Hommage à Françoise Morot-Sir

Chers lectrices et lecteurs,

C’est avec une grande émotion et une profonde tristesse que je viens d’apprendre, il y a quelques jours, le décès de Françoise Morot-Sir.

Françoise Morot-Sir2

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J’avais eu l’occasion de l’interviewer  il y a quelques mois puisque l’un de ces ouvrages, « Petit conte en forme de coeur »,  rapprochait poésies et calligraphie inspirées des quilts de Florence Chambe, de l’Atelier des coeurs.

Retrouvez son interview ici :

https://chroniquepatchwork.com/2015/09/01/rencontre-avec-francoise-morot-sir/

 

Les instants passés avec elle étaient d’une belle émotion et j’ai été touchée par son humilité et sa persévérance. Afin de lui rendre un dernier hommage, je voudrais que nous partagions à nouveau l’un de ses contes :

 

« Petit conte en forme de coeur »

 

En sortant de l’atelier, où elle avait posé, pendant tout un été, le coeur léger, pour un peintre au coeur d’artichaut qui venait de lui briser le coeur, elle s’emmitoufla dans son cache-coeur, déambula au hasard des rues pour calmer les battements de son coeur, puis se décida : installée sur un banc accueillant d’une petite place ombragée, au coeur de la ville, elle déroula la toile qu’elle lui avait dérobée, une toile sur laquelle il avait peint…  l’autre, une femme accroche-coeur, à l’origine de ses peines de coeur… Elle sortit de son sac des ciseaux aiguisés, et entreprit de découper, le coeur serré, la toile détestée, jusqu’à en faire des petits carrés, qui, en tombant sur le sol, formèrent un tapis coloré!

A ce moment-là, elle leva les yeux, et aperçut, dans la vitrine du magasin d’en face, des tableaux étonnants, façonnés avec une multitude de morceaux de tissus, qui créaient un univers attirant, rempli de coeurs, de fleurs et de couleurs ! Le magasin s’appelait …

« L’Atelier des coeurs »!

Elle ramassa ses petits morceaux de toile, et entra, le coeur plein d’espoir, persuadée d’avoir découvert le moyen idéal pour retrouver le moral. A l’intérieur, accueillie par des sourires chaleureux qui lui mirent du baume au coeur, elle admira les étoffes soyeuses, les fils, les décors, les broderies et les patchworks aux mille motifs, qui créaient un monde fascinant…

L’enthousiasme lui tournait la tête…

Voyant quelques personnes autour d’une table, découpant et assemblant du tissu, elle comprit qu’elle pouvait, elle aussi, créer du rêve et embellir la réalité :

Elle sortit de son sac les petits carrés de toile déchirée, et se mit à les réunir, jusqu’à obtenir un énorme coeur qu’elle entoura de fleurs et de rubans de toutes les couleurs…

L’ »autre » avait disparu de la toile…

l’amertume avait disparu de son âme… Ce n’était même pas une vengeance, plutôt une métamorphose qui lui donnait le coeur léger, léger…

La joie avait repris le chemin de son coeur…

Elle se surprit même à avoir… le coeur à rire!

Du fond du coeur, elle remercia les personnes au coeur d’or qui animaient ce lieu magique où elle avait retrouvé le bonheur !

                                                                                                        Nouvelle de Françoise Morot-Sir

 

Françoise Morot-Sir

 

 

Toutes mes pensées vont aujourd’hui à sa famille…

 

 

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Retrouvez, lors de mon prochain article,

l’interview promis de Jacques Légeret.

Prenez soin de vous,

N@tacha Ramora

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Le Caponcho de chez Chloé fait de l’oeil aux quilteuses !

Voici ce que j’ai trouvé dans le dernier « Modes & Travaux »  : Un superbe Caponcho de chez Chloé.

