses clients. Le personnel se rendait donc parfois directement à l’entrepôt du fournisseur pour se procurer les articles commandés par la clientèle. Les débuts furent difficiles avec un effectif en personnel très petit, parfois renforcé par les conjoints et moyens technologiques du moment peu pratiques.

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Les commandes étaient donc notées à la main et transmises à l’entreprise par les commerciaux, d’une cabine téléphonique, sur le bord d’une route.

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La difficulté résidait aussi dans l’époque. En effet, l’ère de la confection touchait à sa fin et les boutiques de tissus traditionnelles fermaient les unes après les autres. Les femmes entraient désormais dans la vie active et avaient moins de temps pour coudre et enseigner ce savoir-faire à leurs filles. De plus, il était difficile de travailler avec les nouvelles mailles. Avec l’expansion du commerce extérieur, il était plus économique d’acheter ses vêtements plutôt que de les faire soi-même.

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Pourtant, tout ceci n’affola nullement Mark quant aux répercussions sur son entreprise. Ayant un grand esprit d’ouverture, il s’intéressa à un phénomène culturel qui était en train de prendre de l’ampleur et y vit une belle opportunité pour Moda : le patchwork ! Le bicentenaire des Etats-Unis, célébré en 1976, engendra chez les américains un intérêt pour leur histoire nationale mais aussi familiale. Ils prirent conscience de la valeur sentimentale des quilts de famille, transmis de générations en générations.

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Grâce à des expositions itinérantes dans les musées mais aussi les centres commerciaux, les américains redécouvrirent cet art et la place tenue par les quilts dans leur culture. C’est ainsi que les couturières souhaitèrent reprendre leurs aiguilles pour s’essayer au patchwork et que Mark Dunn et ses commerciaux repartirent sur les routes afin d’encourager les magasins de tissus à dédier un espace aux quilts. Toutefois, il existait peu de textiles adaptés pour le quilt et au bout de quelques années, mark décida de créer les siens, en 100% coton. Avec l’aide de Cheryl Freydberg, Vice-Présidente de la création et du développement, ils cherchèrent la meilleure façon de composer leurs imprimés.

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Cheryl Freydberg et Mark Dunn

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Pourtant, les premières créations ne rencontrèrent pas le succès espéré, la gamme de motifs cachemire choisie ne plaisant pas. Mark savait qu’il lui fallait dénicher les bons stylistes et il partit avec Cheryl à la rencontre des designers sur le Quilt Market et sur divers salons où ils observèrent quels stands attiraient du monde.  

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Sandy Gervais de « Pieces from my Heart » a été l’une de leurs premières stylistes à travailler avec eux, elle leur est encore fidèle aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

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Patrick Lose a lui aussi travaillé pour Moda et a créé les « Marbles », les célèbres faux-unis.

Les « Marbles » de Patrick Lose pour Moda Fabrics

 

 

 

 

 

 

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Cheryl considère que collaborer avec des créateurs est un vrai partenariat qui exige discussions et re-travail des motifs  pour atteindre la perfection. Nombreux sont aujourd’hui les créateurs qui travaillent avec United Notions : Barbara Brackman, Abi Hall, American Jane, Blackbird Design, Erin Michael, 3 Sisters, Stacy Iest Hsu, Turn-of-the-Centuries, Urban Chiks, Primitive Gatherings … Je vous invite à tous les découvrir ici :

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http://blog.modafabrics.com/designers/

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En matière de production, si au départ Moda a collaboré avec un grand nombre d’unités de production, elle ne travaille désormais plus qu’avec deux d’entre elles basées l’une en Corée, l’autre au Japon, depuis une vingtaine d’années, ce qui a engendré, au fil des ans, une belle complicité.

C’est d’ailleurs la complicité, la loyauté et la confiance qui priment chez Moda…

A suivre…

La semaine prochaine,

vous découvrirez la générosité et la fantaisie infatigable de Mark Dunn …

A très vite donc !

N@tacha Ramora

 

Un tour des usa

Ilse F.Iversen et Inger M.Gilbert, toutes les deux danoises d’origine, belles-sœurs et amies de surcroit, ont réalisé le rêve de nombre de quilteuses, faire un long périple aux Etats-Unis pour y découvrir de nombreuses boutiques de patchwork, dont elles ont tiré un livre.

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Source : Mollat.com

Source : Mollat.com

A la fin des années 60, Isle se passionne pour les loisirs créatifs et son goût pour le patchwork s’affirme réellement en 1980, lorsqu’elle s’installe au Pays-Bas avec son mari. Elle commence à donner des cours mais elle crée aussi des modèles pour des boutiques spécialisées. Afin de fournir à ses élèves de la belle matière pour réaliser leurs ouvrages, elle monte son propre magasin qui, au fil du temps, ressemble davantage à un commerce de gros plutôt qu’à une simple boutique de tissus. C’est donc pour ce choix qu’elle finira par opter, ne devenant désormais plus que grossiste.

Inger, quant à elle, n’a jamais eu d’attirance particulière pour le patchwork. Elle a rencontré son mari à Paris, un américain qu’elle a suivi par amour en allant vivre dans l’Ohio, aux U.SA. Elle coud très peu et ne connais l’existence du patchwork que par l’intermédiaire de sa belle-sœur Isle. Si elle a accepté de la suivre dans un long périple et dans le projet de ce livre, c’est pour le plaisir des rencontres et des aventures à venir.

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Isle et Inger, source : Editions de saxe

Isle et Inger, source : Editions de saxe

 

Inger s’est donc chargée des biographies tandis qu’Isle a écrit les récits de voyage. Ainsi, dans ce livre, vous avez le point de vue de deux personnes différentes : une quilteuse et une non-quilteuse, ce qui est assez amusant. Elles nous emmènent toutes les deux pour « Un tour des USA, entre nature et patchwork ».

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Périple d’Inger et Isle, source : éditions de Saxe

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Vous constatez,  sur la carte ci-dessous, que les haltes ont été nombreuses il serait trop long de toutes les retracer ici. Isle les a choisi avec l’aide de l’association « Quilter’s Travel Companion ». Vous vous souvenez? Je vous en avais déjà parlé ici :

https://chroniquepatchwork.com/2015/06/16/quilters-travel-companion/

Suivons nos deux aventurières le temps de quelques haltes !

