La fabrication artisanale d’un batik

 

Batik Eléphant, source : exoticindiaart.com

Batik Eléphant, source : exoticindiaart.com

 

Le batik est une technique d’impression des étoffes qui existe depuis des millénaires. On trouve cette technique dans plusieurs communautés d’Afrique de l’Ouest, du Moyen-Orient et d’Asie. Le mot « Batik » a pour racine le mot Javanais Titik, qui signifie « point » et il correspondrait à « ce qui se dessine, ce qui se peint ».  Le Batik Javanais est très élaboré et c’est tout naturellement que le Batik Indonésien a été inscrit en 2009 au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité *. Certains chercheurs affirment que cette technique aurait ses origines en Inde. Pline l’ancien (1er siècle avant J.C) décrit ainsi, dans son « Histoire Naturelle » , une méthode d’impression Egyptienne des tissus semblable au batik.
Les secrets de fabrication du Batik Indonésien se transmet de générations en générations. Hélas, il y a de moins en moins d’ateliers familiaux, ils sont mis en péril par l’industrie de l’impression. En Afrique, il semble que cet art soit encore bien vivant.

Afin de comprendre les étapes complexes de la fabrication d’un Batik Africain, je  me suis documentée auprès de plusieurs sites que je vous invite vivement à consulter :

http://www.african-concept.com/art-batik.html
http://www.duppata.com
http://www.ghanacraft.com/batik-africain.htm

 

La technique de fabrication d’un batik dite « de reserve »

Le Batikié choisi généralement un tissu blanc et de coton ou parfois de jute, chanvre, soie, laine ou lin pourvu qu’il absorbe  correctement les pigments et la cire. L’artiste dessine le motif désiré et applique ensuite de la cire chaude sur le dessin à l’aide d’un petit pinceau  afin de le préserver lors de la première teinture de la toile. 

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1ere cire chaude appliquée sur dessin

l’artisan applique de la cire chaude sur les contours du dessin (source : african-concept)

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tampon de cire batik

Ici, la jeune femme tamponne un motif avec de la cire liquide (source : Ghanacraft)

Les parties qui doivent être conservées en blanc sont recouvertes de deux couches de cire sur les deux faces pour ne pas être imprégnées par le bain de teinture.

Les teintes vertes et violettes peuvent être appliquées directement au pinceau, sans phase de trempage, pour des herbes ou des feuillages par exemple. La toile sera ensuite séchée au soleil.Puis ces parties teintes à la main sont recouvertes de cire pour les préserver durant le trempage.

Une première teinture est enfin réalisée dans une bassine d’eau chaude. Le batikié peut utiliser des poudres telles que la soude caustique et  l’hydrosulfate de soude. Ce mélange empêchera le batik de déteindre et préservera les couleurs au fil des lavages. Le degré de coloration s’obtient ensuite par l’eau froide ajoutée progressivement. Une fois toutes ces opérations achevées, il procède au trempage.

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trempage du batik

Trempage du batik (source : African-concept)

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Puis les toiles sont étendues au soleil qui éclaircit peu à peu les tissus qui étaient très sombres. Les motifs imperméabilisées resteront donc blancs.

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                     batik sombre      batik devient clair

Les tissus s’éclaircissent au soleil (source : African-concept)

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Les premières couleurs choisies sont toujours les plus claires pour terminer par les plus foncées. Dans un batik, on joue davantage sur les degrés d’intensité plutôt que sur un large éventail de couleurs différentes. Avant une seconde teinture, afin de créer des effets, on peut casser la cire à certains endroits ou encore, faire bouillir le tissu pour faire fondre la cire. Le batikié recommence ensuite chaque opérations autant de fois que nécessaire. Chaque couleur nécessitant un bain de trempage différent, la fabrication d’un batik peut prendre une semaine ou plusieurs mois.

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Séchage final des batiks

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Pour terminer, le tissu sera rincé une ultime fois et préparé pour la mise en vente.

