FLORIDA BARN QUILT TRAIL

Chers lectrices et lecteurs, je sais combien vous aviez apprécié mon article sur les jolis périples d’Estelle Lacker, quilteuse globe-trotteuse, notamment en Australie. Aujourd’hui, je lui prête mon clavier afin qu’elle vous retrace son sympathique Road-trip pour découvrir le FLORIDA BARN QUILT TRAIL. Un petit instant de rêverie et de magie que vous allez adorer, j’en suis certaine…..

~~~~~~~~~~~~~~~~

Comme chaque année, nous nous rendons en automne aux Etats-Unis chez mon amie de toujours : nous nous sommes connues sur les bancs du lycée à l’âge de 15 ans. Elle habite en Floride depuis plus de 25 ans, naturalisée américaine et propriétaire d’un atelier d’encadrement indépendant. Pendant les jours de semaine, nous l’assistons à l’atelier: JP coupe les baguettes, j’assemble et termine les cadres – à l’aise dans ce domaine  puisque je pratique l’encadrement d’art depuis de nombreuses années. Les techniques sont différentes mais les matières identiques.

Les week-ends de 3 jours sont consacrés à des road-trips : soit un saut en Alabama dans la baie de Mobile, soit en Louisiane à la Nouvelle-Orléans ou en Géorgie à Savannah. Le prétexte de quelques jours à Gainesville a été une visite à Nadia, sa fille et sa famille, ainsi que le FLORIDA BARN QUILT TRAIL, créé en 2013 et rattaché à l’American Quilt Trail Movement. Ce jeu d’orientation consiste à recenser les reproductions de quilts exécutés sur bois ou métal et fixés sur les façades de bâtiments urbains ou ruraux. Nous commençons ce parcours à Trenton :

.

.

.

.

.

le 1er quilt, le compas de la rose, symbolise le point de départ du trail qui guide les visiteurs. Suivra l’arbre de vie apposé sur le mur à proximité de l’entrée du Rose Café, partie intégrante de la boutique Suwanne Valley Quilt Shop. Celui-ci est réputé le plus important de Floride. Les différentes pièces rassemblent des tissus sur un même thème : rétro, civil war, holidays fabrics, batik, children, solids, orientals, etc… Les délicieuses et curieuses old ladies sont affairées mais disponibles.

.

.

.

.

A deux pas, surprise : le plus ancien bâtiment de la petite ville construit en 1910 – jadis point de vente d’épicerie sèche, de colliers de chevaux et de cercueils – abrite le Florida Quilt Museum. L’essentiel de l’exposition consiste en de nombreux couvre-lits antiques, certains datant du début du 19ème siècle, en parfait état.

.

.

.

.

Des panneaux muraux, des nappes, coussins et autres accessoires pleins de charme aux couleurs un peu fanées  complètent la collection. Dans les pièces secondaires, nous admirons des ouvrages en feed-sacks, en crazy de style victorien, des dentelles, des collections de boutons de nacre ainsi que quelques art-quilts contemporains en appliqué. Pour nous remettre de ces émotions, rien de tel que de s’attabler à la terrasse ombragée du Rose Café et déguster un incomparable cheese cake. La boutique et le musée sont mis en vente – à bon entendeur….  A noter : le 17 mars 2018 se tiendra le Trentons’s Suwanee Valley Quilt Festival.   

.

.

.

.

.

.

Nous reprenons la route CR 47 N vers Lake City pour arriver à White Springs historical town. Les quilts hauts en couleurs sont vissés sur les façades et clôtures des maisons d’un joli quartier résidentiel. Judith, qui m’a observée prendre des photos, m’offre spontanément un mini-quilt peint sur un carreau de faïence. Bien que coutumière de ce genre de manifestation de sympathie quand je croise des passionnées de patchwork au fil de mes pérégrinations, ce cadeau me touche beaucoup. 

.

.

.

.

.

.

Le  jeu de piste nous mène dans les petites villes de Life Oak et Madison (rien à voir avec le film qui est supposé se dérouler dans le Midwest) : elles sont également décorées de barn quilts plus ou moins visibles. Après une bonne trentaine d’arrêts, nous n’avons parcouru qu’un quart de notre trajet et mes coéquipiers s’impatientent : il reste 3 heures de route jusqu’à destination.  Columbus Day 2017 aura été une journée très spéciale.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

Pour en savoir plus : Barn quilts and the American Quilt Trail Movement de Suzi Parron (ed. Swallow Press) un livre magnifique offert par mon amie.

.

.

.

Estelle Lacker

 

Merci à toi Estelle pour cette belle balade !

                                                             Natacha

 

 

Publicités

L’Ecosse, seconde partie – Dunbar, Loch Ness et Glasgow

le-routard-ecosseReprenons la route si vous le voulez bien…

Tout au long de ce voyage, le « Guide du routard » m’a servi d’éclaireur et de livre de chevet, m’apportant toujours des infos judicieuses  sur les lieux à ne pas rater et leur histoire  mais aussi, sur quelques bons restos à essayer, ne maquant pas de mettre en garde contre les désagréments  lorsque nécessaire.  J’ai donc suivi les conseils du « Routard » en me rendant à Dunbar, présenté comme un joli petit port de pêche.

Je ne suis pas sûre que  « joli » soit bien approprié pour ce village. J’opterai plutôt pour le terme « désolation ». Il se dégage une atmosphère tellement triste de Dunbar.

.

imgp6247

Dunbar

.

Nous nous serions crues dans un des cercles polaires, Arctique ou Antarctique, où le soleil se lève si peu en période hivernale. Car en effet, il faut savoir qu’à cette époque de l’année, la nuit tombe tôt en Ecosse.  Après une ballade autour du port, nous espérions profiter du « tea time » avant de repartir puisqu’il était 16h passée. Mais impossible! Tous les magasins fermant leurs portes à 4h, nous nous sommes rabattues sur la charmante boutique de bonbons où sa délicieuse vendeuse  a égayé notre promenade.

.

imgp6261

Il est 16 heures, la nuit tombe, il faut fermer boutique. Tant pis pour le « Tea time »!

.

imgp6250

.

imgp6252

.

imgp6253

.