 

Le Caponcho de chez Chloé

Le Caponcho est, d’après « Modes & Travaux », un mélange de cape et de poncho ethnique qui va être la pièce forte du XXIè siècle et pourra remplacer le manteau! Décliné en diverses matières, on aimera s’y envelopper tout en gardant une allure chic et féminine…

 Ce modèle-çi, plaira à beaucoup d’entre vous, j’en suis sûre! Mais pour ce qui est du prix, non seulement je ne le trouve nulle part, mais, de plus, est-ce bien utile de se faire du mal? 😉

 

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 Pour finir, voici un petit coin de tranquillité que je souhaiterais partager avec vous : 

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 Mon espace de travail estival, si agréable le matin quand la maisonnée dort encore! En arrière plan, notre chien Léo qui veille à ce qu’aucun animal (surtout les lézards), ne vienne troubler ma concentration !

 

 Bonnes vacances pour celles qui ont la chance d’y être déjà et à très vite pour un prochain article…

 

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 Natacha

 

L’avez-vous reconnue?

Pour aborder ce week-end et ce début de semaine si pluvieux – en tout cas vers chez nous –  je vous propose une petite devinette…

La reconnaissez-vous? Je vous ai parlé d’elle succinctement il y a quelques jours! C’est elle qui joue le rôle de Sophia dans « La couleur pourpre », ce que j’ai découvert avec stupéfaction en rédigeant un article…

 

sofia couleur pourpre

 

Sophia et Harpo

 

Vous ne la connaissez pas pour ces talents d’actrice mais plutôt en tant que reine des médias. Self-made-woman,  sachez que c’est une femme désormais très influente qui, partie de rien, s’est battue pour être ce qu’elle est aujourd’hui.

Elle est assez méconnaissable dans ce film poignant de Steven Spielberg.

Suivre le lien ici :

 

http://www.dailymotion.com/video/xrfoam_squeak-fights-sofia-from-the-color-purple-1985_shortfilms

Alors ? Avez-vous trouvé?

 

oprah

Et oui, il s’agit bien d’Oprah Winfrey! Surprenante dans ce rôle n’est-ce pas?

Dans la vidéo ci-dessous, un « flash-mob » surprise très impressionnant lors du lancement de la 24ème saison de son Show!

 

 

@ très vite.

Natacha Ramora

 

 

 

Tous Français!

Demain après-midi je vous promets un bel article sur « Le Point de Croix-Rousse », boutique-atelier située rue Pailleron dans le 4ème arrondissement de Lyon et sur son adorable commerçante, Marie-Sol Gros, qui m’a accueillie avec gentillesse…

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Mais en attendant, patientons un peu avec un moment de liesse!

Ici plus de blancs, plus de blacks, plus de beurs!

Juste des Français  heureux sur les stades ou derrière leur télé, dans les cités

ou en campagne, en métropole ou pas….

Même nous mesdames, nous avons vécu cela avec émotion!

 

N@tacha

L’apprentissage de Marlow – Conte de Noël – première partie

 

Illustration de Fanette, ma fille aînée

Illustration de Fanette, ma fille aînée

 

Depuis quelques semaines, Maman-renne semblait fatiguée. Sa joie à l’approche de Noël était absente cette année. Pourtant, elle adorait cette période où elle accompagnait Père Noël dans sa longue tournée du 24 décembre. Ces moments-là étaient magiques, l’émerveillement de milliers d’enfants, les maisons illuminées, la neige quelquefois, accompagnant leur long parcours et la trêve de quelques combats partout dans le monde pour une nuit, juste une nuit ! Le rituel était toujours le même avec Père Noël; toute l’année, il travaillait dur afin de fabriquer assez de jouets pour rendre les enfants heureux. En bras de chemise, il suait dans son établi pour scier, sculpter, assembler et peindre de simples planches de bois qui deviendraient un bateau, un cheval à bascule, une trottinette ou un jeu de construction.

Puis, juste avant la grande distribution de cadeaux, on emballait les paquets. Tout le monde s’y mettait, le sol de la cuisine devenait un immense parterre coloré tant il était recouvert de chutes de papier multicolores. Avec les années, on en était arrivé à faire des concours d’emballages, ainsi, on s’amusait follement.