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The woolen willow, williamstown,

virginie occidentale

Le Woolen Willow tient son nom des lainages teints, une des spécialités du magasin, qui se trouvait dans une ancienne maison d’habitation, au coeur de la ville.

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The Woolen Willow, source : Editions de Saxe

The Woolen Willow, source : Editions de Saxe

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Cette boutique était une véritable affaire de famille tenue par Jenifer Gaston – Jeni – et sa soeur Gretchen Streeter, qui a travaillé un temps à distance. Aujourd’hui le magasin est fermé mais Jeni, Gretchen et leur soeur Judy Williamson ont publié l’ouvrage « Primitive Quilts and Projects Magazine » ainsi que « Host quilting and rug hooking retreats » avec leur autre soeur, Sally Cox.

Le Woolen Willow est désormais une boutique de vente en ligne détenue par Jeni Gaston :

http://www.woolenwillowdesigns.com/

 

quiltsplus, Indianapolis 86 th street,

indiana

 

Je ne pouvais laisser cette étape de côté, tout d’abord parce qu’il s’agit ici d’une des dix meilleures  boutiques sélectionnées par les magazines « Better homes and garden » et « American patchwork et quilting » en 2005. Mais aussi parce que j’ai une affection particulière pour l’état d’Indiana puisqu’il s’agit du prénom de ma fille.

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Quiltsplus

La boutique Quiltsplus

 

La boutique existe depuis 1977 et elle est tenue par la même propriétaire, Jeanne Moosey depuis 1994. les vendeuses y sont très disponibles et souriantes. Elles guident la clientèle  dans ce magasin si complet qu’il est l’endroit rêvé de toute quilteuse. Parmi les nombreux quilts exposés, l’un d’eux a été surnommé « Omigosh » (« Oh la la « ) : exclamations ébahies des clientes qui admirent le travail fourni.

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Denise et son quilt, source : Editions de Saxe

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De nombreux stages sont proposés ainsi qu’un service parfait de « long arm quilting » et un site de vente en ligne :

http://www.quiltsplus.com

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quilt junction, wateford,

oregon

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Ce commerce a d’abord été tenu par deux associées : Judy Richter et Ruth Bass avant d’être repris, en 2011, par Lana Thomson.

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Lana thomson

Lana Thomson

Voici un lieu qui doit valoir le détour, tout d’abord,  parce qu’il est situé dans la gare historique de Waterford.

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quiltjunction

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Mais aussi, parce que le petit plus de cette boutique est de proposer des retraites de rêve !

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Spa-Therapy-Room-300x200

Hurst Elm luxe & Spa

Le stage pour ce printemps 2016 se déroulera à l’Auberge de Hurst Elm luxe & Spa! Au programme : quilting, repas gastronomiques et spa durant trois jours… Un séjour magique !

D’autres stages intéressants sont également proposés tels que des classes pour les vraies débutantes qui permet de finir un premier ouvrage en neuf semaines ou encore les réunions du vendredi après-midi pour venir terminer les en-cours.

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http://quiltjunction.com/

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J’avoue que l’objet de ce livre ne me laisse pas indifférente! Organiser un voyage à travers un pays où le quilt tient une place de choix, vous qui connaissez mon goût pour les interviews de quilteuses – et quilteurs- françaises mais aussi américaines (lorsque l’occasion se présente), quel rêve! Mais je laisse à Isle et Inger cette belle idée afin que moi, simple blogueuse, puisse vous la retranscrire. Et je continue à rêvasser, derrière mes ouvrages, au jour où je pourrai visiter de vrais quilts shops étasuniens.

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Les chapeaux avec Domi 1

Mon prochain article, calendrier oblige, sera  consacré

au salon « Tissu et lin en Pays d’Aude » de Pexiora.

Puis, nous reprendrons notre petit « Tour des USA »

@ bientôt,

Natacha Ramora

Partons à la découverte de l’Arizona!

Et si, effectivement,  nous partions découvrir l’Arizona? Barbara Oliver Hartman, l’artiste de mon article précédent est née et a été élevée à Yuma, en Arizona. Cela m’a donné l’envie d’une petite immersion au coeur de cet état qui est sans doute l’un de ceux qui nous laisse encore voir ce que pouvait être l’Amérique avant qu’elle ne soit découverte. Car l’Arizona compte encore aujourd’hui 22 tribus indiennes qui cultivent leur art de vivre. Les paysages, quant à eux,  évoquent le Far West et les couleurs ocres de la terre qui inspirent tant Barbara ne peuvent nous laisser insensibles.

 

arizona1

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Avec une superficie totale de 295 254 km²  , l’Arizona est le 6ème Etat le plus vaste du pays et l’un des quatre Etats des « Four corners », unique quadripoint du territoire où quatre Etats convergent : Arizona, Colorado, Nouveau-Mexique et Utah.

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"Four Corners" : Source Wikipédia

« Four Corners » : Source Wikipédia

 

Se positionner sur les quatre Etats en même temps est

une action très populaire sur le site !

 

 

L’Arizona fait également partie de la « Sun Belt », autrement dit « Ceinture du soleil  » qui a une forte croissance démographique en raison de l’héliotropisme*.

* Héliotropisme : Attirance des populations pour une région plus ensoleillée.

 

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Quelques merveilles à découvrir

Traversé par le majestueux fleuve Colorado, l’Arizona possède des trésors de formations géologiques qui font son succès à travers le monde tels que : Le Grand Canyon, Monument Valley ou encore Meteor Crater.

 

 

Skywalk

Le Skywalk du Grand Canyon

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The grand canyon

Un des nombreux paysages du Grand Canyon

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Monument valley

Monument Valley

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Meteor Crater

Meteor Crater

 

 

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 Lac Powell et Rainbow Bridge

Mais il y a bien d’autres endroits qui valent le détour !  Nous pourrions peut-être commencer par une petite escale sur le Lac Powell. Il se situe entre l’Arizona et l’Utah et a été crée artificiellement sur le fleuve Colorado par le barrage de Glen Canyon. On y compte pas moins de 96 canyons aux rochers ocres et rouges, dont le Dungeon Canyon qui est encore utilisé aujourd’hui par les Navajos qui y descendent leurs troupeaux de moutons afin qu’ils puissent boire l’eau fraîche du lac mais aussi des grottes, des ruines indiennes, des îles et des formations rocheuses, dont le joyau est le Rainbow Bridge.