Le lendemain, nous partions pour Inverness, à quelques miles du Loch Ness, accueillies par de gros flocons de neige. Je ne m’attarderai pas à vous parler d’Inverness qui me laisse un souvenir un peu amer : hospitalité moindre et hôtel déplaisant avec une hôtesse fort désagréable. Toutefois, j’ai eu le plaisir  de faire une belle trouvaille : une toute petite boutique de patch tenue par une commerçante dévouée où j’ai pu faire le plein de tissus en prévision de mon quilt de voyage. Elle se situe au bout de la Church Street, en face de l’étonnante librairie  de livres anciens, chauffée par un immense poêle à bois. Ne manquez pas de faire un tour respectivement dans ces deux commerces.

.

quilt-creations

.

imgp6262

.

Sans véhicule personnel, Inverness est un peu le passage obligé  pour accéder au Loch Ness. Nous avons choisi de découvrir le loch par les berges d’Urquhart Castle. Ici, pas d’apologie du monstre mais un accueil extrêmement sympathique sur le site des ruines du château.

.

imgp6267

.

Nous avons visionné un film documentaire (sous titré en Français juste pour nous) relatant les nombreuses guerres de clan qui ont amené les seigneurs de cet édifice tant convoité à le faire brûler.

Nous nous sommes ensuite longuement promenées parmi les vieilles pierres chargées d’histoire puis nous avons scruté le lac, au cas où… 😉

.

imgp6275

.

imgp6268

.

imgp6276

Nessie?

.

Nulle trace de Nessie, vous vous en doutez. Toutefois, nous retiendrons de cette journée l’atmosphère unique qui se dégage de ces lieux mystérieux, mais aussi le froid piquant, l’alternance de pluie et de neige parfois entrecoupée d’un timide rayon de soleil.

.

imgp6273

 

Nous étions bien heureuses d’avoir prévu de grandes capes de pluie, outil indispensable pour randonner ou simplement  se promener en Ecosse.

Nous rentrerons à notre hôtel si décevant avec plaisir ce soir-là, après avoir attendu notre bus pour revenir sur Inverness très longuement dans le froid.

.

.

.

.

Nous reprendrons la route le lendemain matin de bonne heure pour l’ultime et très courte étape de notre voyage : Glasgow. Le trajet me permettra de profiter pleinement une dernière fois des paysages des Highlands et de repérer une très jolie station de ski nommée Aviemore dans le parc national de Cairngorms qui me donne très envie d’y séjourner…

.

aviemore

.

Assurément, nous nous souviendrons de notre arrivée sur Glasgow, accueillies par une pluie torrentielle pour nous rendre à notre hôtel. Le temps de poser nos bagages, nous décidons de braver les éléments déchainés, emmitouflées sous nos blousons et nos fameuses capes. Si notre escale dans la ville a été de courte durée – une demi-journée – nous avons quand même pu visiter la très impressionnante université de Glasgow, plus belle d’un point de vue architectural et plus vaste que l’université de Harvard, près de Boston, visitée l’été dernier. 

.

univ-glasgow

L’université de Glasgow, source : People Make Glasgow

.

arcades-universite-glasgow

Les arcades de l’université

.

Dans les bâtiments de la faculté, il y a un petit musée à visiter absolument avec nos enfants. Tel un cabinet de curiosité, vous pouvez y découvrir des tas de choses bizarres dans du formol, les premiers instruments destinés à l’obstétrique (soyons heureuses de vivre à notre époque mesdames, je vous assure!) ou encore, une vraie momie.

.

hunterian-museum-display-room

Hunterian Museum and Art Gallery

.

.

img_20170226_062105Hélas, il nous faut déjà songer à rentre chez nous, en France et de retrouver notre petit confort. De ce voyage, je reviens avec de beaux souvenirs en tête, de nombreuses photos mais aussi des vêtements chauds qui m’évoqueront l’Ecosse très longtemps et dans lesquels j’aime tant m’emmitoufler. Ce qui m’amène, dans 15 jours, à vous parler de l’industrie lainière en Ecosse, mais aussi un peu partout dans le monde et de vous expliquer les labels et les logos de la laine afin que n’achetiez plus jamais un pull sans connaître la provenance des fibres que vous allez porter.

A très vite,

N@tacha Ramora

.
Exceptionnellement, les petites annonces d’expos et de puces du mois de mars de Rhône-Alpes seront diffusées vendredi 3 mars au matin car je vais m’absenter quelques jours.

L’Ecosse, Terre de légendes – Edimbourg

Juste avant les fêtes de fin d’année, j’ai pris quelques jours de vacances afin d’effectuer un voyage avec mes enfants. Il avait dû être reporté à cause des loupés de notre chère administration pour l’obtention d’une pièce d’identité pour Indiana, ma fille cadette. Une fois le fameux sésame en main, c’est l’Ecosse que nous avions choisi comme destination.

.

ecosse-joueur-de-cornemuse

Source : alovelyworld.com

.

Je ne regrette pas ce choix car ce périple nous laissera, à toutes les trois, un souvenir inoubliable, non seulement pour les villes et paysages découverts mais aussi pour tout ce que j’ai pu partager avec mes filles.

Dans la vie de tous les jours, je suis une maman qui élève ses filles et jongle avec l’implacable logistique journalière. Bien sûr, mon obligation de fermeté n’est pas du tout facile à assumer en tant que parent, alors quoi de mieux que de s’échapper du quotidien pour mieux se retrouver et renforcer les liens dans une région tellement dépaysante où l’accueil est chaleureux?

.

imgp6238

L’imposant Château d’Edinburg

.

je vous emmene?

 

carte-du-royaume-uni-cartograf-convertimage

Source : Escapades Celtiques

L’Ecosse est une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni avec l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord.

Elle est située au nord de la Grande-Bretagne et possède un petit nombre d’archipels tels que Les Hébrides, les Orcades et les Shetland.

.

.

.

hebrides-615

Les Hébrides, source National Geographic.com

.

shetland

Mousa, Iles Shetland

.

orcades

Les Orcades, source Petit Futé

.

Si la plus grande ville d’Ecosse est Glasgow, Edimbourg en est la capitale mais aussi son centre financier et administratif.

.

