Dakota song

Aujourd’hui, j’ai envie de vous proposer une petite devinette!

Quel est le point commun entre :

.

Edward Clark, Co-fondateur de la Singer Sewing Machine Company

Les premières machines à coudre Singer

.
.
..
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.

 et :

 

Le « Dakota », célèbre immeuble de New-York, situé face à Central Park, sur la 72ème rue, dans le West side

 

Lauren Bacall

.

.

Yoko Ono et John Lennon à New York ( années 70 © Ben Ross)

 .
.

Rudolph Noureev, danseur étoile, chorégraphe et directeur du ballet de l’opéra de Paris

.
.

Une petite idée? 

non?

LE VOICI DONC CE POINT COMMUN :
.
.

Le roman « Dakota song », d’Arianne Bois, paru en mars 2017 chez Belfond

.
.
Pour celles et ceux qui me suivent depuis longtemps, vous savez sans doute que j’écoute la radio presque en permanence au travail, plus exactement des replays de mes stations préférées (Europe1 et RTL pour ne pas les nommer) vu que le direct est difficile à capter dans ma jolie campagne reculée de l’Ain. C’est ainsi par exemple que je vous avais fourni le lien de l’interview de Jacques et Catherine Légeret dans l’émission « La curiosité est un vilain défaut » que vous pouvez réécouter ici :
.
.
http://www.rtl.fr/culture/medias-people/les-amish-dans-la-curiosite-7782496688
.
.
Cette fois-ci, toujours dans ce même programme, Thomas Hugues et Sidonie Bonnec recevaient Arianne Bois, romancière, grand reporter et critique littéraire  présentant son tout dernier ouvrage, paru fin mars 2017.
.
.
.

Ariane Bois, plusieurs fois primée pour ses romans précédents

.

.
 L’action se passe dans l’immeuble Dakota, à New-York. Souhaitant faire un investissement, Edward Cabot Clark, co-fondateur  de la Singer Sewing Machine Company avec laquelle il a fait fortune,  a fait érigé cet immeuble dans les années 1880 suivant deux intuitions. A l’époque, les classes moyennes supérieures vivaient dans des Towns Houses (maisons de ville). Mais Edward Clark est persuadé d’une part, que ‎New York va fortement se développer pour devenir une très grande ville et d’autre part, que ‎les classes moyennes supérieures vont se développer également. D’après lui, faute de place, tout le monde ne pourra pas vivre dans des Town Houses, d’où la nécessité de construire des immeubles.
.

C’est donc dans le West side, sur la 72eme rue, face à central park‎ qu’il fait construire l’immeuble Dakota. Le lieu était désert à l’époque mais aujourd’hui, il est très bien situé, au coeur de Manhattan, face à Central Park.

.

.

Le Dakota, 1880

.

.

Le programme d’accès  à la location sera excessivement draconien et nombre d’avantages feront de cet immeuble un bâtiment très luxueux tels que le chauffage central, les appartements traversants ou encore,  des repas servis dans la salle à manger commune aux résidents.

Un évènement a tristement rendu célèbre l’édifice, l’assassinat de John lennon, dans la rue, en bas de chez lui. Si Yoko  Ono a choisi de ne pas faire de funérailles, elle a fait construire, en face de chez eux, dans Central Park, un mémorial , le « Strawberry fields ».
.
.

Le mémorial « Strawberry fields », en souvenir de John Lennon

Ariane Bois a donc situé l’action de son livre au coeur même de l’immeuble, en voici le résumé tiré du site Belfond.fr :
« New York, 1970. Shawn Pepperdine, jeune de Harlem, assiste, horrifié, au meurtre de son meilleur ami. Pour échapper aux assassins, il trouve refuge dans les sous-sols du Dakota, l’immeuble le plus mythique de Manhattan.
Au coeur d’une ville en pleine ébullition, le Dakota reste, lui, immuable : un club très fermé, un château médiéval sur Central Park, un havre de paix des «rich and famous». S’y côtoient Lauren Bacall, Leonard Bernstein et Rudolf Noureev. Ici, Polanski tournera les images du film Rosemary’s Baby.
Devenu le premier portier noir du Dakota, Shawn côtoie ses résidents : Nigel, Abigail, Nathan, Cherie, Becky, Andrew, Tyler et les autres.
Quand la plus grande star du monde, John Lennon, emménage à son tour, l’immeuble et sa communauté s’enflamment…

Dakota Song est le portrait survolté d’une Amérique en pleine révolution artistique, intellectuelle et sexuelle, celle de la Beatlemania et du disco, du Studio 54 de Warhol et du Chelsea Hotel, du scandale du Watergate et d’une décennie de violences. »

 C’est assez drôle de constater qu’il y a un lien, si infime soit-il, entre nos machines à coudre Singer et John Lennon. Je pense avoir trouvé le livre qui accompagnera mes vacances d’été.