 

Rainbow brige

Rainbow Bridge

 

Le Rainbow Bridge National Monument est le plus grand pont naturel au monde. Ce site est sacré pour les indiens et par respect pour leurs croyances, nul ne doit s’en approcher ou passer dessous.

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Lac Powell

Lac Powell

Le lac est devenu une zone très fréquentée où les touristes s’adonnent au camping, à la pêche ou à d’autres activités nautiques qui sont nombreuses.

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Montezuma Castle

Le Montezuma Castle a été édifié par les indiens Sinagua dans les années 1 100 et il est l’un des habitats troglodytes le mieux conservé en Amérique. Il comporte 20 salles d’une grande hauteur creusées dans une falaise calcaire et démontre la ténacité d’une tribu à survivre dans une zone désertique et hostile.

Montezuma Castle

Montezuma Castle

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Chiricahua National Monument

 

Situé dans les montagnes du même nom, à 60 kms de Willcox, on y trouve les traces de la gigantesque  éruption volcanique qui secoua la région il y a plus de 27 millions d’années et qui provoqua un dépôt de cendres et de pierre ponce, de nature  hautement silicieuse, sur une hauteur de 640 mètres.

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Chiricahua National Monument

Chiricahua National Monument

 

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Tombstone city

La ville de Tombstone est célèbre pour la fusilade d’OK Corral et pour le fait de figurer dans nombres de Westerns. Elle est donc aujourd’hui une ville très touristique avec de nombreuses reconstitutions.

 

Tombstone City

Tombstone City

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route 66 ou « the mother road »

 La route 66 permettait de joindre Chicago à Santa Monica avant d’être détrônée par les interstates. Elle traverse huit Etats dont l’Arizona et a servi de décor à l’inoubliable film « Bagdad Café » (sur une portion de route très difficile à trouver) et à l’adorable dessin animé « Cars », pour ne citer qu’eux. Aujourd’hui, des actions sont mises en place pour préserver cette route mythique.

 

Route 66

Route 66, près de Flagstaff

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les tribus

Divisé en 15 comtés, l’Arizona englobe 21 réserves indiennes. Selon le North American Jewish Data Bank, ce sont les Navajos qui sont les plus nombreux (44,3%), viennent ensuite les Apaches (8,4 %), puis une petite vingtaine d’autres tribus qui, pour la plupart, vivent dans les réserves.

Les aiguilles jumelles dressées dans le Canyon de Chelly ont une grande importance pour le peuple Navajo car c’est ici qu’habitait une de leurs principales divinités, la Femme Araignée. Selon la légende, celle-ci aurait transmis son art du tissage à la « Femme qui change ». Cette autre divinité, à l’origine, elle, de la création des Navajos, aurait filé une toile d’arcs-en-ciel entre les 2 pics et les parois qui les entourent.

 

Aiguilles jumelées

Canyon de Chelly, aiguilles jumelles

 

Dans la spiritualité des Navajos, le chiffre 4 revêt une importance quasi-divine. Leur art, lié à cette spiritualité, s’exprime à travers quelques représentations visuelles telles que les couvertures à motifs géométriques et teintes vives ou encore dans les bijoux de cuivre.

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Tissage Navajo

Tissage Navajo

 

Les hommes portaient les tapisseries autour des épaules, tandis que les femmes et les enfants s’enveloppaient dans des couvertures. Ces dernières servaient aussi pour couvrir les lits, le sol, les selles ainsi que des sacs. Elles offraient un aspect utilitaire et avaient la réputation de pouvoir « contenir un seau d’eau sans en renverser une goutte ».

 

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Le North Rim

Barbara Oliver Hartman est née dans le Sud-Ouest de l’Arizona, une partie très désertique et elle aime cette beauté aride qu’hélas les gens ne voient pas. Elle adore le North Rim du Grand Canyon, beaucoup moins fréquenté que les rives du sud. Du Lodge Hotel situé sur la rive nord qu’elle affectionne particulièrement, on peut emprunter des sentiers magnifiques pour découvrir des paysages qui demandent un certain effort pour y accéder!

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lodge

grandcanyonlodgenorth.com

 

à cheval dans le North Rim

à cheval dans le North Rim

 

 

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Et les quiltshops bien sûr!

Le site Generations Quilt Patterns recense une petite soixantaine de boutiques de patchs pour laisser parler la créativité des quilteuses.

http://www.generations-quilt-patterns.com/arizona-quilt-stores.html

 

Une petite sélection alléchante…

à Mesa :

 

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Cabbage Rose Quilt shop

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http://www.cabbagerosequiltshop.com/
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à Lake Havasu City :

a material obsession

Material Obsession Quilt Shop

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http://www.amaterialobsession.com/index.htm

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à Phoenix :

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                                                                                                     3Dudes Quilting

http://www.3dudesquilting.com/

 

J’espère que cette petite balade en Arizona vous a plu. J’avais tant envie que nous rêvions un peu!

Désormais, pour gagner toujours plus en clarté et afin de vous donner des repères, chères lectrices et lecteurs, je publierai mes articles chaque mardi, dès la rentrée de septembre. Pour ces vacances estivales, je m’autorise, moi aussi, un rythme un peu plus cool (une publication par quinzaine) afin de profiter de mes vacances qui approchent à grands pas! Youpi!

Merci infiniment de votre fidélité,

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                                                                                                                 Natacha

Barbara Oliver Hartman, une « Quiltmaker » inspirée !

Jacqueline morelC’est avec une grande tristesse que je viens d’apprendre le décès de Jacqueline Morel. Je souhaite par ces mots lui rendre hommage. Merci pour ce bel univers Jacqueline que tu m’as fait découvrir en m’enseignant l’art du patchwork et merci aussi pour ta bienveillance….