glasgow

Glasgow

 

L’Ecosse étant vaste (78 772 km²) et les endroits à découvrir très nombreux, il a bien fallu faire un choix.  Partant seule avec mes filles au coeur de l’hiver, j’ai préféré ne pas opter pour une location de voiture qui m’aurait obligée à affronter la conduite à gauche  et les intempéries. Vous constaterez que bien m’en a pris! J’ai donc choisi un parcours facile à faire en transports en commun – bus longues distances et trains.

.

drive-on-left

.

Nous voici donc toutes les trois, ce 17 décembre, à l’aéroport Lyon Saint-Exupéry. Hormis quelques légères turbulences, le premier vol de ma petite dernière se passe sans trop de peur.  Après deux heures dans l’avion, nous voici en terre écossaise, dans la très attachante capitale : Edimbourg (ou encore Edinburg). Et quelle ville! Comment vous décrire la sensation perçue dans cette cité où l’on ressent le poids de l’histoire mêlé au charme d’une ville à taille humaine où les gens sont chaleureux et aiment les Français? Le grand écrivain Sir Walter Scott, natif de cette ville, la surnommait « L’impératrice du Nord ».  Il est vrai qu’elle est majestueuse et que nous nous y sentons bien.

.

Victoria Street, l’une des rues les plus photographiées d’Edinburg

.

Beaucoup d’écrivains célèbres sont également natifs d’Edinburg : Robert Louis Stevenson, Charles Dickens, Irvin Welsh ou encore Sir Arthur Conan Doyle. 

.

robert-louis-stevenson

Stevenson

charles-dickens

Dickens

irvin-welsh

Welsh

arthur-conan-doyle

Conan Doyle

 

.

 

 

.

.

.

.

j-k-rowlingMais la ville a aussi inspiré la désormais célèbre J.K. Rowling pour le premier tome de son non moins célèbre ‘Harry Potter ». C’est dans un café de la cité qu’elle a créé, à l’aide de sa plume magique, son petit sorcier. Pour nous, ce sera la seule grande déception de notre séjour dans cette ville car nous sommes accueillies glacialement dans ledit café! Pas de magie ici et boire un verre coûte excessivement cher! Nous repartons vers des lieux plus sympathiques.

.

Nous avons été charmées par les joueurs de cornemuse en habit traditionnel sur le Royal Mile, artère principale reliant le « Palace of Holyroodhouse » au château. Cette avenue pavée, emplie de boutiques où vous pouvez faire le plein de souvenirs et acheter de belles écharpes en tartan ou des kilts,  est superbe mais aussi, gaie et animée.

.

royal-mile-sunny-day

Le Royal Mile, source : Visitscotland

.

Charmées aussi par le National Museum of Scotland,  fascinant et gratuit, qui comporte des sections toutes plus amusantes et ludiques les unes que les autres : histoire naturelle, grandes découvertes et sciences, cultures du monde ainsi qu’une aile entière dédiée à l’Ecosse. Il nous sera impossible de voir la totalité des galeries mais nous avons passé des heures à nous amuser comme des enfants (surtout moi 😉 ).

.

imgp6120

National Museum of Scotland

.

imgp6119

Section « Histoire naturelle »

.

imgp6096

Métier à tisser Jacquard

.

imgp6101

Dolly, la brebis clonée

.

Ce qui nous a beaucoup réjouies également, c’est l’attraction Caméra Obscura. Maria Theresa Short fit installer ce périscope mobile dès 1853. Il fut un observatoire populaire pour contempler et scruter la ville. Depuis, un Musée insolite sur les illusions d’optique s’est monté autour de l’attraction principale, proposant  un excellent moment d’éclats de rire en famille.

.

camera-obscura

Des sensations vertigineuses!

 

imgp6136-convertimage

Voici comment je serai dans 25 ans!  Pas de doute, je suis bien la fille de ma mère! 🙂

.

 

 

 

 

.

 

mary-kings-close

La ville étant chargée d’histoire, nous avons tenu à découvrir « The Real Mary King’s close ». Les « closes » étaient des passages étroits enfouis pendant près de deux siècles dans les soubassements de la City Chambers. La visite guidée est  théâtralisée et du coup très amusante : anecdotes inquiétantes, superstitions et existence d’un fantôme qui se baladerait dans le coin, tout est réuni pour passer un bon moment ! Le prix est un peu élevé, certes, mais ça en vaut le détour.

 

.

Bien sûr, il était indispensable aussi de visiter « The Castle », le château d’Edinburg. Cette superbe citadelle domine la cité et a donné son nom à la ville : Din Eidyn, qui signifie « forteresse d’Edwin ». Tour à tour bastion, caserne ou prison, elle a été le théâtre de nombreuses batailles rangées et de coups de mains romanesques. Elle abrite aujourd’hui certains joyaux de la couronne et de beaux bâtiments ainsi qu’un cimetière pour les chiens des soldats.

.

imgp6200

Le château veille sur la cité

 

imgp6208

.

imgp6221

Une ville dans la ville

 

Durant le séjour, nous avons également  fait l’ascension d’Arthur’s Seat, ancien volcan de   251 m dans le parc de Holyrood qui offre un splendide panorama sur la ville tout en donnant l’impression, pendant la balade, d’être au coeur des Highlands : roches abruptes, landes et bruyères.

.

imgp6171

imgp6168

Panorama d’Arthur’s seat

 

 

imgp6190

Vestiges de l’histoire

.

Enfin, nous ne quitterons pas la ville sans faire un tour au féérique marché de Noël avec ses petits chalets de bois, sa grande roue, son labyrinthe de sapins et ses quelques manèges à sensation.

.

imgp6151

.

Puis nous irons saluer la statue du chien Bobby. On raconte que ce Skye Terrier, après la mort de son maître, policier de profession, resta 14 ans couché sur sa tombe. Il fut enterré près de lui et les habitants du quartier lui érigèrent une statue. Les touristes ont pris l’habitude d’aller lui toucher la truffe car cela porterait bonheur. Ce chien est très célèbre à Edimbourg. Eleanor Atkinson en a tiré une nouvelle publiée en 1912 et adaptée par Walt Disney en 1961.

.

img_20161218_132052

.

.

bobby1

.

Mais il est temps de laisser Bobby et Harry Potter aux Edimbourgeois. Bien que nous soyons désireuses d’avancer plus profond dans les terres écossaises, nous quittons à regret les belles rues pavées de la capitale. 