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vente batiks

Source : ratna-dewi.e-monsite.com

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Il faut savoir qu’en Inde, le batik traditionnel comportant des motifs géométriques ou floraux symbolisent un statut social. Au Ghana, l’un des ateliers de batiks, représente sur ses étoffes des symboles de la culture Ashanti. Ces symboles Adinkra sont liés à un proverbe ou un dicton.

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                   Symbole Ashinka1      Symbole Ashinka2

                                   Symbole Gye Nyame                                  Symbole Nsoroma

* « Gye Nyame signifie ‘sauf Dieu’. Il symbolise la toute-puissance de Dieu, créateur du monde et de l’humanité. Gye Nyame est le symbole adinkra le plus populaire au Ghana. »

* « Nsoroma signifie ‘enfant du ciel’. Il représente une étoile symbole de tutorat, de confiance et de courage. C’est aussi un symbole de foi. »

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En Indonésie, le symbolisme est très fort et à chaque étape de la vie correspond un batik. Ainsi, l’echarpe de portage du nourrisson est ornée de motifs qui lui porteront chance. Il existe des batiks spéciaux pour les mariages, pour la femme enceinte, mais aussi pour les divers milieux professionnels ou universitaires. Les défunts, quant à eux, sont drapés dans des linceuls en batik.

Si d’aventures je devais me rendre dans l’un de ses pays et que je décidais d’acheter un véritable batik fait dans la tradition, je le choisirai avec soin, pensant à toute l’implication et la minutie de l’artisan qui l’a créé. Il me semble important, dans un monde ou tout va si vite, que des artisans de tout pays sachent conserver intact et transmettre leur art et leur savoir-faire, symboles de leur culture et de leurs traditions.

Pour terminer, je voudrais saluer l’initaitive de l’association DUPPATA (voir lien plus haut) qui, dans le cadre du commerce équitable, vend des batiks traditionnels produits par un atelier de Pondichéry. Ce dernier permet à des jeunes filles sans famille et non scolarisées de vivre de leur travail.

                                           Bonne semaine à toutes et tous  et à bientôt pour un nouvel article !

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                                                                                                                N@tacha

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* D’après la Convention pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel, on entend par Patrimoine Culturel Immatériel « les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire …….. que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel ….. ».

Carrefour Européen du Patchwork, ma première fois !

L’interview d’Emmanuelle Carré-Briand se trouve juste en dessous de cet article! 🙂

 

Et bien oui, ce fut la première fois cette année que je me rendais au Carrefour Européen du Patchwork à Saintes-Marie aux Mines! Et quelle première fois! Ce fut un séjour riche en rencontres, en amitiés nouvelles et en découvertes! J’en reviens enchantée et éblouie à la fois. Enchantée par tous ces nouveaux contacts créés et éblouie par tous ces beaux ouvrages vus, admirés, enviés.

Voici un petit aperçu de mes coups de coeur. Il est clair que ma préférence se dirige le plus souvent vers les ouvrages très réalistes, sans doute parce que je suis très impressionnée de ce qu’un ou une artiste retransmet du monde qui l’entoure et de ce qu’il en perçoit à travers ses créations .

Commençons par les trois quilts ci-dessous. A première vue, ils sont assez classiques. Rien de très exceptionnel me direz-vous! Mais détrompez-vous! Regardez-les attentivement:

 

 

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Rien ne vous choque?

 

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Vraiment?

Ils sont en bois!!!

Vous ne me croyez pas?

La preuve par l’image ci-dessous!

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http://www.gofraser.com/

 

Passé l’instant de stupéfaction, le plus difficile pour moi n’a pas été d’y croire mais plutôt de réfréner mon envie d’y toucher car ils sont tellement criants de réalisme, que mes doigts fourmillaient d’envie! Ils sont l’oeuvre de Fraser Smith, sculpteur sur bois, pour qui le quilt représente « le comportement ou le style d’une même culture qui se transmet de génération en génération. Fraser utilise le quilt pour mettre en valeur les vertus d’un dur labeur et du temps passé à travailler avec les autres » . Les oeuvres de Fraser Smith sont exposées partout dans le monde.