.

.

Pour le moment, je suis avec bonheur les pérégrinations de Marcus Goldman dans « La vérité sur l’affaire Harry Québert »

.
Je vous donne rendez-vous le 23 de ce mois pour une belle surprise, ne ratez pas le rendez-vous! 
.
Natacha Ramora

Le Magic Patch n°128 nouvelle formule va paraître!

Surveillez les rayons de votre presse chères amies quilteuses, le Magic Patch n°128 Nouvelle Formule va paraître ces jours-ci!

.

 

.

Monique Bonnet revient aux commandes de ce nouvel exemplaire tout nouveau, tout beau en tant que rédactrice en chef. L’art textile se fait une place de choix au fil des pages.

Plus de lisibilité et de clarté pour le magazine ainsi que de beaux projets à réaliser dont un en pas-à-pas qui parlera à toutes celles qui me suivent fidèlement et qui seront ravies de retrouver les explications de nos fameux petits paniers tressés dont je vous parlais il y a peu.

.

.

En attendant de retrouver votre revue dans les kiosques, je vous invite à découvrir son univers alléchant ici :

http://www.hellocoton.fr/to/1Bmfk#http://lejournaldesaxe.com/2017/04/10/decouvrez-magic-patch-128-nouvelle-formule/

 

.

Cette fois-çi, je vous donne vraiment

rendez-vous le 18 avril!

C’était une info qui me semblait importante

de vous communiquer. 😉

Natacha Ramora

L’ultime ouvrage de Françoise Morot-Sir

Françoise Morot-Sir

Il y a quelques mois, je vous avais présenté Françoise Morot-Sir, auteure d’ouvrages pour enfants mais aussi d’autres livres à destination des adultes dont l’un met en scène l’écriture et la poésie, la calligraphie et le patchwork ! Elle s’était inspirée de patchs de Florence Chambe, de l’Atelier des cœurs pour en écrire les poèmes.

.
https://chroniquepatchwork.com/2015/09/01/rencontre-avec-francoise-morot-sir/

.

Malheureusement, Françoise nous a quitté peu de temps après. Mais ses enfants et ses proches ont souhaité faire publier son ultime livre et ils ont mené ce projet à bien. Ce joli conte pour enfants se nomme « Arjolou et le monde en couleurs ».

.

14906981_1162847880471258_4770585268173495270_n

 

 

les enfants adorent les contes de Françoise et ils abordent avec douceur de grandes réflexions, des contes sur une société que l’auteure rêvait très tolérante et pleine d’amour …….

 

 

 

.

Pour les lyonnaises et alentours, sachez que le samedi 26 novembre 2016, à la librairie de Sainte Foy les Lyon (de 10h à 13h et de 15h à 18h), au 36 Grande Rue, toute la famille de l’auteure sera présente pour une séance de dédicace.

Pour celles et ceux qui ne sont pas de la région, sachez que vous pouvez vous procurer quelques merveilleux livres de Françoise Morot-Sir en suivant les liens ci-dessous :

http://www.decitre.fr/livres/arjolou-et-les-voeux-de-noel-9782955295021.html
http://www.decitre.fr/livres/voyage-dans-une-cabane-magique-9782955295014.html

.

                                                     9782955295021fs-convertimage     9782955295014fs-convertimage

.

Les fêtes de Noël approchent, pensez à ces quelques jolis présents pour gâter vos enfants ou petits-enfants 😉

.

sydneyopera

Pour ma part, je vous donne rendez-vous mardi 15 novembre pour découvrir la vie trépidante d’Estelle, une quilteuse globe-trotteuse

N@tacha Ramora

Hommage à Françoise Morot-Sir

Chers lectrices et lecteurs,

C’est avec une grande émotion et une profonde tristesse que je viens d’apprendre, il y a quelques jours, le décès de Françoise Morot-Sir.