.

imgp6149

Faire un truc un peu fou : dîner à la terrasse d’une pizzéria en plein hiver, bien au chaud sous des plaids écossais mis gracieusement à notre disposition, comment résister?

Dans quelques jours, si vous le   souhaitez, je vous emmène à   Dunbar et Inverness, mais aussi   surveiller les « eaux dormantes » du     Loch Ness puis, vous donner   envie  de reprendre vos études   dans   l’université de Glasgow.

   N@tacha Ramora

 

 

Les paysages époustouflants du Zéphir et les collines de San-Francisco

En avant pour la grande aventure ! Je vous emmène cette fois  à bord du train Zéphir, un train longue distance équipé d’un wagon panoramique qui permet de profiter pleinement des paysages traversés tous plus grandioses les uns que les autres : des plaines du Nebraska aux Rocky Mountains, de la Colorado River à la Truckee River, du majestueux lac Tahoé aux plaines désertiques de l’Utah et du Nevada, du fleuve Mississipi aux rives de la baie de San Francisco, tout ne fut qu’émerveillement et découvertes parfois surprenantes, y compris au sein même du train. Nous avons donc embarqués en début d’après-midi pour deux jours et demi de voyage à Chicago où nous avons attendus docilement que le Chef de gare nous attribue nos places.

.

img_1133

« En voiture ! »

.

Je peux vous assurer que pour moi, le voyage commençait bien lorsque je me suis rendue compte que deux rangs devant nous allait voyager une famille Amish avec leurs trois enfants ! J’étais au comble de la joie de pouvoir observer des membres de cette communauté presque trois jours durant ! Mais qu’elle ne fut pas me surprise de m’apercevoir très vite que plusieurs familles Amish, issues de communautés différentes – d’après la différence des coiffes – allaient elles aussi faire le voyage !

Logo ChroniquepatchworkNous nous sommes installés dans ce qui allait être, pour de longues heures, notre minuscule espace de vie et c’est le cœur battant que j’écoutais la machine se mettre en branle direction Emeryville (San Francisco) ainsi que les premiers coups de sifflets de la locomotive qui furent si nombreux ! Car à chaque intersection entre la voie ferrée et une route, aussi petite soit-elle, le conducteur donnait joyeusement du sifflet ! Et croyez-moi, les routes sont nombreuses, même dans le désert et au beau milieu de la nuit. Mieux vaut avoir un sommeil solide ou une bonne paire de boules Quiès !

.

img_1137

J’ai été studieuse! J’ai amené mon ouvrage d’hexagones avec moi pour le voyage… 🙂

.

Au cours de cette première demi-journée, nous avons traversé, des heures durant, des champs de maïs à perte de vue dans les Etats de l’Illinois et de l’Iowa, ce qui n’est pas étonnant lorsque l’on sait que l’Illinois produit du maïs pour le pop-corn et que la moitié de la production de l’Iowa représente le tiers de l’éthanol américain.

.

imgp5618

Champs de maïs à perte de vue

 

Après une nuit un peu difficile sur les sièges inclinables – nous avons choisi la formule économique – où j’ai regretté amèrement, en grande frileuse que je suis, de ne pas avoir prévu de plaid, je me suis réveillée au petit matin et suis allée m’installer dans le wagon panoramique pour voir le lever de soleil sur l’Etat du Colorado. Bien m’en a pris puisqu’il était indispensable, ce jour-là, de pouvoir admirer les paysages grandioses que nous nous apprêtions à parcourir. Après une halte de trois quart d’heure à Denver où nous avons pu prendre quelques photos à la dérobée, notre train filait vers l’ouest américain. Le spectacle fut à la hauteur de nos attentes! Je vous laisse en juger par vous-même, toutefois, je m’excuse si parfois, les photos sont floues ou ont des reflets, il n’était pas simple de prendre de beaux clichés dans un train en mouvement…

.

imgp5626

Un adorable petit garçon Amish qui m’a adressé des sourires radieux que je ne suis pas prête d’oublier!

.

imgp5639

Le wagon panoramique, très fréquenté par la communauté Amish!

.

imgp5641

Au pied des Rocky Mountains (Montagnes Rocheuses)

.

imgp5642

Nous grimpons dans les Rocheuses

.

imgp5651

Un petit coin de paradis

.

imgp5658

Une habitation plutôt insolite mais au panorama grandiose

.

imgp5678

La rivière Colorado

.

imgp5689

Le Colorado

.

imgp5693

Encore….

.

imgp5687

Et encore…

.

En fin d’après-midi, j’ai aperçu quelques cerfs qui profitaient des rares ombrages et points d’eau et me suis écriée en français à l’adresse de mon compagnon « Regarde! Regarde! ». Les trois jeunes filles Amish assises à la table de l’autre côté du couloir, curieuses de ma découverte, ont voulu savoir ce que j’avais vu. C’est malheureusement à ce moment là que la barrière des langues m’a posé problème! Quel terme donner pour cet animal à des adolescentes qui parlaient probablement le Pennsylvania Dutch? Nous avons essayé de nous aider du traducteur du téléphone portable : Deer? Cervids? Hind? Fawn? Elles n’ont compris aucune de ces appellations! Mais j’étais toutefois émue et surprise de cette ébauche de communication.

Après avoir vu tant de belles choses au cours de la journée, je n’ai pas eu le courage d’attendre notre arrivée prévue à 23h à Salt lake City pour admirer ne serait-ce que les lumières de la ville. Epuisée, j’ai éteint ma petite veilleuse et me suis endormie tant bien que mal sur ma couchette improvisée. De nouveau réveillée très tôt le lendemain matin, je me suis rendue, comme la veille, dans le wagon panoramique pour admirer le lever de soleil sur les grandes plaines désertiques du Nevada.

.

imgp5720

Le Nevada au petit matin

.

imgp5727

Le désert du Nevada

.

imgp5732

Retour progressif à la civilisation

.

imgp5750

Le lac Tahoé

.

