Quiche à la roquette et au jambon cru pour fêter le déconfinement!

 

Le temps du déconfinement est enfin là et chacun et chacune de nous reprend peu à peu  le cours de sa vie. Pourtant, il nous faut éviter désormais et  jusqu’à nouvel ordre, les embrassades et les poignées de main. Malgré cette distanciation sociale, on sent que par chez nous, les gens sont heureux de pouvoir sortir à nouveau longuement pour de grandes balades.

Mercredi dernier, j’ai profité d’une accalmie entre deux averses pour aller faire une longue promenade à vélo le long de la Saône et, chose rare, les gens se saluaient et se souriaient, échangeaient parfois quelques mots, tout à leur bonheur de pouvoir flâner longuement. J’espère que ce changement bénéfique durera dans le temps, savoir apprécier la douceur du quotidien. Nombre d’entre nous allons pouvoir revoir nos proches, ceux qui habitent à moins de 100 kms. Je vous souhaite donc de belles retrouvailles et, tout en respectant les gestes barrières, de profiter pleinement de toutes ces personnes qui vont ont manqué. Je vous propose une petite recette printanière voire estivale à déguster avec vos proches retrouvés.

 

Quiche à la roquette et au jambon cru

Ingrédients

– 1 pâte feuilletée

– 200 g de roquette

– 50 g de beurre

– 2 échalotes

– 150 g de jambon cru

– 60 g de parmesan (ou 100 g fromage chèvre frais)

– 2 dl de crème fraîche

– 2 dl de lait

– 2 oeufs

– Sel, poivre

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Préchauffez le four à 210 °C pendant 10 minutes. Coupez grossièrement la roquette. Faites revenir dans le beurre les échalotes coupées finement. Ajoutez la roquette en veillant à ne pas la cuire entièrement pour la garder croquante.

Déroulez la pâte feuilletée dans un moule avec sa feuille de cuisson. Piquez le fond à la fourchette. Découpez le jambon cru en larges rubans. Disposez le mélange de roquette et d’échalotes puis le jambon sur le fond de tarte. Saupoudrez de parmesan ou rajoutez le fromage de chèvre selon goût.

Mélangez la crème fraîche, les oeufs et le lait. Salez, poivrez.

Versez la préparation sur la pâte, enfournez pendant 25 à 30 minutes à 210 ° (th7).

Régalez-vous !

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Tout comme vous, je vais reprendre le cours de ma vie et, par conséquent, le rythme du blog, les premiers et troisièmes mardis du mois.

A bientôt pour un nouvel article, en attendant, prenez bien soin de vous!

 

N@tacha Ramora

« L’homme au feutre vert » , suite

Je compris très vite que Léonie n’était pas une vieille dame qui perdait la tête, elle me parut au contraire très lucide. Mes questions s’enchaînèrent rapidement et elle répondit à chacune d’elles avec précision. C’est ainsi que j’appris le drame qui se déroula, dix ans plus tôt, chez les premiers propriétaires de la maison, une couple d’une soixante d’années à l’époque, Babette et Pierre.

Babette venait de déclarer quelques temps plus tôt un alzheimer et avec son époux, ils avaient mis en place peu à peu des solutions pour parer à sa mémoire défaillante. Mais jamais ils n’envisagèrent de vendre la maison et c’est ce qui causa leur perte. Un jour que Pierre avait dû s’absenter pour une course urgente, il oublia de verrouiller la baie vitrée donnant accès à la terrasse. Lorsqu’il rentra une heure plus tard, le drame s’était produit. Il trouva sa femme flottant au bord de la rive, morte noyée. Il ne sut jamais ce qu’il s’était réellement passé, elle avait probablement été prise de panique lors d’une perte de mémoire et avait glissé dans le petit escalier de bois menant à la berge. Pierre ne se remit jamais de cette tragédie. Il mourut quelques années plus tard d’une crise cardiaque tandis qu’il péchait sur le lac qui lui avait ôté la vie de sa femme, habillé de son imperméable, de ses grandes bottes et de son chapeau de feutre vert. Léonie m’expliqua que le pauvre homme se sentait responsable de cet accident, qu’il n’aurait jamais dû laisser sa femme seule et elle me certifia avoir déjà vu son fantôme errer près de la rive. Selon elle, la solution était effectivement de faire venir un professionnel pour chasser à tout jamais ce revenant et elle m’indiqua une personne qui pourrait me donner une bonne adresse. J’appris également que la maison était restée inhabitée quelques années avant d’être rachetée pour les propriétaires auprès de qui nous l’avions acquise. Ces derniers avaient cherché à vendre dès les premières manifestations paranormales. Elle termina en me serrant dans ses bras et en me disant que tout finirait par rentrer dans l’ordre.

Je rentrais chez moi très bouleversée par ses propos et j’expliquais tout à Samuel qui hésitait entre douter de Léonie ou croire en son récit. Nous laissâmes encore passer quelques jours avant de nous décider à chercher de l’aide auprès d’un chasseur de fantômes. Il arriva par une matinée de fin d’automne ensoleillée et nous fûmes surprit de voir que malgré son nom à consonance occidentale, il s’agissait en fait d’un chamane amérindien à la chevelure noir de jais et au nez busqué. Il nous demanda de le laisser seul puis il fit brûler de la sauge séchée et procéda à des incantations tandis que nous partîmes nous promener afin de nous changer les idées. A la fin de cette étrange séance, le chamane nous assura que le travail était terminé et que l’esprit avait désormais quitté les lieux. Nous le remerciâmes chaleureusement pour son aide et nous sentîmes soulagés de cette intervention. Toutefois, les premiers jours, nous étions attentifs à tous phénomènes inhabituels. Mais plus rien ne vint pertuber la quiétude de notre maison sur le lac et peu à peu, nous oubliâmes cet épisode déconcertant. La vie reprit son cours et je me rendis régulièrement chez Léonie pour prendre un thé ou demander quelques boutures.

Aux beaux jours, je revins m’installer avec plaisir sur ma terrasse avec ma tasse de café fumante et je contemplais le lac dont rien ne venait troubler le calme. La belle saison s’écoula paisiblement apportant les joies de la baignade et des repas pris à la lueur des étoiles et des chants de grillons, toute la famille ayant retrouvé le chemin de la maison. Lorsque l’été toucha à sa fin, chacun repartit vers sa vie citadine tandis que Samuel et moi retrouvions un calme appréciable. Je prenais le temps de m’allonger sur un transat certains après-midis pour lire un moment alors que les prémices de l’automne s’annonçaient. Un jour que je levais les yeux de mon bouquin pour faire une pause dans un chapitre haletant afin de scruter le lac, je le vis à nouveau, l’homme au feutre vert, il m’observait d’un air malveillant…

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The end…