                                              Natacha

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Barbara oliver Hartman

 J’ai découvert l’univers de Barbara Oliver Hartman en écrivant mes deux articles à propos des Twisted Stitchers. C’est après une réflexion approfondie qu’elle s’est définie comme une « Quiltmaker ». Selon ses observations, ce terme là correspond à l’image de la grand-mère qui confectionne des courtepointes et malgré la difficulté de commercialiser ses ouvrages en choisissant cette appellation, c’est pourtant ainsi qu’elle se voit.  

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Barbara quiltant

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Barbara a commencé à quilter il y a 35 ans, en 1980, tandis qu’elle se cherchait un nouveau hobby. Je crois qu’il n’y a rien de surprenant à ce qu’elle ai été attirée par le patchwork. Sa grand-mère confectionnait elle-même des courtepointes pour toute la famille, par nécessité. Elle se souvient que lorsqu’elle allait chez elle, il y avait toujours un quilt en confection que sa « Grand-ma » déroulait dès le dîner terminé pour avancer sur cet ouvrage.  Barbara a profondément chéri le quilt qu’elle lui a offert pour l’obtention de son « High School Graduation ».  Ses parents, quant à eux, exerçaient tous les deux un métier artisanal. Son père était un artisan-armurier de talent, quant à sa mère, elle a créé sa petite entreprise de couture. Elle a donc grandi dans un monde où le travail manuel tenait une place prépondérante.

Elle a été élevée à Yuma, en Arizona et il est aisé de reconnaître l’influence du Sud-Ouest dans ses ouvrages et dans sa palette de couleurs avec une préférence pour toutes les nuances ocres. Les formes géométriques des quilts Amishs l’inspirent tout autant.

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« Full Circle » 

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Très cérébrale, Barbara mène une large réflexion à propos de son oeuvre et du monde de l’art en général. Selon elle, il y a deux mondes différents dans le milieu du quilt : ceux qui sont issus de la courtepointe traditionnelle et qui tendent vers l’art et ceux qui sont issus du monde artistique et qui ont approché par ce biais, le monde du quilt.

Pour elle, même les tâches quotidiennes qui interrompent le travail créatif peuvent changer l’aspect d’un quilt. Elle part de quelques lignes directrices : un dessin à reproduire sur une courtepointe ou un choix de tissus. Puis elle s’oblige à travailler plusieurs heures durant pour ne pas interrompre le processus de création. Une journée idéale serait de ne faire que quilter! Le matin, dès que sa tasse de thé est prête, elle va dans son studio, comme elle aime à appeler son espace de travail, afin de vérifier le courrier électronique et de planifier sa journée. Puis, la matinée est réservée au travail de conception et aux activités nécessitant des prises de décisions, car c’est en début de journée, d’après elle, qu’elle appréhende au mieux les tâches qui demandent une réflexion approfondie. Ensuite, pour le reste de la journée, elle passe aux étapes de fabrication et travaille régulièrement jusqu’à 22h en s’accordant quelques pauses dans la journée. Depuis le décès de son mari, Bob, elle a quelque peu modifié son planning et c’est grâce à ses proches, amis et famille et à son travail qu’elle a pu surmonter cette si douloureuse épreuve.

 

"Twenty-Three Plates"

« Twenty-Three Plates »

 

 

"Planet Beverly"

« Planet Beverly »

 

 http://www.barbaraoliverhartman.com/mandala.htm

 

Le patchwork a envahi, petit à petit, l’espace de sa maison. Au début, son ouvrage en cours occupait un petit coin de la table de la salle à manger car avec quatre enfants dans sa maisonnée, difficile d’avoir son propre espace. Les enfants ont grandi et ont quitté le nid. Au fil du temps, Barbara a donc investit leurs chambres :

La première chambre a été transformée en atelier comprenant sa machine à coudre, sa table de coupe, son bureau et son ordinateur ainsi que beaucoup de rayonnages avec ses tissus.

 

Barbara oliver hartman travaillant

Rayonnages Barbara

 

La seconde chambre comprend un second poste de couture, une table de coupe et toute sa paperasse. Enfin, dans la troisième chambre, qui sert également de chambre d’hôte, elle range  toutes les courtepointes terminées ainsi que son cadre pour quilter à la main.

 

3ème chambre Barbara

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Elle reconfigure régulièrement ces espaces de travail pour qu’ils s’adaptent à ses besoins. Elle peint et teint ses tissus elle-même dans son garage attenant à sa buanderie.

Barbara s’est beaucoup investie dans la passion pour son art. Ses quilts ont été primés de nombreuses fois dans des expositions ou des festivals. Elle a également exposé ses courtepointes dans des musées et des centres d’art et a été régulièrement jury dans des évènements notamment dans  » Visions: San Diego » et « Quilt National « .

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http://visionsartmuseum.org/index.asp

http://dairybarn.org/quilt-national/

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Mais elle enseigne aussi son art et a auto-publié, depuis 1989, sa propre ligne de motifs.

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tatmospheric-event

« Atmospheric Event »                        Quilt National 1997

 

Barbara est reconnaissante aux quelques personnes qui ont pu influencer sa façon de penser ou sa façon de travailler et d’appréhender son art. Il y a tout d’abord eu un vieil homme de sa ville natale qui, lorsqu’ elle était jeune, lui a ouvert les yeux sur le monde réel et l’a aidée à façonner ses opinions politiques.

Puis, il y a eu deux autres personnes qui l’ont fortement inspirée lorsqu’elle s’est lancée dans la courtepointe d’art : Hob/Walter (Walter est le nom qu’il utilise professionnellement) et Ron Garcia.

Walter est potier et lui et sa femme Cathy ont vivement encouragé Barbara lorsqu’elle a débuté. Elle a appris de lui le fort niveau de dévouement qu’il faut pour pouvoir vivre de son art car Walter s’est investit totalement dans son artisanat. Aujourd’hui, le travail de Walter a évolué vers des produits fonctionnels et bien conçus à forte valeur ajoutée.