Le majestueux lac Tahoé, quelques heures plus tard, m’a fait grande impression. Les toutes dernières heures du voyage, alors que nous traversions la Californie et retrouvions des endroits moins charmants car très industrialisés, nous avons eu le bonheur d’échanger un moment avec la famille Amish installée au plus près de nous, notamment avec le père de famille et sa fille ainée, la mère étant très en retrait et les autres enfants trop jeunes. Cette discussion et tout ce que j’ai pu observer durant le voyage a pertubé mes maigres connaissances sur cette communauté, fruits de mon entretien avec Jacques Légeret et de mes recherches. Je leur ai parlé de Sainte-Marie aux Mines, d’Alsace et de patchwork et rien de cela n’a fait écho. Je leur ai montré mon ouvrage mais cela n’évoquait rien pour eux. J’en ai conclus, peut-être à tort, que ces Amish là n’étaient pas issus du Vieil Ordre tant ils étaient à l’aise avec notre monde (plaid polaire bariolé pour la jeune fille, verre en plastique fluo, robe bleue avec de très discrets carreaux). Et encore bien d’autres choses que je tairais par peur que vous ne me preniez pour une affabulatrice! Si la frontière est encore grande entre leur monde et le nôtre, nul doute qu’elle s’amoindrit au fil du temps.

.

imgp5684

Tout le monde profite des arrêts pour se dégourdir les jambes

.

img_1274

Un papa Amish attentif

.

Nous arriverons près de San Francisco vers 16h avec l’envie de profiter de ces deux derniers jours avant  de ne rentrer en France. Nous sommes frappés par la fraicheur qu’il règne dans cette ville en cette soirée du mois d’août et nous croisons plusieurs personnes en doudounes légères. Même les chien sont habillés chaudement !

.

imgp5776

 

Une petite laine !

 « L’hiver le plus froid que j’ai connu a été l’été que j’ai passé à San
Francisco. » Mark Twain

Pour se balader dans les rues de San Francisco, mieux vaut être équipé d’une bonne paire de baskets afin de grimper avec « légèreté » ses nombreuses collines. Elle est la troisième destination touristique des Etats-Unis et nous entendons beaucoup parler Français dans divers lieux. Si je constate qu’il y a toujours autant de SDF dans certains quartiers et qu’ils sont de plus en plus jeunes,  je redécouvre le charme fou de cette ville. Je visite de nouveaux lieux inexplorés il y a 10 ans tels les fameux escaliers qui ont inspiré  Armistead Maupin pour écrire « Les chroniques de San Francisco » mais aussi le quartier de Russian Hill dont les arbres servent de nid aux nombreux perroquets tout comme dans d’autres endroits de la ville.

.

imgp5820

La baie de San Francisco vue de Russian Hill

.

imgp5814

Les perroquets de Russian Hill….à vous de jouer et de les trouver!!!

.

imgp5872

Les escaliers ayant inspiré « Les chroniques de San Francisco », pas de Mme Madrigal à l’horizon, dommage!

.

Nous descendons Lombard Street, rue tortueuse si réputée, nous nous promenons dans le  typique Chinatown, sur le Fisherman’s Warf d’où nous allons admirer les lions de mer qui dorent au soleil puis marchons longuement jusqu’au Golden Gate Bridge, que nous ne parviendrons  jamais à voir entièrement à cause de la brume.

.

imgp5777

« The » Cable car

.

imgp5798

.

imgp5826

Lombard Street

.

imgp5883

La porte de Chinatown

.

imgp5849

Fisherman’s Wharf

.

imgp5852

Les lions de mer se dorent la pilule devant les paparazzis !

.

imgp5913

Golden Gate Bridge

.

imgp5922

.

.

20160819_071542

Prêts au décollage?

 

Déjà, il nous faut boucler nos bagages et songer à repartir. Si nous quittons à regrets les Etats-Unis, nous sommes malgré tout heureux de retrouver nos proches en France afin de leur conter cette belle aventure….

.

.

imgp6023Dans quinze jours, retour à la réalité et à la passion qui nous anime toutes, je vous propose un petit aperçu de mes coups de coeur du Carrefour Européen du Patchwork, édition 2016.

@ bientôt donc!

Natacha Ramora

 

La quiétude de la Nouvelle-Angleterre et la beauté de Chicago

Chers lectrices et lecteurs, je vous ai laissé, la semaine dernière, sur les rives de la Charles River. Reprenons la route ensemble…

Après nos belles ballades dans les rues de Boston, nous louons une voiture et nous quittons la ville pour Lowell et son Museum du quilt.

.

IMGP5350

Lowell

.

Le Musée fera l’objet d’une chronique sur le blog à lui seul  ultérieurement mais ‎hormis les salles réservées aux ouvrages sur les présidents américains,  j’ai été un peu déçue par les collections présentées. Lowell est une petite bourgade industrielle qui me séduit assez peu en comparaison de toutes ces belles choses que je verrai ensuite. Nous y déjeunons rapidement et repartons par les routes qui longent la côte de la Nouvelle-Angleterre et admirons l’Océan et les superbes maisons à bardages, toutes plus belles les unes que les autres.

.

IMGP5367

Les paysages maritimes de la Nouvelle-Angleterre

.

IMGP5381

Une petite route paisible

.

IMGP5386

Vivre au bord de l’océan…

.

IMGP5412

Un des nombreux phares de la côte

.

Le beau temps n’est pas toujours au rendez-vous mais nous faisons quelques haltes agréables pour admirer les paysages et prendre des photos. Nous posons nos valises pour deux jours à Old Orchard Beach, petite station balnéaire situé à quelques miles de Portland, dans le Maine.

.

IMG_0964

Welcome to Old Orchad Beach

.

L’air marin est très humide et une grande fatigue nous envahis. Ces deux jours seront surtout consacrés au repos, aux grandes balades sur la plage pour moi et aux petits apéritifs du soir dégustés sur le Wharf. Cet endroit me plaît énormément pour sa quiétude et j’aurai adoré y rester davantage.

Mais il nous faut continuer notre route! Nous restituons la voiture à l’aéroport de Boston et nous reprenons un avion pour Chicago. J’avoue que j’ai un peu l’appréhension de retrouver un second New-York mais ce n’est pas le cas! Tout nous a plus à Chicago! A la descente de l’avion, nous avons pris un métro pour rejoindre notre hôtel . Dès que nous  ‎en sommes sortis, nous avons aimé ou ri de ce que nous avons vu : le petit logo qui interdit le port des armes à feu en ville, le métro aérien, la fantastique vue de notre chambre d’hôtel et le lit de plus d’un mètre quatre vingt de large!

