L’agitation de New-York ou la quiétude de Boston?

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Avant de ne commencer cet article, je tenais à remercier de tout mon coeur Marie-Josée, qui a gagné le livre « Quilter comme on aime » lors du tirage au sort, pour ce joli présent qu’elle m’a envoyé, confectionné par ses soins. J’en suis très touchée! 

 

 New-York

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New-York vue de l’Empire State Building

Me voici rentrée de mon « aventure américaine », la tête pleine de souvenirs inoubliables et prête à vous en faire un joli compte-rendu. Nous avons encore un peu de mal à nous remettre du décalage horaire San-Francisco-Lyon qui est de neuf heures. Je me demande comment font toutes ces personnes qui voyagent souvent à l’étranger pour des raisons professionnelles, pour tenir le rythme sans être exténuées de fatigue. Toutefois, nous avons commencé avec un décalage horaire beaucoup plus léger parce que notre voyage débutait à New-York. Il y aurait tant à dire sur New-York. Pourtant, au risque de vous surprendre, moi qui vous disais avoir adoré cette ville il y a 10 ans, le mot qui me vient à l’esprit aujourd’hui c’est « déception « . Sans doute la première fois ai-je vu cette ville sous son meilleur jour car c’était à la fin de l’automne et avec les yeux d’une trentenaire. Mais au mois d’août et la maturité aidant, mes impressions sont différentes. New-York en été est une ville qui attire beaucoup de touristes, les trottoirs sont très sales, les commerçants souvent antipathiques et pressés.  ‎Hormis les vêtements (un jean Levis coûte moins de 70 dollars), tout est horriblement cher. Un exemple féminin typique – pardon messieurs! – une boîte de Tampax coûte en moyenne 11 dollars…et un paquet de cookies entre 4 et 7 dollars! Il faut aussi savoir que tous les prix sont affichés sans les taxes partout dans le pays ; à nous donc, touristes, de faire le calcul, sachant que les taux des taxes sont différents selon les Etats. De plus, il y a beaucoup de SDF partout dans la ville, reflet d’une société qui laisse peu de place à ceux qui manquent de chance ou qui n’ont plus le courage de se battre. 

Bien, le décor est planté et vous comprendrez aisément que New-York ne fait désormais plus partie de mes villes préférées. Pourtant, il faut aussi parvenir à voir les atouts de cette ville. ‎ Central Park est un vrai poumon de verdure et il faut être bon marcheur pour en faire le tour. De là, vous pouvez y admirer l’architecture des buildings où l’ancien côtoie le moderne avec beaucoup d’élégance.
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Buildings New-Yorkais vus de Central Park

Buildings New-Yorkais vus de Central Park

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Nombre de New-Yorkais sont très sportifs et nous avons eu la bonne surprise de découvrir ce samedi matin là que Park Avenue était fermée aux véhicules pour laisser la place aux coureurs, marcheurs et cyclistes. Après l’agitation de la semaine, voir cette avenue sous cet aspect fut bien agréable.
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Park Avenue réservée ce matin là aux promeneurs et joggeurs

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Il y a aussi des choses qui ne cesseront de m’impressionner telles les vues que nous pouvons avoir de la ville de deux endroits différents : de l’Empire State Building bien sûr mais aussi, du ferry qui rentre de Staten Island, après une apaisante ballade maritime, lorsque les buildings se rapprochent peu à peu de vous. 
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Vue sur New-York du ferry de Staten Island

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Revoir Grand Central Terminal ne m’a pas déçue non plus. Découvrir ou redécouvrir le gigantisme de cette gare et sa magnifique voûte céleste ne peux laisser indifférent les promeneurs. 
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Grand Central Terminal, au coeur de Manhattan

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La voûte de la gare (photo : Patrick)

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Et le patchwork dans tout cela me direz-vous? Il est évident que j’ai cherché un quiltshop à proximité et la bonne étoile des quilteuses était avec moi puisque le « City Quilteur » se trouvait à environ 500 mètres de notre hôtel. J’ai donc pu flâner très longuement dans ses rayons et tout observer. Je déplore là aussi l’accueil un peu froid mais j’ai malgré tout acheté un lot assez conséquent de fat quarters avec lesquels je confectionnerai un plaid pour mon salon lorsque mes ouvrages en cours seront terminés.
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the city quilter
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Boston

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Nous avons presque été soulagés de quitter l’exténuante New-York pour la quiétude de la Nouvelle-Angleterre. Nous avons donc pris un train pour Boston et peu à peu, les buildings ont laissé la place aux belles maisons aux bardages de bois et aux petits ports de pêche tranquilles. Fraîchement débarqués à Boston, nous en avons admiré l’architecture bien différente.
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Beacon street