 

cadeaux par milliers
Il y avait Père Noël bien sûr, qui était beaucoup plus habile pour fabriquer des jouets que pour plier rapidement du papier ! Lui préférait prendre son temps, boire une tasse de café entre deux coups de marteau. Alors dès qu’il s’agissait de se dépêcher pour emballer des cadeaux, il perdait sans cesse.
Il y avait Mère Noël, aussi appelée Mummy-Quilt. Tandis que son époux confectionnait des jouets, elle confectionnait des quilts colorés et splendides. Elle avait participé à des concours mais son travail était si minutieux et époustouflant qu’elle remportait à chaque fois le premier prix et qu’elle avait de plus en plus de mal à cacher sa véritable identité. C’était une chose délicate de dire qu’elle était la femme du Père Noël. Certaines artistes avec qui elle avait sympathisé lui avaient gentiment proposé d’exposer certains de ses quilts sous leur propre nom. Ainsi, parmi certaines œuvres d’artistes mondialement connues se cache le savoir-faire de Mère Noël. Il est hélas interdit de dévoiler le nom des amies de Mummy-quilt, mais peut-être qu’en cherchant bien, durant les salons et expositions internationales, est-il possible d’en déceler parfois un.
Enfin, il y avait une grande partie des autres résidents de la maison : les petites marmottes qui attendaient le 26 décembre pour hiberner, les lutins malicieux, le père fouettard, qui réclamait toujours un gros cadeau pour le récompenser de son aide et Toby, le vieux chien. Personne ne pouvait le battre à ce jeu-là, il restait le champion du paquet cadeau. A tel point qu’on lui confiait les jouets les plus difficiles à emballer. Il gagnait malgré tout à chaque fois. Ensuite, il fallait ranger les nombreux paquets dans la grange, d’où on avait ôté toutes les bottes de foin afin de faire de la place. Et déjà, le grand jour s’annonçait ! Alors on se couchait de bonne heure et on dormait longtemps afin de prendre des forces pour pouvoir faire la grande tournée.

 

Coloriage d'Indiana, ma fille cadette

Coloriage d’Indiana, ma fille cadette

 

Ensuite, quel plaisir d’observer tous ces bambins déballer leurs cadeaux et pousser des cris joyeux. Cette belle mission enfin terminée, il était temps de rentrer se mettre aux chaud, de prendre une grande tasse de chocolat brûlant chez Père Noël et de se recoucher de longues heures afin de se reposer.

Mais cette année, Maman renne n’avait pas le courage d’affronter tout cela. Elle était épuisée et ne parvenait pas à se mettre debout sur ses quatre pattes. Le moindre mouvement lui semblait être un effort insurmontable ! Lorsque Toby rentra dans l’étable pour son salut matinal, elle ne se leva pas, ce qui inquiéta immédiatement notre chien, toujours soucieux du bien-être de chacun. Elle tenta de lui cacher sa faiblesse, mais on ne pouvait tromper le flair de Toby ! Alors elle lui expliqua ce qui n’allait pas mais lui demande de garder le secret pour lui. Elle ne voulait pas que son fils Marlow le sache tout de suite. Elle savait que sa fin était proche et elle attendait que le vétérinaire confirme ce qu’elle savait déjà, après seulement elle le dirait à son fils. Père Noël arriva peu de temps après, alerté par Toby, qui avait pris soin d’écarter discrètement Marlow de l’étable en l’occupant à d’autres tâches. Ils prirent la décision d’appeler M. Passe-Montagne , le médecin-magicien, qui arriva bruyamment quelques heures plus tard sur son scooter des neiges pétaradant et fit, comme à son habitude, un grand dérapage qui l’amusait fortement. Il éclaboussa tout le monde au passage et s’excusa en s’esclaffant et en secouant sa grande carcasse.