.

IMGP5427

Métro aérien de Chicago

.

Si Chicago est encore célèbre ‎pour sa période très tourmentée au temps des gangs mafieux et de la prohibition, nous ne nous sentons pas en insécurité comme à New-York. Il existe encore une organisation qui a relayé la mafia, appelée « l’Outfit de Chicago » et qui intervient désormais dans la prostitution, la drogue, les assassinats, les cambriolages et bien d’autres. Pourtant, nulle trace de banditisme ici. La ville est paisible et propre, les gens souriants et les commerçants généralement sympathiques.

.

La-mythique-scne-de-la-poussette-ConvertImage

La mythique scène de la poussette de la gare de Chicago dans le film « Les incorruptibles »

.

 

IMGP5548

Le même escalier, beaucoup plus paisible

.

Chicago a su donner une autre image d’elle au fil des décennies, une image basée sur la beauté de son architecture alliant là aussi l’ancien et le résolument moderne. Le grand incendie qui eut lieu en octobre 1871 et ravagea une grande partie de la ville, détruisant 18 000 bâtiments et jetant à la rue près d’une personne sur deux, a permis malgré tout un développement urbanistique et commercial sans précédent , faisant de Chicago une des villes les plus importantes du continent américain. Ainsi tous les nouveaux bâtiments et les sculptures design du Millenium Park, tel la « Cloud Gate », font de Chicago une cité agréable à visiter.

.

IMGP5438

La Skyline Chicagoane

.

IMGP5417

Ici débute « The mother road », la fameuse route 66

.

IMGP5449

La Cloud Gate

.

IMGP5504

La rivière Chicago traverse la ville pour aller ensuite se perdre dans les campagnes de l’Illinois

.

IMGP5443

Les bords du lac Michigan

.

Monter sur le Skydesk de la Willis Tower se mérite : 2h30 d’attente ! Mais se retrouver les pieds sur la paroi de verre avec le vide en dessous restera une sensation inoubliable.

.

20160813_131225

Les pieds dans le vide….ou presque !

.

IMGP5539

Les cages de verres accrochées à la Willis Tower

Nous aurons aussi la chance, durant ce séjour, d’apercevoir le très joyeux dîner des « gens en blanc » sur les rives du lac Michigan. Le concept, aujourd’hui adopté dans de nombreux endroits de la planète, consiste à aller pique-niquer dans des tenues blanches élégantes, dans un espace public, sachant que  le lieu est tenu secret jusqu’au dernier moment.

.

Dîner en blanc Chicago

Les dîners en blanc de Chicago

 

Ce soir-là, nous avons donc aperçu de nombreux groupes de gens gais  et joliment habillés en blanc – costumes et robes de soirées – traînant derrière eux un petit caddie avec glacière et table pliante,  se rendant dans le lieu dévoilé pour dîner sous les étoiles, à la lueur des chandelles.

Bien sûr, nous nous sommes promenés sur le Navy Pier pour une bonne séance de shopping dans les boutiques de souvenirs et pour admirer la ville, vue des quais. Puis, nous avons pris le métro aérien dans le quartier du Loop où il fait une grande boucle en passant entre les buildings, ce qui en fait une attraction touristique sympathique.

Enfin, une  des choses qui me laissera un excellent souvenir de Chicago, c’est le restaurant typique dans lequel nous nous rendions le soir. Boiseries, banquettes de cuir et vieux articles de journaux sur l’épopée de Scarface (Al Capone) et de divers gangs. Amusés par cette décoration retraçant une époque clé de la ville, nous demandons, après notre dernier repas, de pouvoir prendre quelques photos. C’est ainsi que le patron, très fier de son petit effet, nous a proposé de passer derrière la caisse, nous a posé à chacun un Borsalino sur la tête, m’a mis une mitraillette à camembert entre les mains (fausse évidemment!) et à demandé à l’une des serveuses de prendre une photo souvenir pour nous. Vivre le tourisme auprès de Chicagoains fiers de leur histoire – parfois sanglante hélas –  et de l’héritage transmis était une expérience agréable, une belle aventure en quelque sorte.

Et pour ce qui est de l’aventure, nous n’allons pas en manquer pour les jours qui suivrons notre escale à Chicago, car nous partons ensuite sur les pas des pionniers à la conquête de l’ouest américain à bord du train panoramique Zephir….

Viendrez-vous avec moi  dans quinze jours? Le détour en vaut la peine……

imgp5637

Afin de reprendre le rythme régulier d’un articles tous les premiers et troisièmes mardis du mois, retrouvez-moi mardi 20 septembre.

N@tacha Ramora

.

Merci à toutes et tous de votre fidélité et de vos commentaires !

L’agitation de New-York ou la quiétude de Boston?

IMGP5943
Avant de ne commencer cet article, je tenais à remercier de tout mon coeur Marie-Josée, qui a gagné le livre « Quilter comme on aime » lors du tirage au sort, pour ce joli présent qu’elle m’a envoyé, confectionné par ses soins. J’en suis très touchée! 

 

 New-York

IMGP5220

New-York vue de l’Empire State Building

Me voici rentrée de mon « aventure américaine », la tête pleine de souvenirs inoubliables et prête à vous en faire un joli compte-rendu. Nous avons encore un peu de mal à nous remettre du décalage horaire San-Francisco-Lyon qui est de neuf heures. Je me demande comment font toutes ces personnes qui voyagent souvent à l’étranger pour des raisons professionnelles, pour tenir le rythme sans être exténuées de fatigue. Toutefois, nous avons commencé avec un décalage horaire beaucoup plus léger parce que notre voyage débutait à New-York. Il y aurait tant à dire sur New-York. Pourtant, au risque de vous surprendre, moi qui vous disais avoir adoré cette ville il y a 10 ans, le mot qui me vient à l’esprit aujourd’hui c’est « déception « . Sans doute la première fois ai-je vu cette ville sous son meilleur jour car c’était à la fin de l’automne et avec les yeux d’une trentenaire. Mais au mois d’août et la maturité aidant, mes impressions sont différentes. New-York en été est une ville qui attire beaucoup de touristes, les trottoirs sont très sales, les commerçants souvent antipathiques et pressés.  ‎Hormis les vêtements (un jean Levis coûte moins de 70 dollars), tout est horriblement cher. Un exemple féminin typique – pardon messieurs! – une boîte de Tampax coûte en moyenne 11 dollars…et un paquet de cookies entre 4 et 7 dollars! Il faut aussi savoir que tous les prix sont affichés sans les taxes partout dans le pays ; à nous donc, touristes, de faire le calcul, sachant que les taux des taxes sont différents selon les Etats. De plus, il y a beaucoup de SDF partout dans la ville, reflet d’une société qui laisse peu de place à ceux qui manquent de chance ou qui n’ont plus le courage de se battre. 