Françoise Morot-Sir2

.

J’avais eu l’occasion de l’interviewer  il y a quelques mois puisque l’un de ces ouvrages, « Petit conte en forme de coeur »,  rapprochait poésies et calligraphie inspirées des quilts de Florence Chambe, de l’Atelier des coeurs.

Retrouvez son interview ici :

https://chroniquepatchwork.com/2015/09/01/rencontre-avec-francoise-morot-sir/

 

Les instants passés avec elle étaient d’une belle émotion et j’ai été touchée par son humilité et sa persévérance. Afin de lui rendre un dernier hommage, je voudrais que nous partagions à nouveau l’un de ses contes :

 

« Petit conte en forme de coeur »

 

En sortant de l’atelier, où elle avait posé, pendant tout un été, le coeur léger, pour un peintre au coeur d’artichaut qui venait de lui briser le coeur, elle s’emmitoufla dans son cache-coeur, déambula au hasard des rues pour calmer les battements de son coeur, puis se décida : installée sur un banc accueillant d’une petite place ombragée, au coeur de la ville, elle déroula la toile qu’elle lui avait dérobée, une toile sur laquelle il avait peint…  l’autre, une femme accroche-coeur, à l’origine de ses peines de coeur… Elle sortit de son sac des ciseaux aiguisés, et entreprit de découper, le coeur serré, la toile détestée, jusqu’à en faire des petits carrés, qui, en tombant sur le sol, formèrent un tapis coloré!

A ce moment-là, elle leva les yeux, et aperçut, dans la vitrine du magasin d’en face, des tableaux étonnants, façonnés avec une multitude de morceaux de tissus, qui créaient un univers attirant, rempli de coeurs, de fleurs et de couleurs ! Le magasin s’appelait …

« L’Atelier des coeurs »!

Elle ramassa ses petits morceaux de toile, et entra, le coeur plein d’espoir, persuadée d’avoir découvert le moyen idéal pour retrouver le moral. A l’intérieur, accueillie par des sourires chaleureux qui lui mirent du baume au coeur, elle admira les étoffes soyeuses, les fils, les décors, les broderies et les patchworks aux mille motifs, qui créaient un monde fascinant…

L’enthousiasme lui tournait la tête…

Voyant quelques personnes autour d’une table, découpant et assemblant du tissu, elle comprit qu’elle pouvait, elle aussi, créer du rêve et embellir la réalité :

Elle sortit de son sac les petits carrés de toile déchirée, et se mit à les réunir, jusqu’à obtenir un énorme coeur qu’elle entoura de fleurs et de rubans de toutes les couleurs…

L’ »autre » avait disparu de la toile…

l’amertume avait disparu de son âme… Ce n’était même pas une vengeance, plutôt une métamorphose qui lui donnait le coeur léger, léger…

La joie avait repris le chemin de son coeur…

Elle se surprit même à avoir… le coeur à rire!

Du fond du coeur, elle remercia les personnes au coeur d’or qui animaient ce lieu magique où elle avait retrouvé le bonheur !

                                                                                                        Nouvelle de Françoise Morot-Sir

 

Françoise Morot-Sir

 

 

Toutes mes pensées vont aujourd’hui à sa famille…

 

 

.

 

IMGP5016

Retrouvez, lors de mon prochain article,

l’interview promis de Jacques Légeret.

Prenez soin de vous,

N@tacha Ramora

Rencontre avec Françoise Morot-Sir

J’ai publié une nouvelle de Françoise Morot-Sir sur mon blog il y a quelques semaines afin de vous la faire découvrir. Comme promis, je vais aujourd’hui vous présenter cette artiste au grand coeur.

Françoise Morot-Sir2

.

Françoise et l’écriture, c’est une histoire d’amour des mots qui s’est inscrit sur la durée car, adolescente, elle écrivait déjà des poèmes. Si, emportée par le tourbillon de la vie, elle a cessé d’écrire quelques années, sa passion créatrice s’est manifestée à nouveau par l’intermédiaire d’une demande qui lui a été faite. En effet, à 40 ans, lorsque ses enfants étaient encore scolarisés, on lui a demandé de bien vouloir animer un atelier conte. Elle s’est d’abord attelée à la tâche avec les contes qui ont bercé notre enfance. Mais lorsqu’elle n’a plus trouvé matière pour des histoires l’inspirant, elle a repris sa plume en retrouvant cette joie d’écrire qui l’habitait adolescente.