Ron Garcia, quant à lui, est peintre. Bien que titulaire d’un Doctorat en Art, il n’aime pas s’en vanter. Ron a toujours été fidèle à lui-même! Ne souhaitant pas être contrôler par les galéristes et les consultants d’art, il n’a pas hésité, afin de gagner sa vie, à exercer d’autres carrières en parallèle afin de rester libre dans son art en constante évolution. Pour lui, une des clés de la reconnaissance est d’être « au bon endroit, au bon moment »!

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            « Safari Blizzard »                                           » Fallscape  »                          « The Guardian »
       Quilt National 1989                          Quilt National 1993                 Visions: San Diego 1990  

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Enfin, il y eu aussi des évènements dans la vie de Barbara qui ont changé sa manière de voir les choses ou de travailler. Le décès de sa soeur Beverly a eu bien sûr un impact sur sa vie mais il y a eu aussi le syndrome du canal carpien dont elle a été atteinte et qui l’a obligée à modifier sa façon de travailler.

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Twist of Fate

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Aujourd’hui, Barbara s’investit pleinement dans son art avec une passion toujours plus forte qui lui permet aussi de surmonter les épreuves traversées au fil des années. Ses enfants et petits-enfants sont fiers de sa carrière artistique et certains d’entre eux ont choisi une forme d’art, différente du quilt, pour s’exprimer.

Pour finir, voici le conseil avisé que Barbara Oliver Hartman vous adresse en exclusivité à vous, mes chers lectrices et lecteurs :

« N’ayez pas peur de faire une erreur. C’est ainsi que nous apprenons et tandis qu’il est parfois décevant de faire une erreur, c’est aussi une expérience à portée pédagogique. Plusieurs grandes découvertes viennent de l’expérimentation et les erreurs font partie du processus. Ne soyez pas découragé et dirigez-vous juste vers le projet suivant. »

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http://www.barbaraoliverhartman.com/About.htm

 

 

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« Quilt for Alex Leiber »

Suivre l’histoire ici : http://www.barbaraoliverhartman.com/Alex_Quilt.html

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Je tiens à remercier Barbara qui m’a beaucoup aidée pour la réalisation de cet article / échange en me fournissant des liens très intéressants la concernant d’une part et qui, d’autre part, a répondu longuement à toutes mes questions.

Je vous souhaite une belle continuation Barbara et j’espère sincèrement pouvoir vous rencontrer un jour en personne.

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Logo Chroniquepatchwork@ bientôt,

Natacha

Terry et Anne Mosher

Et si pour une fois je vous parlais d’une belle histoire d’amour, un couple qui s’est rencontré grâce à une passion commune : le quilt d’art. Bienvenue dans l’univers de Terry et Anne Mosher.

 

                Terry Mosher Anne-Mosher-ConvertImage

 

Je corresponds avec eux depuis quelques mois déjà et j’espère pouvoir les accueillir prochainement dans ma région.

Ils sont très actifs dans la Guilde de Dallas et je vous ai déjà parlé d’eux puisqu’ils m’ont facilité les échanges avec les  Twisted Stitchers. Ils se sont rencontrés dans une réunion de la Guilde et ne se sont plus quittés puisqu’ils se sont mariés depuis.

http://www.quiltersguildofdallas.org/

 

Terry est « Maître quilter » et Anne a possédé sa propre marque de vêtements matelassés, autrement dit « Wearable art », très connue aux USA : « Quilter’s Wardrobe », sous son nom de jeune fille, Anne Colvin.

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"Les étoiles de Provence" de Terry Mosher

« Les étoiles de Provence » de Terry Mosher

 

Une veste d'Anne Colvin Mosher en couverture

Une veste d’Anne Colvin Mosher en couverture

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Anne a grandi dans une famille où le patchwork avait une place de choix puisque sa grand-mère était une quilteuse hors pair dont les appliqués et le matelassage lui laissent un merveilleux souvenir. C’est la raison pour laquelle sa maison recèle aujourd’hui, des trésors de courtepointes, wearables art et quilts anciens.

Le fait de créer sa propre marque de vêtements s’est fait naturellement. Anne travaillait dans une boutique dans laquelle elle vendait ses propres vestes et où elle donnait des cours de couture. Ses élèves lui demandaient sans cesse d’où provenait le modèle d’origine, c’est ainsi qu’elle a conçu sa ligne de vêtements.

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Veste matelassée d'Anne, admirez le chatoiement des couleurs!

Veste matelassée d’Anne, admirez le chatoiement des couleurs!

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Elle aime travailler divers tissus tels que laine, rayonne, lin, coton, soie. Le polyester, en revanche, ne trouve pas grâce à ses yeux. Il donne, selon elle, un mauvais rendu et n’est pas confortable. Elle possède son « entrepôt secret » où elle stocke tous ses tissus et lors de la confection d’un modèle, elle s’y retire pour choisir ses couleurs  et ses matières. Une fois que l’ouvrage est terminé, elle effectue un travail important de matelassage avec un piqué libre qui ne nécessite pas de « marquer le tissu ». Elle affectionne également de trouver les bonnes combinaisons de fils avec ses tissus. Elle entreprend la conception d’un vêtement tout d’abord sur le papier. Le matelassage étant pour elle la partie la plus importante, elle la définit à l’avance. Elle lave tous ses tissus avant de les utiliser puis effectue plusieurs cycles de rinçage et essorage pour éviter les accidents. Anne et Terry possèdent plusieurs machine à coudre Pfaff mais elle envie énormément la genouillère des Bernina. Elle aime coudre dans la lumière et en musique car pour elle, c’est une chose physique!

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Veste d'Anne

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Anne a gagné un nombre considérable de prix pour ses quilts et a assisté à beaucoup de défilés de mode pour ses vêtements.

 

Patron de couture d'Anne

Patron de couture d’Anne que vous pouvez encore trouver sur le web chez etsy.com

 

Terry, quant à lui, est aujourd’hui Maître quilter. Possédant un diplôme d’art et curieux de découvrir le monde, il a rapporté des nombreux voyages qu’il a fait durant sa vie, beaucoup de tissus en guise de souvenirs. Il a toujours été intéressé par toutes les formes d’art et c’est en accompagnant des amis au « Houston quilt festival » qu’il est tombé sous le charme du « quilt art ». Ainsi, il a commencé à confectionner des courtepointes traditionnelles à la main en 1989. Puis, le travail à la machine est venu tout naturellement. Peu à peu, il a gagné des prix dans les festivals.