Le Carrefour a été aussi l’occasion pour moi de rencontrer Barbara Lange en personne et de confirmer le fait qu’elle est réellement l’une de mes artistes préférées. Outre sa disponibilité pour nous expliquer sa démarche et sa gentillesse, ses oeuvres n’en finissent pas de m’éblouir!

Voici ici son formidable éventail, riche en symboles, que je ne tarderai pas à vous présenter plus en détail lors d’un prochain article.

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« Communication then and now »

 

Est-ce qu’un petit café vous ferait plaisir? Installez-vous confortablement, je vais vous le servir:

 

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Pam Rubert « Yoga 101 – The french Press Pose »

 

Ou peut-être préféreriez-vous un petit tour poétique au Musée d’orsay ?

 

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Corée du Sud, invité d’honneur extra Européen : Bounce Bounce Korea Quilt « Memory of the Orsay Museum »

 

Ou encore, venir faire quelques figures de style sur la glace? J’ai particulièrement aimé le réalisme des oeuvres de Birgitte Busk. « Elle dessine et peint sur du tissu avec du fil et une machine à coudre. On pourrait penser que ce sont des toiles peintes. »

 

Birgitte Busk : "On ice - Touch"

Birgitte Busk : « On ice – Touch »

 

Toujours  une oeuvre réaliste avec un ciel menaçant :

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Groupe Artquiltfusion / Hilde Van Schaardenburg « Lightning and thunder »

 

J’ai eu, aussi, une petite tendresse particulière pour le groupe Russe Yakutia et ses formidables costumes traditionnels :

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Manteau de monsieur

 

 

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Manteau de Madame

 

Je voudrais terminer avec un quilt de légende de Brouage :

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« Chesapeake » d’Aline Joulin

 

Cette création est inspirée d’un quilt ancien, elle est intégralement piécée et matelassée à la main. Le choix des couleurs, la beauté de l’ouvrage et les heures de travail qu’il a demandé suscitent mon admiration.

Je tiens à remercier mon amie Corinne et son mari Dominique qui m’ont permis de prolonger mon séjour en m’accueillant chaleureusement chez eux!

A mardi prochain pour un nouvel article sur la fabrication d’un batik. Merci à toutes et à tous pour votre fidélité et bienvenue aux nouveaux lecteurs qui, peu à peu, viennent faire croître mon lectorat! J’espère ne pas vous décevoir…

 

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                                                                                                     Natacha Ramora

 

 

Emmanuelle Carré-Briand : « Alice & Co »

Emmanuelle Carré-Briand

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L’univers d’Emmanuelle Carré-Briand est à la fois coloré et poétique. Rien d’étonnant à ce que la jeune fille de 12 ans  qui aidait sa maman à faire des petits modèles au point de croix pour mettre dans le sapin se soit transformée en cette jeune femme passionnée par l’art du fil sous de nombreuses formes.Il faut dire qu’Emmanuelle à été élevée dans une famille où la grand mère était bonnetière et  le grand-père menuisier. Sa mère, quant à elle, aimait créer de jolies choses de ses mains.

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Broderie de Ashita

Un des jolis ouvrages de sa maman

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Pourtant, même si Emmanuelle à toujours été une créatrice dans l’âme, ce n’est pas l’orientation professionnelle qu’elle a choisi. Étant enfant, elle a beaucoup voyagé selon les affectations de son papa. Elle a d’ailleurs vécu plusieurs années aux Etats-Unis mais aussi à Bamako, Quito… Voulant garder cette possibilité de voyager et de rencontrer des gens de tous horizons, elle a choisi l’hôtellerie, au grand étonnement de ses parents qui pensaient qu’elle se dirigerait plutôt vers l’art.  Elle a ainsi continué de rouler sa bosse dans divers endroits du monde où elle a vécu tel que l’Angleterre.