.

Un-écrivain

.

Elle a d’abord travaillé bénévolement dans les écoles pour animer des ateliers contes. Mais des problèmes de santé importants lui ont donné l’envie de s’investir davantage pour transformer  cette passion de l’écriture et de partage en activité professionnelle. Elle a donc créée son association, il y a 10 ans, afin d’avancer plus vite et de faciliter la paperasse administrative car le statut de simple vacataire dans les écoles était un peu complexe à gérer.

Contes, poèmes, slam, haikus et romans policiers, voici la large gamme d’exercices que Françoise propose à ces petits écrivains en herbe. Certains se prennent au jeu malgré eux, tel ce jeune garçon d’une école de quartier classé en ZEP. Au départ, il venait à l’atelier simplement pour « accompagner » son copain et ne voulait écrire qu’avec lui. Françoise lui a fait comprendre qu’il n’avait aucun intérêt à venir pour un autre, qu’il fallait qu’il se lance! Ce jeune homme sportif et un peu caractériel a pris son courage à deux mains pour laisser parler son imagination et il  a  été récompensé en gagnant le concours de « La caravane des 10 mots » avec cette création de mot : « Ailleuheureux » (qui ne peut être heureux qu’ailleurs). Ce concours, organisé par la DRAC, propose  « « d’aller à la pêche au sens des mots au-delà de leur propre définition, afin de montrer la richesse et la diversité que tout être humain porte en lui » à travers un projet aux multiples facettes : artistique, culturel, éducatif, linguistique et social. « 

http://www.caravanedesdixmots.com/accueil/le-monde-en-caravanes/

 

D’autres parmi ces élèves ont été primés et publiés pour ce concours. Puis, avec l’un des ateliers d’une école de La Mulatière, le concours des journaux scolaires a été gagné. Que de belles réussites avec ces jeunes écrivains !

Si Françoise m’avoue qu’elle ne voulait pas rentrer dans l’enseignement, elle reconnaît pourtant qu’elle était faite pour cela. Parallèlement aux ateliers d’écriture, elle s’est aussi occupé de la catéchèse de l’église de La Mulatière, Notre Dame du Roule. Elle avait son propre groupe et était  assistée de Françoise Jacquot, son amie de longue date – qui m’enseigne actuellement le patch machine chez Marie-Sol Gros, au Point de Croix-Rousse. A cette occasion il y a 20 ans, à l’aide de deux autres personnes et du groupe, elles ont réalisé un fantastique patchwork avec des chutes de tissus reprenant les fêtes catholiques. Françoise Jacquot m’explique que la rapidité d’exécution dont elles ont dû faire preuve pour tenir le délai de 4 semaines demandé les a obligés à être « précurseurs » de la technique de patchwork « appliqué collé ». Cet ouvrage de 3 x 3 mètres est resté longtemps exposé dans l’église de Notre Dame du Roule. J’ignore hélas s’il y est toujours car je n’ai pas eu l’occasion de m’y rendre, mais si d’aventures l’un de mes lecteurs ou lectrices habitait dans le coin et voulait bien me donner le renseignement, j’en serai enchantée !

.

.

appliqué collé

Technique d’appliqué collé, ouvrage trouvé chez adebleys.canalblog.com

.

Si Françoise Morot-Sir consacre surtout ces écrits aux enfants dans lesquels elle s’épanouie d’avantage, elle possède aussi quelques œuvres à destination des adultes. La nouvelle  » Petit conte en forme de coeur « , que je vous ai présentée il y a quelques semaines, fait partie d’un ouvrage qui met en scène l’écriture et la poésie, la calligraphie et le patchwork ! Elle s’est inspirée de patchs de Florence Chambe, de l’Atelier des cœurs, une autre de ses amies de longue date, pour les transformer en calligraphie. Le rendu est superbe et met en valeur la beauté de notre art ! Ce livre a été précédé d’une exposition. Vous pouvez suivre Florence Chambe dans le lien ci-dessous et connaître les salons auxquels elle participe en vous rendant sur sa page Facebook :

.

http://www.atelierdescoeurs.com/

.

Sur la gauche, les patchs de Florence qui ont inspiré les superbes calligraphies

de Françoise à droite :

.

.

                Patch1-ConvertImage Calli1-ConvertImage

 .