Bien, le décor est planté et vous comprendrez aisément que New-York ne fait désormais plus partie de mes villes préférées. Pourtant, il faut aussi parvenir à voir les atouts de cette ville. ‎ Central Park est un vrai poumon de verdure et il faut être bon marcheur pour en faire le tour. De là, vous pouvez y admirer l’architecture des buildings où l’ancien côtoie le moderne avec beaucoup d’élégance.
.
Buildings New-Yorkais vus de Central Park

Buildings New-Yorkais vus de Central Park

.
Nombre de New-Yorkais sont très sportifs et nous avons eu la bonne surprise de découvrir ce samedi matin là que Park Avenue était fermée aux véhicules pour laisser la place aux coureurs, marcheurs et cyclistes. Après l’agitation de la semaine, voir cette avenue sous cet aspect fut bien agréable.
.
IMGP5206

Park Avenue réservée ce matin là aux promeneurs et joggeurs

 .
Il y a aussi des choses qui ne cesseront de m’impressionner telles les vues que nous pouvons avoir de la ville de deux endroits différents : de l’Empire State Building bien sûr mais aussi, du ferry qui rentre de Staten Island, après une apaisante ballade maritime, lorsque les buildings se rapprochent peu à peu de vous. 
IMGP5184

Vue sur New-York du ferry de Staten Island

.
Revoir Grand Central Terminal ne m’a pas déçue non plus. Découvrir ou redécouvrir le gigantisme de cette gare et sa magnifique voûte céleste ne peux laisser indifférent les promeneurs. 
.
IMGP5159

Grand Central Terminal, au coeur de Manhattan

NY_035

La voûte de la gare (photo : Patrick)

 .
Et le patchwork dans tout cela me direz-vous? Il est évident que j’ai cherché un quiltshop à proximité et la bonne étoile des quilteuses était avec moi puisque le « City Quilteur » se trouvait à environ 500 mètres de notre hôtel. J’ai donc pu flâner très longuement dans ses rayons et tout observer. Je déplore là aussi l’accueil un peu froid mais j’ai malgré tout acheté un lot assez conséquent de fat quarters avec lesquels je confectionnerai un plaid pour mon salon lorsque mes ouvrages en cours seront terminés.
.
.
IMGP5944
 .
.
the city quilter
.
.
IMGP5178
 .

Boston

.
Nous avons presque été soulagés de quitter l’exténuante New-York pour la quiétude de la Nouvelle-Angleterre. Nous avons donc pris un train pour Boston et peu à peu, les buildings ont laissé la place aux belles maisons aux bardages de bois et aux petits ports de pêche tranquilles. Fraîchement débarqués à Boston, nous en avons admiré l’architecture bien différente.
.
IMGP5240

Beacon street

 
.
 l’ambiance est comme calme et apaisante. Nous n’avons pas ce ‎sentiment d’oppression ressenti à New-York dû, probablement, à la hauteur vertigineuse des buildings. Ils sont moins hauts et moins nombreux ici et l’architecture dominante est celle de l’époque Victorienne.
IMGP5237

Parc « The Boston Common »

.
Hormis quelques endroits, la ville est propre et les gens souriants. Boston est une ville comparable à la vieille Europe, beaucoup de jolis quartiers résidentiels de briques rouges qui lui donne un charme bien particulier. Dowton (le centre ville) n’est pas très grand et nous pouvons en faire le tour en une bonne journée de marche, tout au plus. Le  parc de la ville, est charmant et reposant. Nous déplorons les craquettements des faux grillons pré-enregitrés sur une bande son. Petit tour par Harvard, par Arcon street, l’une des rues les plus photographiée aux USA, petits apéritifs et clam chouder pendant nos soirées, pris au Seaport district, sur le Long Wharf.
.
IMGP5262 IMGP5256
.Campus de Harvard
.
IMGP5254

Acorn Street

20160808_201329

Clam Chowder

Dans le joli quartier de Beacon Hill, nous achetons des limonades rafraîchissantes à trois charmantes petites filles et je trouve cela très attendrissant, une jolie façon de se faire un peu d’argent de poche.
 .
IMGP5253

Une pause fraîcheur bien appréciée

Nous pénétrons dans la Boston Library et j’aimerai avoir suffisament de temps devant moi afin de m’installer à une table pour la journée et dénicher des livres sur la société américaine et les consulter. Mais le temps nous est compté helas
IMGP5263

Boston Public Library

IMGP5267

Son escalier

 

Sa superbe salle d'étude

Sa superbe salle d’étude

D’une manière générale, il se dégage de Boston une grande quiétude et une ambiance très studieuse digne d’une ville juxtant ‎celle de Cambridge qui possède deux universités prestigieuses : Harvard, dont sont issues nombre de personnalités (Barack Obama, Matt Damon, Natalie Portman, Jacques Chirac….) et le Massachusetts  Institute of Technology.
Un dernier tour par la Charles River et nous quittons Boston pour continuer notre périple toujours plus au Nord de la Nouvelle-Angleterre.
.
IMGP5245

Charles River

 
IMG_0891

Les Duck Tours : sur route……

IMGP5247

et sur l’eau !

IMGP5371
Je vous donne rendez-vous
mardi prochain,
en Nouvelle-Angleterre.
N@tacha Ramora

Décollage imminent

A l’heure où vous lirez ces lignes, je m’apprêterai à vivre un grand et beau périple avec mon compagnon. Ce premier voyage ensemble sera, je l’espère, le premier d’une longue liste.