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"Peace Quilt"

« Peace Quilt », souvenir des années psychédéliques

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Pourtant les choses n’ont pas toujours été aussi simples. Plus d’une fois il a eu le sentiment de ne pas être pris au sérieux en tant qu’homme artisan qui pratique cet art, réservé presque exclusivement aux femmes, notamment dans les boutiques de patchwork. C’est la raison pour laquelle il a écrit une lettre anonyme à la Guilde de dallas pour parler de son ressenti et tenter de faire évoluer les mentalités.

 

Tokyo-ConvertImage

« Tokyo »

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Puis, il a entamé des recherches historiques sur les hommes pratiquant le quilt et a présenté une conférence « Men quilt » à propos des hommes religieux qui quiltaient au 15ème siècle au Festival de Dallas. Il a ensuite pris son bâton de pèlerin et il est parti durant 3 ans à travers les Etats-Unis pour présenter « Men quilt » et défendre son art en tant qu’homme.

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Men-quilt-ConvertImage

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Au fil du temps, il s’est de plus en plus investi dans la Guilde de Dallas et il y a rencontré sa chère Anne, qu’il a épousée. Terry a également son propre blog où il vous livre des recettes végétariennes accumulées elles aussi au fil de ses voyages et de ses rencontres :

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http://hippyinthekitchen.blogspot.fr/

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Anne et Terry, toujours très actifs dans la Guilde, aiment, quand ils en ont la possibilité, se rendre dans des festivals et expositions à travers le monde. Cet été, ils seront en France pour quelques semaines, un peu à Paris, peut-être un peu à Lyon mais aussi, pour une longue période, près d’Aix-en-Provence. Qui sait si vous ne le rencontrerez pas au détour d’une allée, dans une jolie boutique provençale telle que celle-çi?

 

http://www.tissus-la-victoire.com/

 

Pour terminer, voici un conseil d’Anne Mosher que j’aime particulièrement à propos des machines à coudre, il me serait presque destiné :

« Ne laissez personne vous dire quoi faire. Il vous suffit d’utiliser votre propre machine et d’apprendre à la maîtriser. »

J’apprends Anne,  j’apprends…

@ bientôt

Logo ChroniquepatchworkNatacha

Quilters’ Travel Companion

Si j’évoque le nom de Colorado Springs, la plupart d’entre vous vont penser à « Docteur Quinn, femme médecin », une série relatant la vie de l’une des premières femmes diplômées à exercer la médecine au fin fond du Colorado, dans une ville naissante.

Mais pourtant non, même s’il y a quelques épisodes où nous apercevons les femmes de la bourgade réunies autour d’un même quilt –  ce qui nous fait comprendre l’importance qu’a le patchwork dans leur quotidien – je ne vous parlerai pas de ce feuilleton.

C’est sur un guide que je voudrais aujourd’hui attirer votre attention. Comme vous le savez, l’art du quilt est très développé Outre-Atlantique. Que ce soit aux Etats-Unis ou au Canada, les manifestations, expositions, festivals, Guildes et boutiques sont nombreux à travers ces états.  Nombre d’entre vous ont pu découvrir avec enchantement, lors d’un voyage, des magasins de patchwork et courtepointes perdus au milieu de nulle part. Ces pays sont très étendus et leurs habitants ont donc l’habitude de parcourir de nombreux miles pour se rendre d’un endroit à l’autre.

C’est ainsi qu’Audrey Swales Anderson  a eu une idée lumineuse !  Celle de créer un guide regroupant tous les évènements et boutiques ayant trait au quilt…tout du moins, ceux dont les commerçants ou organisateurs veulent y figurer : le QUILTERS’ TRAVEL COMPANION

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quilters travel companion

Le guide 2014-2016

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Ce guide est une « bible » pour les quilteuses, assurées de toujours trouver en chemin de quoi se réapprovisionner ou de pouvoir se rendre dans l’une des nombreuses manifestations. En effet, ce livre liste plus de 3 500 boutiques et plus de 1 200 évènements!

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USA et Canada

Zones géographiques couverte par le guide : Les Etats-Unis et le Canada

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Les magasins sont regroupés par zones géographiques et pour chacun d’entre eux est précisé quels produits vous y trouverez et l’agencement afin de vous en faciliter l’accès. Mais il recense aussi quelques liens intéressants tels qu’une entreprise qui vend des produits pour laver vos courtepointes délicatement  ou une guitariste acoustique dans la veine de Joan Baez pour animer vos expositions de quilts.

Enfin, grâce au Quilters’ Travel Companion,  vous trouverez aisément des « Quilting retreats », dans l’Etat qui vous fait envie, c’est-à-dire des stages de quilt avec hébergement compris n’importe où à travers les USA! Le rêve pour beaucoup d’entre nous!

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"Retreats" au Crazy Quilt Shop, Etat de Washington

« Retreat » au Crazy Quilt Shop, Etat de Washington (petit clin d’oeil à ma copine Corinne, qui, j’en suis sûre, se reconnaitra!)

 

kedarquilts

ou, pourquoi pas au Kedar Quilts, dans le Maine…bref, vous aurez l’embarras du choix!

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Le Quilters’ Travel Companion est édité tous les deux ans et une mise à jour est publiée tous les 6 mois dans un bulletin d’informations directement téléchargeable sur le site.

Vous trouverez sur cette page web justement, une mine d’informations qui figurent dans le guide afin de le compléter, je vous engage donc vivement à cliquer sur le lien ci-dessous

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http://www.quilterstravelcompanion.com/

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Vous ne pouvez malheureusement pas commander le Quilters’ Travel Companion sur le site qui lui est dédié, car ils ne servent essentiellement que les Etats-Unis, mais vous pourrez vous le procurer sur  Amazon version US.

Le rêve serait d’avoir un même guide en France regroupant tous les évènements et boutiques de patchwork!

@ bientôt

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                                                                                                                                        Natacha

Les Twisted Stitchers, Seconde partie

Le Texas est l’un des Etats que je rêverai le plus de visiter, pour ses paysages superbes, dans ce vaste pays que sont les USA.