.

                    patch2-ConvertImage    calli2-ConvertImage

.

.

                       patch3-ConvertImage call3-ConvertImage

.

.

Françoise a choisi la voix de l’auto-édition pour publier ses livres car, vous vous en doutez sûrement, parvenir à se faire publier chez un éditeur est un parcours du combattant. Après plusieurs refus, elle a décidé de se lancer. Pour elle, c’était un acte de confiance en soi qu’elle accomplissait. Elle part du principe que parfois, on rencontre les bonnes personnes qui vous font confiance pour aller de l’avant. Nous avons échangé longuement les deux Françoise et moi-même sur le fait de savoir se mettre en avant ou pas. Pour notre auteure, il est clair que les auteurs ayant un fort égo percent souvent avant les autres, par contre, ils durent peut-être moins sur la longueur. Si elle est plus discrète que ces derniers, elle est en revanche tenace et croit en la magie des mots et en sa passion. Elle pense que toutes ses parenthèses autres que ces livres pour enfants ont été d’excellentes sources d’inspiration, que ce soit son livre « Poèmage et Graffirimes » ou les ateliers d’école ou de catéchèse. Ces bases de départ la rendent plus créative.

Voici les livres de Françoise Morot-Sir qui sont disponibles à la vente :

– «Voyage dans un livre de cuisine « ,

–  » Voyage dans la cabane magique »,

Enfin et surtout :

–  » Poèmages et graffirimes »

Un nouveau livre sortira à la rentrée.

Vous pouvez vous procurer ses œuvres :

– A la Librairie « 36 Grande Rue » à Saintes-Foy-Lès-Lyon,
– Chez « Tendance K », boutique salon de thé et déco à Francheville,

– A « La librairie des Canuts » de la Croix-Rousse pour le livre de  cuisine

Ou directement en lui écrivant un mail à l’adresse suivante : maislismesmots@gmail.com  

Vous pourrez  la rencontrer et vous faire dédicacer ses livres au 1er Salon du livre de Sainte-Foy-Lès-Lyon qui se tiendra le 22 novembre 2015 :

http://www.arald.org/articles/1er-salon-du-livre-de-sainte-foy-les-lyon

Enfin, si vous souhaitez suivre l’actualité de Françoise Morot-Sir, consultez sa page Facebook!

     @ bientôt,                 Logo Chroniquepatchwork

Natacha

bonne rentrée scolaire a nos petits loulous !

Poulet frit à la sudiste de Sipsey, du « Whistle Stop Café »

Aujourd’hui, j’aimerai vous emmener en voyage dans un petit coin de ma mémoire avec une recette délicieuse évocatrice d’un moment agréable passé auprès d’Idgie et Ruth mais aussi d’Evelyn….

Ces noms vous rappellent vaguement quelque chose? Et si je vous parle de la charmeuse d’abeilles, de Railroad Bill, de  Ninny Threadgoode,  cela vous revient?

Bienvenue au « Whistle Stop Café », en Alabama ! Venez donc déguster ces merveilleux  :

 

« Beignets de tomates vertes »

.

Beignets tomates vertes couverture livre

.

 J’ai d’abord découvert le film qui figure toujours parmi mes préférés tant il est frais et féminin.  Puis, après sa réédition en France, j’ai lu le livre que j’ai dévoré et que je garde tel un trésor, d’autant qu’à la fin, nous avons quelques bonnes recettes qui ont fait le bonheur de mes proches.

Evelyn Couch, une quiquagénaire qui vit mal l’arrivée de la ménopause, accompagne son mari à l’hôpital pour visiter une parente acariâtre. Comme elle n’est pas la bienvenue, elle erre dans les couloirs en se goinfrant de sucreries. Pourtant, c’est en errant dans les couloirs justement qu’elle va rencontrer une vieille dame qui va changer sa vie : Ninny Threadgoode. Cette octogénaire malicieuse va lui conter l’histoire de sa jeunesse et du » Whistle Stop Café » tenu par deux femmes si attachantes : Idgie et Ruth.  Au fil des rencontres, Ninny permettra à Evelyn de s’affirmer, de trouver un travail, d’assumer son surpoids et sa ménopause tout en la tenant en haleine sur la vie des fantastiques personnages qui ont peuplé sa vie et le café. Ce petit café très populaire est attachant, on aurait envie de s’y arrêter pour déguster une recette de Sipsey ou un bon barbecue de Big George (encore que….méfions-nous des ingrédients qu’il ajoute dans sa marinade!  ) tout en écoutant les fariboles d’Idgie!