Mais le décès de son papa et le bouleversement que cela a engendré est venu tout remettre en question. Son goût pour le challenge s’est mue en une envie de créer sa propre entreprise et de vivre de son amour pour la broderie, notamment le Point Compté. Tel de petits talismans pour lui porter chance dans cette nouvelle aventure, elle n’a pas choisi les fondements de sa boîte par hasard : la date de création est un 2 février, jour d’anniversaire de mariage de ses grands -parents. Elle a pris comme raison sociale le prénom de sa grand-mère, Alice, auquel elle a rajouté « & Co » qui représente le reste de la famille. Enfin, puisqu’une Emmanuelle Carré existait déjà, elle a  ajouté à son patronyme celui de sa maman : Briand. Et c’est donc ainsi qu’Emmanuelle Carré-Briand à fondé « Alice & Co ».

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Ayant préparé auparavent un diplôme auprès de la CCI elle a dû, pour son examen, monter un site internet pour un gîte. Cela fut un excellent tremplin pour ensuite concevoir son propre site en 2005, support de sa future entreprise qui a vu le jour en 2006. Elle s’est d’abord surtout consacrée à l’art de la broderie et à été ravie de constater que son travail portait ses fruits puisque, au fil du temps, on reconnaissait son style. Elle a rapidement intégré le patch dans ses broderies et lorsque l’attrait pour le point de croix a commencer à péricliter, elle s’est orientée davantage vers l’art du quilt. En matière de patchwork, Emmanuelle avait beaucoup d’idées qu’elle a mis en pratique au fil des ans! Femme de challenges, elle s’est fixée des objectifs qu’elle a su atteindre par sa ténacité. L’un d’eux était de faire éditer un livre sur ses ouvrages, pari réussi avec « Sacs et sacoches »!

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Sacs-et-sacoches-livre-ConvertImage

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Puis, elle a souhaité créer ses propres tissus. Grâce à un logiciel américain, elle les a édités puis elle est partie au Quiltmarket (USA) avec ses prototypes. Sa rencontre avec Lecien a été décisive puisque le fabriquant  a décidé de vendre les tissus d’Emmanuelle.

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Lecien-Emmanuelle-Carr-Briand-ConvertImage-ConvertImage

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Mais ce ne sont pas les seuls projets qu’Emmanuelle poursuit. Ainsi, elle a créé un atelier où elle a mis en place des cours de patchwork, main ou machine selon le besoin de chacune de ses élèves, sur la base des gabarits de Marti Michell. Pour les aider à la compréhension, elle qui est très cartésienne, elle a mis en place des fiches d’exercices que vous pourrez retrouver dans le livre  »  Designing a quilt  » qu’elle vend sur son stand, dans les salons auxquels elle participe. Pour m’être intéressée de très près à cet ouvrage, je vous assure que c’est une excellente base pour comprendre certaines techniques!

Quelques autres projets mis en oeuvre? Bien sûr! Je vous ai dit qu’Emmanuelle était une femme de challenges. Ainsi, si elle a créé des modèles pour « Passion fil » pendant un certain temps, elle collabore désormais depuis janvier à « Pratique du patchwork » chez le même éditeur et elle s’applique à montrer les diverses choses que l’on peut faire avec les gabarits. Elle a conçu également des tutos qu’elle a mis en ligne sur Youtube tels que : « Réaliser un biais pour un quilt » ou d’autres sur l’utilisation des divers sets de Marti existants.

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Mais elle ne s’arrête pas là! Toujours en recherche de perfectionnement, Emmanuelle suit actuellement une formation par correspondance de Designer Textile qui lui demande beaucoup d’investissement personnel et qui enrichit davantage ses connaissances, déjà pointues, en matière d’art textile mais aussi d’informatique touchant directement à la création de tissus.