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Canyon de Palo Duro

Canyon de Palo Duro

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D’après Wikipédia, Le Texas est un état du Sud des Etats-Unis, le plus vaste du pays (696 241 km2) après l’Alaska et le deuxième le plus peuplé derrière la Californie. Selon les dernières estimations, la population est de 26,9 millions en 2014. Si sa capitale est Austin,  Dallas-Fort Worth est son agglomération la plus peuplée. Le Texas est en fait  plus grand que la France métropolitaine. Si l’on avait la possibilité de faire un décompte du nombre de quilteuses texanes, nous serions sans doute peu étonnés de comprendre pourquoi le Dallas Quilt Show est considéré comme l’un des plus important aux USA.

Mais reprenons notre découverte des Twisted Stitchers, petit groupe d’artistes textiles de Dallas :

 sandy brawner

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Sandy brawner

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Si aujourd’hui Sandy Calhoun Brawner est une jeune retraitée qui coule des jours heureux en Floride, elle s’est beaucoup investie dans son art en tant que designer et dans son quilt shop. Elle a créé un grand nombre de tissus Moda et a ouvert sa boutique « Quilt Country » en 1995 qu’elle  a tenue pendant 19 ans. A l’occasion du 10ème anniversaire de son magasin, elle a créé la ligne « Bali Batik ».  Sa boutique a été reprise l’an dernier, nous souhaitons donc à Sandy une heureuse retraite!

 

La boutique "Quilt Country"

La boutique « Quilt Country »

 

"Strip Happy", Designer Sandy Calhoun Brawner

« Strip Happy », Designer Sandy Calhoun Brawner

 

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Becky jackson

 

Becky Jackson

Becky Jackson

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Becky est une artiste textile qui trouve son inspiration première dans la couleur. Ce sont toujours les couleurs qui vont définir ses oeuvres. Afin de se perfectionner et d’acquérir une excellente technique, elle s’est inscrite dans un « Community College » où elle a intégré tous les cours d’art existants. Elle aime apprendre de nouvelles techniques, ce sont toujours des challenges pour elle. Elle enseigne son art au travers de stages.

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Insecte

Un quilt sur la poésie de la nature

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3 D

Une mise en relief fantastique !

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http://beckyquilts.com/

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 Sherrie Tootle

Sherrie Tootle

Sherrie Tootle

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Sherrie Tootle est une artiste textile qui enseigne son art en dispensant des cours à la Irving Art Association. Elle est actuellement la Présidente du « Focus Fiber », exposition qui vient de se terminer.

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Rock on!

« Rock On ! » par Sherrie Tootle

http://artgroupsdfw.com/classes-workshops/free-basic-classes-in-fiber-art-by-sherrie-tootle/

 

http://www.dallasfiberartists.org/shows-events/the-fine-art-of-fiber/

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Frances Haffer

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frances hafer

Frances Hafer

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Elle est une des membres actives de la Guilde de Dallas dont elle a été la Présidente. Cette année, elle a été Co-Présidente du bloc challenge du  festival « Dallas Quilt Show ».

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http://www.quiltersguildofdallas.org/

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barbara lange

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Barbara

Barbara Lange

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Barbara Lange est une artiste textile très investie et passionnée. J’aime particulièrement ses oeuvres que je trouve originales et pleines de fantaisie. J’ai écrit un article sur elle grâce aux nombreux mails échangés . Elle est un peu la marraine de  mon blog dans la mesure où ce fut la première artiste qui a accepté d’être interviewée et qui a toujours répondu présente, malgré son emploi du temps chargé.

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Gaudi

« Gaudi »

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Retrouvez son interview ainsi que toutes les infos la concernant ici :

https://chroniquepatchwork.com/category/artistes/

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julie upshaw

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Julie Upshaw today

 

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quilt julie upshaw

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Julie Upshaw est aujourd’hui spécialiste reconnue dans les troubles du langage notamment de l’autisme et de l’apraxie de l’enfant mais elle enseigne aussi l’art dans un lycée international. Si elle ne quilte plus depuis quelques années, ses oeuvres ont été exposées dans les galeries et musées. Vous les trouverez  aussi dans les revues d’art ou sur les murs de sa salle d’attente. C’est elle qui a fondé le groupe des Twisted Stitchers. Peut-être reprendra -t’elle l’art du quilt plus tard, elle laisse une porte ouverte…

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http://wordscount.org/julie.html

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Ici une interview intéressante de Julie John Upshaw :

http://www.allianceforamericanquilts.org/qsos/interview.php?kid=14-31-23C

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Carol morrissey

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Carol Morrissey

Rien d’étonnant à ce que Carol Morrissey soit elle aussi une artiste textile puisqu’elle est la cinquième génération de sa famille qui soit dans l’artisanat. Dans la maison de son enfance, la machine à coudre et les « fournitures d’art » tenaient une place primordiale. Aujourd’hui, elle possède des centaines de bobines, des milliers de boutons, 2 machines Long Arm et plusieurs machines à coudre! Une véritable passionnée ! Elle avoue aussi avoir toujours son appareil photo à la main. En vraie professionnelle, elle a plusieurs cordes à son arc : le Long Arm, une boutique en ligne où elle vend des modèles d’appliqués, de piécés, mais aussi ses modèles d’Exactagon dont elle est la créatrice.

Carol expose à l’international, dans de nombreuses manifestations, des quilts saisissants de réalisme!

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Iguane Carol Morrissey

« Iguana », Carol Morrissey

Poppy, by ocarol designs by Carol Morrissey

« Poppy », Carol Morrissey

http://www.ocaroldesigns.com

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Mais les Twisted Stitchers, ce sont aussi : Debbie Herring, Joan Lusk et Judy Kriehn…

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Voilà, notre petite balade Texane s’achevant ici, j’espère qu’elle vous a plu. Peut-être rencontrerez-vous au détour d’un salon français quelques-unes de ces artistes. Je ne manquerai pas de vous présenter plus en détail certaines d’entre elles avec un joli portrait, voire même, pourquoi pas, une interview…. 😉

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N@tacha    santiags texas

Les Twisted Stitchers de Dallas – première partie

Je tiens à remercier vivement Barbara Lange ainsi que
Terry et Anne Mosher pour leur aide précieuse sur cet article

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Lors de mon échange avec Barbara Lange, elle m’avait confié faire partie de plusieurs groupes dont celui des Twisted Stitchers de Dallas.