.

 

Evelyne et Ninny, une complicité bénéfique

Evelyne et Ninny, une complicité bénéfique

 

Idgie et Ruth

Idgie et Ruth

.

Parmi les recettes qui nous sont dévoilées, il y a les fameux beignets de tomates vertes bien sûr ou la tarte aux noix de pécan. Mais c’est du poulet frit qu’il s’agit aujoud’hui. A vos casseroles Mesdames ou Messieurs avec un plat original qui devrait plaire aux petits comme aux grands!

Ingrédients :

– Une poêle de bonne taille (j’utilise de préférence un faitout)

– Un poulet (ou plusieurs cuisses de poulet selon les goûts de chacun)

– 1/2 litre de lait

– 200 g de farine

– Sel et poivre

– un morceau de beurre (pas précisé dans la recette)

.

Recette :

Découper le poulet en morceaux. Bien les saler et les poivrer. Laisser le sel s’imprégner avant de les tremper dans le lait pendant 30 minutes. Fariner, resaler et repoivrer un peu. Faire fondre le beurre dans le faitout et faire frire le poulet à feu vif jusqu’à obtenir une belle couleur dorée. Faites cuire à feu moyen en observant un temps de cuisson plus long pour les morceaux plus charnus (le temps de cuisson n’est pas précisé dans la recette). En ce qui me concerne, je rajoute petit à petit, au fil de la cuisson, le lait de la marinade, cela donne un goût légèrement caramélisé bien agréable et cela accroche un peu moins.

Bon @ppétit

Logo ChroniquepatchworkNatacha

 

Wild

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, je souhaite vous parler d’un film qui n’a rien à voir avec le patchwork mais que j’ai particulièrement aimé et que je voudrai vous faire partager :  

                                                                               « Wild »

 

Affiche Wild
Ce film est tiré d’une histoire vécue et retracée dans un récit qui a été un véritable best seller  par sa principale protagoniste, Sheryl Strayed, excellemment interprétée par Reese Witherspoon.

.

.

Sheryl en treck

Sheryl Strayed durant sa longue marche

Reese dans wild

Reese Witherspoon

.

Synopsis : Sheryl se sent responsable de l’échec de son mariage dû à ses infidélités et à son addiction à la drogue. Elle s’impose un traitement de choc, punition pour toutes ses erreurs passées, en partant faire le « Pacific Crest Rail », un sentier de grande randonnée traversant les Etats-Unis du Mexique au Canada et qui est réputé pour être le plus difficile et le plus sauvage d’Amérique. Elle s’équipe d’un sac à dos énorme rempli d’un tas d’objets inutiles qui ajoute à la difficulté.
Avec ce périple, en plus de se pardonner de ses erreurs, elle espère  pouvoir apprendre à vivre sans sa mère, décédée prématurément, qui a été le réel pilier de sa vie et qui lui manque tant.
Au fil des kilomètres avalés, la longue marche de Sheryl se transforme en parcours initiatique, en leçon de vie et nous, spectateurs, nous tremblons pour elle des risques qu’elle prend et des rencontres que nous pourrions parfois juger imprudentes. Mais nous souffrons aussi de ses  épreuves car certains passages peuvent nous rappeler nos propres  souffrances comme la perte d’un proche ou la douloureuse blessure d’un divorce.
Une chose est sûre et sans vous dévoiler la fin, ce treck imposé sera pour Sheryl le départ d’une nouvelle vie, ailleurs et autrement…

 

Ce film a été adapté du formidable récit de Sheryl Strayed.  Ce second livre : « Wild » a obtenu la 1ère place si convoitée des best-sellers du New York Times mais a aussi été sélectionné par Oprah Winfrey* dans son « book club ».

 

couverture wild

Le livre

 

Cheryl Strayed est désormais une auteure américaine mémorialiste, essayiste et romancière reconnue.

Elle écrit dans de nombreux journaux tels que : New York Times magazine, Washington Post Magazine, Sun, Allure, Self, Missouri Review, Brain, Child, Rumpus.