Si Emmanuelle va toujours de l’avant, c’est peut-être parce qu’elle est convaincue au fond d’elle-même que tous ces projets formateurs lui permettront de s’inscrire dans la durée ! Pour terminer, je vous dirai qu’elle pense que, même si un ouvrage n’est pas parfait, l’essentiel est d’y trouver du plaisir. Vous pouvez suivre Emmanuelle à travers son blog et son site de vente  où elle ne manque pas de vous informer de ses nouveautés et de ses créations :

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http://squarenews.blogs.com/linsanslautre/

 

http://www.alice-and-co.com/

 

Je peux d’ores et déjà vous dire qu’elle sera présente à Saintes-Marie aux Mines du mercredi 16 au samedi 19 septembre et qu’elle vous attend avec impatience pour vous faire partager son univers.

Sachez aussi qu’Emmanuelle vient de mettre en place des ateliers / cours ayant pour base les boîtes Frivols qui ont lieu à Saint Didier de la Tour (38). Voir le descriptif ici :

 

http://squarenews.blogs.com/linsanslautre/2015/06/frivols-by-moda.html

 

Si vous souhaitez recevoir le document complet avec les dates des ateliers ou pour toutes autres infos concernant les stages : info@alice-and-co.com

 

Voici les autres salons ou vous pourrez rencontrer Emmanuelle :

  • Octobre du vendredi 30 au dimanche 1er novembre: Kutzenhausen (67250)
  • Novembre du samedi 14 au dimanche 15: La Tour de Salvagny (69890)
  • Janvier du jeudi 28 au dimanche 31: Grenoble (38000)
  • Mai du vendredi 6 au dimanche 8: Ammerschwihr (68410)
  • Juin du samedi 4 au dimanche 5: Caromb (84330)
  • Juin du samedi 11 au dimanche 12: Ligugé (86240)

Enfin, voici deux autres blogs que je vous invite à découvrir :

Quelques créations d’Emmanuelle :

 

Couleurs chaudes

Abécédaires

Fil "éLintrique"

                                                                                    Bonne semaine et bon Carrefour

                                                                                   pour celles et ceux qui s’y rendront,Logo Chroniquepatchwork

                                                                                                                     Natacha

Une ultime recette estivale avant le retour de l’automne

tarte aubergines-mozza

Voici une recette qui pourrait bien ravir vos papilles et vos dernières soirées d’été. J’ai emprunté cette recette il y quelques années à ma cousine Mélina. Depuis, je l’a réalise régulièrement et elle plaît toujours autant !

On pourrait qualifier cette tarte d’italienne, mais j’ignore sa provenance exacte. Toutefois, on peux penser, sans prendre trop de risques, qu’elle est issue du bassin méditerranéen au vu de ses ingrédients : mozzarella, aubergines, tomates et herbes de provence.

La mozzarella est aujourd’hui le fromage le plus consommé en Italie. C’est un fromage à pâte filée. La mozarella traditionnelle n’est fabriquée qu’avec du lait de bluffonne et celle qui est produite en Campanie a obtenu son AOP « Mozzarella di Bufala Campana ».

La mozzarella industrielle, quant à elle, est fabriquée avec du lait de vache et elle est l’un des fromages le plus consommé dans le monde.

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Mozzarella-Bufala

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Ingrédients

– Une pâte brisée ou feuilletée (selon votre goût)

– 2 petites aubergines

– 1 grosse boîte de tomates pelées

– 2 boules de mozzarela

– herbes de provence

– sel

– pincée de sucre

– huile d’olive

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Epluchez vos deux aubergines et, à l’aide d’un économe bien aiguisé, découpez-les en lanières.

Faites revenir vos aubergines dans votre huile d’olive afin de les faire dorer. Mixez votre boîte de tomates pelées grossièrement puis versez le tout sur vos aubergines. Rajoutez les herbes de provence, une pincée de sucre pour enlever l’acidité et le sel, couvrez  et laissez mijoter 45 minutes à feu doux. Faites réduire un peu la sauce afin qu’elle ne soit pas trop liquide.

Faites préchauffer votre four à 180/200° et étalez votre fond de tarte dans votre plat. Pour ma part, je ne fais jamais précuire mes fonds de tarte et même si cette pâte sera du coup un peu molle, je la préfère ainsi. A vous de faire selon votre convenance.