 

personnage ski doo

 

M. Passe-Montagne mesurait 2,10m et pesait 130 kilos ! Il était donc impressionnant et attendrissant également lorsqu’il prêtait une oreille attentive aux autres. Il n’avait pas de véritable diplôme de médecin mais possédait un savoir infini sur la façon de guérir ou d’apaiser les personnes mal en point. C’était la raison pour laquelle Père Noël faisait toujours appel à lui lorsque l’un de ses proches était malade.
Le médecin-magicien s’approcha de Maman renne puis s’agenouilla. Il l’ausculta et ils parlèrent longuement. Lorsqu’il sortit de l’étable, il prit Père Noël à part et lui expliqua que la vie de son renne guide touchait à sa fin. Contrairement à la légende, les rennes célestes n’étaient pas éternels. Il faudrait beaucoup de courage à Marlow pour comprendre et accepter que sa maman doive mourir. Mais une lourde tâche l’attendait ensuite, car il allait devoir la remplacer dans la tournée fantastique pour les jours à venir et il faudrait le préparer, l’entraîner à tout cela.
Lorsque le jeune renne comprit qu’une terrible nouvelle allait le frapper, il se précipita dans l’étable et se blottit contre sa maman pour pleurer à chaudes larmes. Il se serra contre elle et avec le peu de force qu’il lui restait, elle le lécha lentement. Ils restèrent ainsi de longues heures, en communion totale. Sans se parler, ils exprimaient la force de leur amour l’un pour l’autre, le chagrin de devoir se quitter, la fierté des valeurs enseignées et cette promesse de ne jamais s’oublier, quoiqu’il arrive. Lorsque Maman renne ferma les paupières pour toujours, Marlow, par-delà la douleur déchirante qui s’installa, sut qu’elle veillerait sur lui à tout jamais et qu’il devrait vivre pour qu’elle soit fière de lui et qu’il puisse honorer sa mémoire. Il ignorait où il trouverait la force de se lever et d’affronter les épreuves mais il devait le faire pour elle.

On fit une petite cérémonie d’adieu et Maman renne put reposer en paix au pied du grand sapin sous un parterre d’humus et d’aiguilles odorantes. Malgré l’attention que tous portaient à Marlow, il se sentait terriblement seul au monde. Pourtant, on ne lui laissa pas l’occasion de se laisser aller à la tristesse car Père Noël rassembla tout le monde pour réorganiser la tournée de jouets. Malgré ce triste évènement, on ne pouvait pas annuler la distribution de cadeaux et décevoir des milliers d’enfants. Il fallait reprendre le dessus très vite et permettre à la vie de suivre son cours. Le jeune renne allait devoir apprendre en quelques jours à guider un traîneau chargé de cadeaux, à travailler et être solidaire avec les autres.
L’entraînement commença immédiatement. Tobby harnacha Marlow pour la première fois et celui-ci eut bien du mal à ne pas rechigner d’avoir des lanières de cuir lui enserrant la tête et le corps. La sensation était très désagréable et dès qu’il bougeait un peu, les petites clochettes résonnaient péniblement à ses oreilles. Mais il repensait à sa maman et trouvait le courage de supporter ce tintamarre. Tous s’improvisèrent professeurs et lui ne savait plus où donner de la tête. Mais il possédait la faculté d’apprendre vite. En quelques jours, il sut conduire le traîneau presque aussi bien que sa maman.

 

superbe renne père noel
La belle nuit de Noël arriva enfin, sous un ciel chargé de neige et un froid mordant. Seule l’étoile du berger, épargnée par les nuages, scintillait. Le jeune renne, la croupe frissonnante, se laissa atteler docilement à l’avant de ce joyeux équipage au côté de Juliana, le second renne. Celle-ci avait déjà une expérience de la tournée de Noël qu’elle effectuait depuis deux annees. Maman-renne l’avait formée patiemment à cette tâche et lui avait fait prendre conscience de son importance. Aujourd’hui, Juliana était heureuse de partager ces moments à venir avec le fils de son ancienne professeur et complice. Etant plus vieille que Marlow, elle n’avait pas eu l’occasion de partager ses jeux avec lui. Le temps était donc venu de faire plus ample connaissance avec ce jeune renne qui lui semblait sympathique et mignon. Marlow, quant à lui, se sentait intimidé par cette jeune renne aux yeux doux, ce qui amplifiait sa gaucherie de débutant. Il faut avouer qu’il la trouvait très jolie !