Qui est ce groupe?

Qui sont-elles?

Je vous propose aujourd’hui un voyage vers le Texas afin de vous faire découvrir leurs univers.

Texas Stetson

Le groupe fêtera, durant ce mois d’avril, ses 15 ans puisqu’il s’est formé pour la première fois au printemps de l’année 2000. C’est Julie Upshaw qui a fondé le groupe après avoir quitté Austin pour Dallas. Elles se réunissent aujourd’hui dans un quilt shop local et sont une petite vingtaine. Elles ont plaisir à partager, entre membres, diverses techniques telles que : teinture de tissu, peinture sur tissu, design de surfaces, long arm quilting, piqué libre, perlage, éléments 3-D, imagerie numérique, peinture de fil. Elles sont toutes des artistes textiles.

L’élargissement du groupe à la dimension européenne s’est fait lorsque Barbara, qui est allemande et a vécu plusieurs années aux Etats-Unis, a intégré le groupe puis est repartie vivre dans son pays tout en restant membre de cette petite communauté.

Si elles ne se rencontrent  pas régulièrement, elles font en sorte de se réunir dès qu’elles en ont l’occasion et souhaitent faire perdurer et avancer l’art du quilt contemporain. Elles préparent donc des projets et certaines d’entre elles ont participé à  l’Exposition sur le Rayonnement à Genève dont je vous avais parlé dans l’article consacré à Barbara. Vous en connaissez probablement certaines…

 

 

Partons découvrir leurs univers respectifs :

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Tonya Littmann

 

Tonya Littmann

Tonya Littmann

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Tonya Littman est Artiste Textile et Designer Graphiste pour son propre compte depuis 1989 à Denton auTexas.  Voici deux de ses oeuvres  réaliséés pour le Dallas Quilt show – où elle a égalemment donné une conférence – et qui ont chacune gagné un ruban !

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"Winter Chill"

« Winter Chill »

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"Obsession"

« Obsession »

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http://www.tonyalittmann.com/

http://tonyalittmann.blogspot.fr/

 

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barbara oliver hartman

 

Barbara Oliver Hartman

Barbara Oliver Hartman

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Barbara a découvert l’art du quilt dans les années 80 et elle se définit aujourd’hui comme une « Quiltmaker ». L’artisanat a été présent très tôt dans son enfance puisque ses parents étaient, pour l’une, couturière à son compte et pour l’autre artiste armurier et coutelier de talent. Sa grand-mère, quant à elle, confectionnait déjà traditionnellement des courtepointes avec des chutes de tissus et de vieux vêtements pour ses proches. Nous pouvons ressentir à travers le style de Barbara les influences de la région où elle est née, l’Arizona. En plus de donner des conférences et d’animer des ateliers, elle expose et a gagné des prix dans de nombreuses manifestations.

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« Celebration in red », Best of show du festival international Quilt Pacifique

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"Kaleidostar", l'un des deux quilts ayant remporté le  "New Quilts from an Old Favorite"

« Kaleidostar », l’un des deux quilts ayant remporté le « New Quilts from an Old Favorite »*

 

http://www.barbaraoliverhartman.com/

 

 * Le « New Quilts from an Old Favorite » est un défi organisé par le Museum of the American Quilter’s Society (MAQS). Il s’agit d’utiliser un bloc traditionnel ancien afin de créer une courtepointe moderne. Le gagnant est en vedette sur le livre du concours d’entrée du prochain défi.

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                       Krissy Brawner

 

Krissy

« Self portrait »

 

 Krissy Brawner est long-armeuse en Floride, à Palm Harbor.
C’est avec beaucoup de passion qu’elle quilte des ouvrages que d’autres mains passionnées ont confectionnés. L’une de ses clientes et elle-même viennent de décrocher un ruban de récompense pour le quilt ci-dessous au Dallas Quilt show ! Admirez le travail !

 

ruban pour quilt Krissy

La gagnante du prix pour une courtepointe quiltée par Krissy

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Détail quilt ruban krissy

Détails du quilt

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http://krissysquiltingarts.blogspot.com/

http://krissysquilting.smugmug.com/LONGARMQUILTING

 

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Sharon Zeiner

 

Sharon Zeiner est designer. Elle crée des kits de patchwork tel que celui-ci :

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Diamond in the Window

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Vous pouvez acquérir ce kit sur internet chez des boutiques en ligne US comme Quiltcountry ou  The Virginia Quilter.

http://www.virginiaquilter.com/

http://www.quiltcountry.com/

 

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 Deborah Boschert

 

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Deborah Boschert

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Deborah est une artiste textile. Elle travaille essentiellement sur le quilt et la fibre et ses ouvrages ont été publiés dans de nombreux livres et magazines à travers le monde. Elle enseigne sont art grâce à  de nombreux stages. Vous pouvez la retrouver sur son site qui est plein de fantaisie!

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http://deborahsstudio.com/

 

"Tabletop Horizons"

« Tabletop Horizons »

 

"Obviously Chocolate"

« Obviously Chocolate »

 

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Robin williamson

 

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Robin Williamson

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Robin a commencé le patchwork dans les années 80 mais s’est réellement investie durant les années 90 quand elle a commencé à travailler plus assidument sur ses ouvrages. Elle a décidé d’intégrer un cours de débutants pour voir ce qu’elle pourrait apprendre et elle a eu la chance d’avoir un professeur, Susie Emmons, qui, repérant son talent, l’a poussée vers l’art textile. Graphiste de profession, Robin possède sa propre entreprise mais elle espère pouvoir un  jour vivre uniquement de son art.

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Voldemort

« Voldemort » , ce quilt n’ayant pas de nom, il a été intitulé ainsi! Il est tellement plus beau que son homonyme de « Harry Potter »…

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http://www.robinwilliamsonquilts.com/

 

à suivre…

N@tacha Ramora