Etalez votre préparation tomates-aubergines sur votre fond de tarte. Découpez votre mozzarella en tranches et recouvrez-en votre tarte. Enfournez environ 40 minutes, c’est prêt ! Dégustez chaud accompagné d’une bonne salade……ou froid le lendemain………encore meilleur !

                                                                                                                        

     Bon @ppétit,

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Natacha

Rencontre avec Françoise Morot-Sir

J’ai publié une nouvelle de Françoise Morot-Sir sur mon blog il y a quelques semaines afin de vous la faire découvrir. Comme promis, je vais aujourd’hui vous présenter cette artiste au grand coeur.

Françoise Morot-Sir2

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Françoise et l’écriture, c’est une histoire d’amour des mots qui s’est inscrit sur la durée car, adolescente, elle écrivait déjà des poèmes. Si, emportée par le tourbillon de la vie, elle a cessé d’écrire quelques années, sa passion créatrice s’est manifestée à nouveau par l’intermédiaire d’une demande qui lui a été faite. En effet, à 40 ans, lorsque ses enfants étaient encore scolarisés, on lui a demandé de bien vouloir animer un atelier conte. Elle s’est d’abord attelée à la tâche avec les contes qui ont bercé notre enfance. Mais lorsqu’elle n’a plus trouvé matière pour des histoires l’inspirant, elle a repris sa plume en retrouvant cette joie d’écrire qui l’habitait adolescente.

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Un-écrivain

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Elle a d’abord travaillé bénévolement dans les écoles pour animer des ateliers contes. Mais des problèmes de santé importants lui ont donné l’envie de s’investir davantage pour transformer  cette passion de l’écriture et de partage en activité professionnelle. Elle a donc créée son association, il y a 10 ans, afin d’avancer plus vite et de faciliter la paperasse administrative car le statut de simple vacataire dans les écoles était un peu complexe à gérer.

Contes, poèmes, slam, haikus et romans policiers, voici la large gamme d’exercices que Françoise propose à ces petits écrivains en herbe. Certains se prennent au jeu malgré eux, tel ce jeune garçon d’une école de quartier classé en ZEP. Au départ, il venait à l’atelier simplement pour « accompagner » son copain et ne voulait écrire qu’avec lui. Françoise lui a fait comprendre qu’il n’avait aucun intérêt à venir pour un autre, qu’il fallait qu’il se lance! Ce jeune homme sportif et un peu caractériel a pris son courage à deux mains pour laisser parler son imagination et il  a  été récompensé en gagnant le concours de « La caravane des 10 mots » avec cette création de mot : « Ailleuheureux » (qui ne peut être heureux qu’ailleurs). Ce concours, organisé par la DRAC, propose  « « d’aller à la pêche au sens des mots au-delà de leur propre définition, afin de montrer la richesse et la diversité que tout être humain porte en lui » à travers un projet aux multiples facettes : artistique, culturel, éducatif, linguistique et social. « 

http://www.caravanedesdixmots.com/accueil/le-monde-en-caravanes/

 

D’autres parmi ces élèves ont été primés et publiés pour ce concours. Puis, avec l’un des ateliers d’une école de La Mulatière, le concours des journaux scolaires a été gagné. Que de belles réussites avec ces jeunes écrivains !

Si Françoise m’avoue qu’elle ne voulait pas rentrer dans l’enseignement, elle reconnaît pourtant qu’elle était faite pour cela. Parallèlement aux ateliers d’écriture, elle s’est aussi occupé de la catéchèse de l’église de La Mulatière, Notre Dame du Roule. Elle avait son propre groupe et était  assistée de Françoise Jacquot, son amie de longue date – qui m’enseigne actuellement le patch machine chez Marie-Sol Gros, au Point de Croix-Rousse. A cette occasion il y a 20 ans, à l’aide de deux autres personnes et du groupe, elles ont réalisé un fantastique patchwork avec des chutes de tissus reprenant les fêtes catholiques. Françoise Jacquot m’explique que la rapidité d’exécution dont elles ont dû faire preuve pour tenir le délai de 4 semaines demandé les a obligés à être « précurseurs » de la technique de patchwork « appliqué collé ». Cet ouvrage de 3 x 3 mètres est resté longtemps exposé dans l’église de Notre Dame du Roule. J’ignore hélas s’il y est toujours car je n’ai pas eu l’occasion de m’y rendre, mais si d’aventures l’un de mes lecteurs ou lectrices habitait dans le coin et voulait bien me donner le renseignement, j’en serai enchantée !