 

@ suivre

 

Natacha Ramora

Rendre hommage à l’art du patchwork

Je n’ai pas hésité  longtemps à créer un blog à partir du moment où
l’idée m’en est venue. Elle a germé tout doucement, en allant picorer ici
et là, sur la toile, des informations  concernant les origines et
l’histoire du patchwork. J’y ai découvert petit à petit des articles
ludiques et instructifs écrits par des femmes aussi passionnées que
moi. Puis un jour, je suis tombée par hasard sur le blog « la ruche des
quilteuses » http://quilteuseforever.wordpress.com/ dont je dévore depuis les billets!

Au fil des mois, l’envie d’en apprendre toujours plus s’est intensifiée
et je dois avouer que mes recherches ont largement comblé mes vingt
minutes presque quotidiennes de trajet TER. Ces vingt
minutes m’ont même souvent été trop courtes, tellement absorbée par la
lecture d’articles et de blogs.

C’est donc tout naturellement qu’ un jour je me suis dit « Lance toi! ».   C’était en effet  un excellent moyen d’allier mon désir d’écrire présent depuis mon enfance et ma passion pour le patchwork.

Il m’est difficile de dater réellement cet intérêt enthousiaste pour le
monde quiltesque. Enfant, comme beaucoup de gamines de ma génération,
mon univers télévisuel tournait autour de « la petite maison dans la
prairie », bonne entrée en matière dans le monde des pionniers
américains et des feuilletons anglais, avec des intérieurs de maison remplies de dentelles et plaids.

La petite maison dans la prairie

La petite maison dans la prairie


 Je dirai donc que mon goût pour la beauté du patchwork est né naturellement
pour mon plus grand plaisir! Mais l’opportunité de me lancer réellement
dans ce genre d’exercice m’est venue à 40 ans, lorsque j’ai découvert
qu’il existait des cours dans ma jolie ville de Lyon, à l’étage d’un
non moins joli magasin, « l’atelier des abécédaires ». J’y ai donc fait mes
débuts de piètre quilteuse …

Puis, en m’éloignant  de Lyon de quelques dizaines de kilomètres, j’ai
découvert dans mon nouvel environnement un club de Patchwork
sympathique,  » l’atelier du Papillon bleu », situé à Trévoux, dans
l’Ain. Les conseils de son animatrice, Brigitte, y sont judicieux et
l’ambiance gaie.

Un joli village en bord de Saône qui accueille beaucoup d'ateliers d'artistes

Un joli village en bord de Saône qui accueille beaucoup d’ateliers d’artistes

Je suis donc  vraiment entrée au coeur de l’aventure!
Tracer des gabarits, accorder les couleurs, coudre ensemble ces
morceaux de tissus choisis avec soin, recommencer parfois une partie de
bloc dont le rendu des points n’était pas très réussi. Un travail de
patience qui nous plonge dans un monde où les heures filent trop vite,
où les soucis se font oublier. Pour moi, c’est un vrai moment de
« lâcher prise » qui me fait un bien fou, tout autant qu’une séance de
méditation. Et au fil du temps cela devient  un moment de
partage mais aussi de dialogue, lorsque l’une de mes filles vient me tenir
compagnie et s’aménage un petit coin  sur la table encombrée de tissus.
La grande en profite pour confectionner des petits objets du quotidien
tels que porte-monnaie ou housse de portable. La plus jeune s’initie
tout doucement à la couture et vient de finir son premier coeur, non
sans fierté. Autour d’une infusion ou d’un chocolat chaud, chacun de
nos piqués d’aiguille contribue à notre complicité et c’est aussi ce
que je trouve beau dans le patchwork!

Pour rendre hommage à cet art et à tout ce qu’il véhicule, je démarre
donc ce blog. Je souhaiterai pouvoir, au fil des mois, rencontrer et
vous faire connaître des quilteuses de tous horizons, pour partager
ensemble cette passion. J’aimerai aussi parcourir des archives pour
mieux connaître la naissance et l’évolution de cet art, à travers le
monde ainsi qu’à travers les âges. Même si le projet me paraît
ambitieux pour ma modeste culture du patchwork, je remercie d’avance
toutes celles et ceux qui m’encourageront de leurs commentaires ou de
leur assiduité.

@ bientôt.

Natacha Ramora