Bien sûr, beaucoup d’entre vous ont deviné que ce sont les Etats-Unis que nous visiterons. Cela coulait de source, évidemment… Je suis fascinée par ce pays depuis toute petite et je crois sincèrement que je pourrai y vivre, même si je pense que j’aurai beaucoup de mal à choisir entre de nombreux Etats, tant chacun est riche en paysages superbes, en art de vivre, en culture culinaire variée et en nombreuses boutiques de patch dont certaines ont des programmes de stages et des situations géographiques qui me font rêver.

Nous sommes d’ailleurs légion, nous, les quilteuses, à aimer les USA pour ce qu’ils représentent en terme de patchwork et à  ambitionner parfois de  courir, un jour,  les quiltshops américains. Pourtant, ce voyage-ci ne tournera pas autour du patchwork, même si certaines visites sur ce thème seront incontournables. Je vous emmène avec moi?  Let’s go !

.

Central park

La première étape sera New-York, fantastique mégalopole qui compte aujourd’hui plus de 8 millions d’habitants. Je m’y suis déjà rendue il y a 10 ans exactement, mais à reculons! Et pourtant….pourtant, je suis tombée sous le charme de cette ville grandiose où les buildings nous font nous sentir si petits. J’avais particulièrement aimé Grand Central Station, gare qui figure dans beaucoup de films se déroulant à New-york et à son petit stand de merveilleuses pâtisseries juste sous l’escalier central. J’ai choisi cette photo, car, lorsque l’on se trouve dans Central Park, on peut admirer toute l’architecture de la ville, les buildings modernes qui côtoient les immeubles néogothiques.

 

Puis nous prendrons un train pour l’attachante et pittoresque Boston qui possède encore des vestiges de la ville coloniale qu’elle fut avec de nombreux édifices de cette époque, bordés, pour certains par des réverbères à gaz. Avec la croissance économique du 19ème siècle, la ville s’est étendue grâce au  comblement et l’assèchement des marécages, tel dans le quartier de Back Bay.

Boston back Bay

Le quartier de Back Bay. Source : placesonline.fr

.

Nul doute que nous serons sous le charme de la capitale du Massachusetts où les quartiers résidentiels s’apparentent au Vieux Monde.

A quarante-cinq minutes au nord de Boston, l’étape obligatoire sera bien sûr Lowell. Depuis de nombreuses années, cette petite ville, qui se trouve dans le même Etat que Boston, possède un Muséum du quilt très réputé et qui m’a été chaudement recommandé par Murielle Duval    ( https://lesfilsdesoiedesm.wordpress.com/ )   mais aussi par Jacques Légeret, spécialiste de la Communauté Amish et collectionneur de quilts (lire son interview   ici : https://chroniquepatchwork.com/tag/jacques-legeret/)

Ce petit détour était  incontournable et je vous promets une chronique dans quelques temps pour vous faire partager ma visite.

http://www.nequiltmuseum.org

.

Nous en profiterons pour découvrir les paysages de Nouvelle-Angleterre le long de la côte qui relie Boston à Portland où nous ferons une petite escale de deux jours pour profiter de la douceur de vivre.

.

Microsoft Word - map-eastcost Word.doc

.

Après cette pause maritime, nous retournerons vers l’aéroport de Boston afin de prendre un avion pour « Windy city » (la ville qui « brasse du vent »), théâtre du crime organisé au temps d’Al Capone et d’Eliot Ness. Je veux bien sûr parler de Chicago, qui parvient aujourd’hui à se défaire de sa mauvaise réputation pour laisser la place à l’image d’une « capitale mondiale de l’architecture moderne ». J’ai hâte de pouvoir parcourir les rives du lac Michigan et de pouvoir me balader dans les allées du Millénium Park ou encore de monter dans la ligne aérienne de métro (la ligne Brown ) pour avoir le sentiment de frôler les buildings.

Pourtant, si nous nous rendons à Chicago, en plus de belles visites en perspective, c’est aussi pour une raison bien particulière. Il y a un an, je suis tombée par hasard sur un reportage de TF1 dans le journal télévisé qui m’a laissée sous le charme! Il s’agissait de découvrir les vastes étendues américaines durant presque trois jours dans le mythique train Zephir, qui possède des wagons panoramiques afin d’admirer les paysages qui s’offrent à nous. Le train part de Chicago pour rejoindre San Francisco (Emeryville) et non pas Sacramento comme il est dit dans le reportage. Montagnes Rocheuses, Sierra Nevada, Canyons de Gore, Byers et Glenwood, Donner Lake : 7 états traversés et autant de panoramas différents et fantastiques à vous couper le souffle. Vous comprendrez aisément qu’en voyant ce reportage et  me documentant ensuite, j’ai tenu absolument à vivre cette expérience, qui j’en suis sûre, nous laissera un souvenir inoubliable. Je vous conseille vivement de visionner le fameux reportage de TF1 (3 petites minutes) qui m’a donné envie de prendre mon billet, en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://lci.tf1.fr/jt-20h/videos/2015/explorer-les-vastes-etendues-americaines-en-train-8637345.html

Enfin, la dernière étape sera San Francisco, que j’ai déjà visité il y a dix ans également et que j’avais beaucoup aimé, ne serait-ce que pour prendre à nouveau le Câble-Car et sentir cette surprenante odeur de bois brulé durant le freinage. Cette fois-çi, j’espère vraiment me rendre dans le quartier de Russian Hill, à la recherche de Barbary Lane (ou plutôt, en réalité, Macondray Lane) ,  lieu qui a inspiré Armistead Maupin pour écrire ses « Chroniques de San Francisco », dont j’ai dû lire au moins trois fois chacun des volumes depuis 15 ans!  Celles et ceux parmi vous qui ont aimé cette série comprendrons, j’en suis sûre, ma démarche. 😉 

Et si je n’oublie pas de mettre dans ma valise quelques guides touristiques, j’y glisse aussi mon ouvrage du moment qui occupera sans doute notre fabuleuse traversée de l’Ouest américain dan le train Zéphir : un chemin de table hexagones trouvé dans un très tendre ouvrage de Trini Bake, créatrice scandinave. Tous mes hexagones sont prêts, je vais devoir maintenant les assembler.

.

chemin de table hexagones

.

Je vous dis à très vite chers lectrices et lecteurs. Je m’excuse par avance car je répondrai probablement avec beaucoup de retard à vos commentaires. Un océan nous séparera quelques semaines…….

.

cable-cars-san-francico

 

@ bientôt,

Natacha Ramora