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appliqué collé

Technique d’appliqué collé, ouvrage trouvé chez adebleys.canalblog.com

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Si Françoise Morot-Sir consacre surtout ces écrits aux enfants dans lesquels elle s’épanouie d’avantage, elle possède aussi quelques œuvres à destination des adultes. La nouvelle  » Petit conte en forme de coeur « , que je vous ai présentée il y a quelques semaines, fait partie d’un ouvrage qui met en scène l’écriture et la poésie, la calligraphie et le patchwork ! Elle s’est inspirée de patchs de Florence Chambe, de l’Atelier des cœurs, une autre de ses amies de longue date, pour les transformer en calligraphie. Le rendu est superbe et met en valeur la beauté de notre art ! Ce livre a été précédé d’une exposition. Vous pouvez suivre Florence Chambe dans le lien ci-dessous et connaître les salons auxquels elle participe en vous rendant sur sa page Facebook :

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http://www.atelierdescoeurs.com/

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Sur la gauche, les patchs de Florence qui ont inspiré les superbes calligraphies

de Françoise à droite :

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                       patch3-ConvertImage call3-ConvertImage

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Françoise a choisi la voix de l’auto-édition pour publier ses livres car, vous vous en doutez sûrement, parvenir à se faire publier chez un éditeur est un parcours du combattant. Après plusieurs refus, elle a décidé de se lancer. Pour elle, c’était un acte de confiance en soi qu’elle accomplissait. Elle part du principe que parfois, on rencontre les bonnes personnes qui vous font confiance pour aller de l’avant. Nous avons échangé longuement les deux Françoise et moi-même sur le fait de savoir se mettre en avant ou pas. Pour notre auteure, il est clair que les auteurs ayant un fort égo percent souvent avant les autres, par contre, ils durent peut-être moins sur la longueur. Si elle est plus discrète que ces derniers, elle est en revanche tenace et croit en la magie des mots et en sa passion. Elle pense que toutes ses parenthèses autres que ces livres pour enfants ont été d’excellentes sources d’inspiration, que ce soit son livre « Poèmage et Graffirimes » ou les ateliers d’école ou de catéchèse. Ces bases de départ la rendent plus créative.

Voici les livres de Françoise Morot-Sir qui sont disponibles à la vente :

– «Voyage dans un livre de cuisine « ,

–  » Voyage dans la cabane magique »,

Enfin et surtout :

–  » Poèmages et graffirimes »

Un nouveau livre sortira à la rentrée.

Vous pouvez vous procurer ses œuvres :

– A la Librairie « 36 Grande Rue » à Saintes-Foy-Lès-Lyon,
– Chez « Tendance K », boutique salon de thé et déco à Francheville,

– A « La librairie des Canuts » de la Croix-Rousse pour le livre de  cuisine

Ou directement en lui écrivant un mail à l’adresse suivante : maislismesmots@gmail.com  

Vous pourrez  la rencontrer et vous faire dédicacer ses livres au 1er Salon du livre de Sainte-Foy-Lès-Lyon qui se tiendra le 22 novembre 2015 :

http://www.arald.org/articles/1er-salon-du-livre-de-sainte-foy-les-lyon

Enfin, si vous souhaitez suivre l’actualité de Françoise Morot-Sir, consultez sa page Facebook!

     @ bientôt,                 Logo Chroniquepatchwork

Natacha

bonne rentrée scolaire a nos petits loulous !