 
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 l’ambiance est comme calme et apaisante. Nous n’avons pas ce ‎sentiment d’oppression ressenti à New-York dû, probablement, à la hauteur vertigineuse des buildings. Ils sont moins hauts et moins nombreux ici et l’architecture dominante est celle de l’époque Victorienne.
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Parc « The Boston Common »

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Hormis quelques endroits, la ville est propre et les gens souriants. Boston est une ville comparable à la vieille Europe, beaucoup de jolis quartiers résidentiels de briques rouges qui lui donne un charme bien particulier. Dowton (le centre ville) n’est pas très grand et nous pouvons en faire le tour en une bonne journée de marche, tout au plus. Le  parc de la ville, est charmant et reposant. Nous déplorons les craquettements des faux grillons pré-enregitrés sur une bande son. Petit tour par Harvard, par Arcon street, l’une des rues les plus photographiée aux USA, petits apéritifs et clam chouder pendant nos soirées, pris au Seaport district, sur le Long Wharf.
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.Campus de Harvard
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Acorn Street

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Clam Chowder

Dans le joli quartier de Beacon Hill, nous achetons des limonades rafraîchissantes à trois charmantes petites filles et je trouve cela très attendrissant, une jolie façon de se faire un peu d’argent de poche.
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Une pause fraîcheur bien appréciée

Nous pénétrons dans la Boston Library et j’aimerai avoir suffisament de temps devant moi afin de m’installer à une table pour la journée et dénicher des livres sur la société américaine et les consulter. Mais le temps nous est compté helas
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Boston Public Library

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Son escalier

 

Sa superbe salle d'étude

Sa superbe salle d’étude

D’une manière générale, il se dégage de Boston une grande quiétude et une ambiance très studieuse digne d’une ville juxtant ‎celle de Cambridge qui possède deux universités prestigieuses : Harvard, dont sont issues nombre de personnalités (Barack Obama, Matt Damon, Natalie Portman, Jacques Chirac….) et le Massachusetts  Institute of Technology.
Un dernier tour par la Charles River et nous quittons Boston pour continuer notre périple toujours plus au Nord de la Nouvelle-Angleterre.
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Charles River

 
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Les Duck Tours : sur route……

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et sur l’eau !

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Je vous donne rendez-vous
mardi prochain,
en Nouvelle-Angleterre.
N@tacha Ramora
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Décollage imminent

A l’heure où vous lirez ces lignes, je m’apprêterai à vivre un grand et beau périple avec mon compagnon. Ce premier voyage ensemble sera, je l’espère, le premier d’une longue liste.

Bien sûr, beaucoup d’entre vous ont deviné que ce sont les Etats-Unis que nous visiterons. Cela coulait de source, évidemment… Je suis fascinée par ce pays depuis toute petite et je crois sincèrement que je pourrai y vivre, même si je pense que j’aurai beaucoup de mal à choisir entre de nombreux Etats, tant chacun est riche en paysages superbes, en art de vivre, en culture culinaire variée et en nombreuses boutiques de patch dont certaines ont des programmes de stages et des situations géographiques qui me font rêver.

Nous sommes d’ailleurs légion, nous, les quilteuses, à aimer les USA pour ce qu’ils représentent en terme de patchwork et à  ambitionner parfois de  courir, un jour,  les quiltshops américains. Pourtant, ce voyage-ci ne tournera pas autour du patchwork, même si certaines visites sur ce thème seront incontournables. Je vous emmène avec moi?  Let’s go !

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Central park

La première étape sera New-York, fantastique mégalopole qui compte aujourd’hui plus de 8 millions d’habitants. Je m’y suis déjà rendue il y a 10 ans exactement, mais à reculons! Et pourtant….pourtant, je suis tombée sous le charme de cette ville grandiose où les buildings nous font nous sentir si petits. J’avais particulièrement aimé Grand Central Station, gare qui figure dans beaucoup de films se déroulant à New-york et à son petit stand de merveilleuses pâtisseries juste sous l’escalier central. J’ai choisi cette photo, car, lorsque l’on se trouve dans Central Park, on peut admirer toute l’architecture de la ville, les buildings modernes qui côtoient les immeubles néogothiques.

 

Puis nous prendrons un train pour l’attachante et pittoresque Boston qui possède encore des vestiges de la ville coloniale qu’elle fut avec de nombreux édifices de cette époque, bordés, pour certains par des réverbères à gaz. Avec la croissance économique du 19ème siècle, la ville s’est étendue grâce au  comblement et l’assèchement des marécages, tel dans le quartier de Back Bay.