 

Elle est aujourd’hui traduite en plus de trente langues.  ..

sheryl strayed

 

* Oprah’s Book Club est un club de livres dépendant du talk show américain The Oprah Winfrey Show, mettant en vedette des livres sélectionnés par Oprah Winfrey. Celle-ci lança son book club en 1996 en sélectionnant un nouveau livre chaque mois. Du fait de la popularité de ce club, de nombreux livres confidentiels ont accédé au statut de Livre à succès, augmentant les ventes de millions d’exemplaires lorsqu’il était au sommet de sa popularité. Cet effet est informellement appelé l’effet Oprah.

 

@ bientôt

Natacha

Le patchwork de la vie ou le jour du patchwork de Whitney Otto

« How To Make an American Quilt » est le titre américain du merveilleux livre de Whitney Otto qui, traduit en français, donne :  « Le jour du patchwork ». A vous toutes quilteuses qui aimez lire, je vous conseille de vous plongez dans ce roman qui, tout en retraçant la vie amoureuse des héroïnes, parle magnifiquement du patchwork. Avec ses mots, l’auteur caresse cet art, lui donne toute sa noblesse, l’encense.

 

Whitney Otto, auteur de "How to make an american quilt"

 

Pour cette oeuvre, Whitney a été nominée en 1991 au « Los Angeles Times Book Prize », prix littéraire accordé chaque année pour cinq catégories par le Los Angeles Times, deuxième plus grand journal métropolitain aux USA. Elle a également fait partie de la liste de bests sellers du New York Times. Mais enfin et surtout, son livre a été adapté au cinéma par la réalisatrice Jocelyn Moorhouse et produit, entre autres, par Steven Spielberg toujours sous le même titre américain « How To Make an American Quilt » (en français « Le patchwork de la vie »).

 

Résumé :

Afin de réfléchir à la proposition de mariage qu’elle vient de recevoir de son petit ami,  Finn Dodd, rend visite à sa grand-mère, Hyacinthe, surnommée Hy et sa grand-tante Glady jo. Elle espère ainsi pouvoir terminer sa thèse. Elle se retrouve désemparée lorsqu’elle se rend compte que le groupe de quilting de ses parentes confectionne, comme le veux la tradition, un plaid de mariage qui lui est destiné. Finn n’est pas sûre de vouloir réellement se marier. Au fil des jours et de l’avancement du plaid, elle va connaitre le destin amoureux de chacune des quilteuses du groupe, ce qui la portera à réfléchir à la signification d’un tel engagement.

Tout d’abord il y a Hy et Glady jo, des soeurs qui sont toujours restées très proches et qui partagent désormais la même maison depuis qu’elles sont veuves. Malgré l’amour fraternel qui les unit, leur relation si forte est entachée par la trahison entrainant chacun des couples dans une situation complexe et douloureuse.

Puis il y a Anna, une afro-américaine descendante des esclaves, qui a été recueillie jeune et enceinte par la famille de Glady Joe et Hy. Elle a fait entrer le patchwork dans la vie des deux femmes et a vieilli avec elles, en étant à leur service. C’est elle désormais qui orchestre le club de quilting et la confection du plaid de mariée. Blessée, cette femme préferera consacrer son amour à sa fille Marianna plutôt qu’à un homme.

Marianna, sa fille, est une femme à la beauté féline qui se dit libre et aura  beaucoup d’amants. Elle garde de chacun d’eux un souvenir attendri et amical. Pourtant, le seul homme pour lequel elle aura le sentiment qu’il est l’âme soeur est un homme marié dont elle ne connaîtra même pas le prénom et qui se refusera à elle par fidélité à sa femme.

Constance, quant à elle, reste assez énigmatique. Jeune femme sans ambition ne souhaitant rien faire de particulier de sa vie, elle rencontre Howell avec qui elle se marie. Durant toutes ces années, elle s’accommodera parfaitement des nombreux déménagements dus au travail de son époux et aux absences de celui-ci pour affaires. Ne souhaitant pas d’enfants, Constance aimera sa solitude qu’elle comblera avec sa petite chienne offerte par son mari. Hélas, son bonheur conjugal s’éteindra à la mort de son mari.

Ensuite, il y a Em, qui est si attendrissante. Jeune, elle était une splendide jeune femme, modèle d’un peintre dont elle est devenue la muse et l’épouse. Mais elle déchante peu à peu le voyant faire fi de la fidélité sous prétexte de création et d’un besoin d’exprimer son art. Enceinte, elle décide de le quitter pour retourner vivre chez ses parents. Il faudra trois mois à son peintre d’époux pour venir la chercher. Toute sa vie Em sera malheureuse de voir les incartades de son mari. Elle découvrira pourtant un jour qu’il l’a beaucoup plus aimée que ce qu’elle ne pense. S’imaginant  que Constance a eu une aventure avec son mari, elle lui en voudra profondément.

Enfin, il y a Sophia Darling, qui est une talentueuse plongeuse et qui trouve sa liberté dans cette activité. Elle espère échapper à sa mère dominatrice et aigrie envers les hommes. Elle rencontre Preston qui est charmé par son esprit libre et ses envies d’évasion. Amoureux, ils se marient rapidement mais Sophia se laisse vite étouffer par son rôle de maman de trois enfants et d’épouse qu’elle prend très au sérieux. Elle n’est plus cette jeune fille libre et son mari tente de lui rappeler ce qu’elle fut, en vain. Il finit par l’abandonner et Sophia, piégée dans une vie qu’elle ne voulait pas, devient autoritaire et aigrie comme sa mère.

Tous ces destins amoureux des femmes du groupe de quiltings et toutes les conversations qu’elle a pu avoir avec chacune d’entre elles permettront à Finn de prendre une décision sur ce qu’elle veut faire de sa vie, sur son engagement réel à l’encontre de Sam, son fiancé.

 

L'oeuvre de Whitney Otto traduite en français "le jour du patchwork"

L’oeuvre de Whitney Otto traduite en français : « le jour du patchwork »

 

Le film réalisé par Jocelyn Moorhouse

Le film réalisé par Jocelyn Moorhouse

 

Dans le livre comme dans le film, le patchwork est la trame de fond. Toutes ces vies de femmes qui s’entrecroisent, qui se lient, sont reconstituées un peu comme les morceaux d’étoffes d’un quilt. Il ne fait nul doute que Whitney Otto aime l’art du patchwork pour en parler aussi bien dans son oeuvre. Voici quelques extraits pour vous faire goûter au plaisir de ses mots si bien choisis :

 Premier extrait :

« Explications n°1

En choisissant vos couleurs, veillez à ce qu’elles aillent bien ensemble. Songez à la rosace des couleurs qu’on vous a montrée à l’école – les couleurs primaires, les phénomènes de lumière et d’ombre; évitez les teintes qui se heurtent – elles diminuent le plaisir que l’on prend à l’ouvrage. Pensez à la musique, en orchestrant les nuances et les formes ; racontez-vous que vous êtes un chef d’orchestre dans une luxueuse salle de concert……………….. Vos aiguilles devront être fines et pointues, afin de ne pas rompre la trame de votre tissu. Prenez de préférence celles qui viennent d’Angleterre. Ayez aussi en abondance du fil de bonne qualité, tant pour coudre ensemble les divers morceaux que pour orner l’ouvrage……………. Vous aurez besoin de tout ce fil pour assembler et maintenir le produit fini à l’intention des générations futures. »

 

Second extrait :

 » Le Crazy Quilt

Les femmes de votre cercle devront fournir toutes sortes de petits bouts de tout et de rien pour cet ouvrage. Elles devront s’asseoir à leur place, autour du large métier en bois, et assujettir leurs morceaux d’étoffe au fond de l’ouvrage et au molleton………….  D’ailleurs, vous pouvez arriver à comprendre d’autres choses concernant les femmes qui tirent l’aiguille rien qu’en les observant attentivement. Quelquefois il est possible de deviner ce qui les préoccupe en notant ce qu’elles évitent de dire ou la façon dont elles disent ce qu’elles ont à dire. Ou encore les places qu’elles choisissent d’occuper pour la soirée. On pourrait croire que ce sont toujours les mêmes mais il n’en est rien. »

 

Pour terminer, voici le lien pour le site de l’auteur si vous souhaitez en connaître davantage sur elle :

 

whitneyotto.com

whitneyotto.com

 

J’espère avoir donné à celles qui ne connaissaient pas le livre ou le film le désir de partir à leur découverte. Pour ma part, si j’ai beaucoup aimé les chapitres de l’ouvrage concernant le patchwork et la finesse de la trame de ce roman, il me semble que la réalisatrice du film a su pleinement donner vie aux personnages, un film dans l’esprit de « Miss Daisy et son chauffeur »…….

@ bientôt

 

Natacha Ramora