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Le quartier de Back Bay. Source : placesonline.fr

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Nul doute que nous serons sous le charme de la capitale du Massachusetts où les quartiers résidentiels s’apparentent au Vieux Monde.

A quarante-cinq minutes au nord de Boston, l’étape obligatoire sera bien sûr Lowell. Depuis de nombreuses années, cette petite ville, qui se trouve dans le même Etat que Boston, possède un Muséum du quilt très réputé et qui m’a été chaudement recommandé par Murielle Duval    ( https://lesfilsdesoiedesm.wordpress.com/ )   mais aussi par Jacques Légeret, spécialiste de la Communauté Amish et collectionneur de quilts (lire son interview   ici : https://chroniquepatchwork.com/tag/jacques-legeret/)

Ce petit détour était  incontournable et je vous promets une chronique dans quelques temps pour vous faire partager ma visite.

http://www.nequiltmuseum.org

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Nous en profiterons pour découvrir les paysages de Nouvelle-Angleterre le long de la côte qui relie Boston à Portland où nous ferons une petite escale de deux jours pour profiter de la douceur de vivre.

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Après cette pause maritime, nous retournerons vers l’aéroport de Boston afin de prendre un avion pour « Windy city » (la ville qui « brasse du vent »), théâtre du crime organisé au temps d’Al Capone et d’Eliot Ness. Je veux bien sûr parler de Chicago, qui parvient aujourd’hui à se défaire de sa mauvaise réputation pour laisser la place à l’image d’une « capitale mondiale de l’architecture moderne ». J’ai hâte de pouvoir parcourir les rives du lac Michigan et de pouvoir me balader dans les allées du Millénium Park ou encore de monter dans la ligne aérienne de métro (la ligne Brown ) pour avoir le sentiment de frôler les buildings.

Pourtant, si nous nous rendons à Chicago, en plus de belles visites en perspective, c’est aussi pour une raison bien particulière. Il y a un an, je suis tombée par hasard sur un reportage de TF1 dans le journal télévisé qui m’a laissée sous le charme! Il s’agissait de découvrir les vastes étendues américaines durant presque trois jours dans le mythique train Zephir, qui possède des wagons panoramiques afin d’admirer les paysages qui s’offrent à nous. Le train part de Chicago pour rejoindre San Francisco (Emeryville) et non pas Sacramento comme il est dit dans le reportage. Montagnes Rocheuses, Sierra Nevada, Canyons de Gore, Byers et Glenwood, Donner Lake : 7 états traversés et autant de panoramas différents et fantastiques à vous couper le souffle. Vous comprendrez aisément qu’en voyant ce reportage et  me documentant ensuite, j’ai tenu absolument à vivre cette expérience, qui j’en suis sûre, nous laissera un souvenir inoubliable. Je vous conseille vivement de visionner le fameux reportage de TF1 (3 petites minutes) qui m’a donné envie de prendre mon billet, en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://lci.tf1.fr/jt-20h/videos/2015/explorer-les-vastes-etendues-americaines-en-train-8637345.html

Enfin, la dernière étape sera San Francisco, que j’ai déjà visité il y a dix ans également et que j’avais beaucoup aimé, ne serait-ce que pour prendre à nouveau le Câble-Car et sentir cette surprenante odeur de bois brulé durant le freinage. Cette fois-çi, j’espère vraiment me rendre dans le quartier de Russian Hill, à la recherche de Barbary Lane (ou plutôt, en réalité, Macondray Lane) ,  lieu qui a inspiré Armistead Maupin pour écrire ses « Chroniques de San Francisco », dont j’ai dû lire au moins trois fois chacun des volumes depuis 15 ans!  Celles et ceux parmi vous qui ont aimé cette série comprendrons, j’en suis sûre, ma démarche. 😉 

Et si je n’oublie pas de mettre dans ma valise quelques guides touristiques, j’y glisse aussi mon ouvrage du moment qui occupera sans doute notre fabuleuse traversée de l’Ouest américain dan le train Zéphir : un chemin de table hexagones trouvé dans un très tendre ouvrage de Trini Bake, créatrice scandinave. Tous mes hexagones sont prêts, je vais devoir maintenant les assembler.

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chemin de table hexagones

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Je vous dis à très vite chers lectrices et lecteurs. Je m’excuse par avance car je répondrai probablement avec beaucoup de retard à vos commentaires. Un océan nous séparera quelques semaines…….

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@ bientôt,

Natacha Ramora